Les rôles que jouent la récolte, les maladies et la prédation pour limiter la croissance des populations du loup dans le parc provincial Algonquin

 


Faits intéressants
  • Bien que le taux de survie de ces loups ait augmenté, leur nombre dans le parc provincial Algonquin n’a pratiquement pas changé. Le parc pourrait donc être un lieu propice à la propagation de cette espèce menacée de disparition.
  • Les tendances démographiques montrent que les populations du loup se régularisent naturellement.
  • L’interdiction de la chasse et du piégeage favorise une relation prédateur-proie naturelle, très peu touchée par l’action humaine.
  • L’interdiction semble aussi permettre aux loups d’exclure les coyotes, ce qui réduit au minimum l’hybridation et, par conséquent, l’appauvrissement du capital génétique du loup de l’Est.

Chercheur principal:

Brent R. Patterson

 

Courriel:

brent.patterson@ontario.ca

 

Téléphone:

705 755-1553

 

Objet de l’étude 
L’étude a pour objet de mesurer les effets sur la dynamique des populations du loup, dans le parc provincial Algonquin et autour de celui-ci, que représente l’interdiction de la chasse au loup dans le parc. Entre août 2002 et janvier 2007, 208 loups, dont 78 louveteaux, ont été munis d’un collier émetteur ou, pour certains louveteaux, d’un émetteur fixé à l’oreille. Pendant l’hiver 2003, nous avons surveillé 16 meutes dans le parc Algonquin et autour du parc. Pendant les hivers de 2004 à 2007, nous avons surveillé environ 25 meutes.

 

Le parc Algonquin est le plus vaste territoire en Ontario où le loup est protégé. Toutefois, au cours des années 1980 et 1990, de nombreux loups provenant de la moitié est du parc ont été abattus, pris au collet ou renversés par des voitures à l’extérieur du parc, lorsqu’ils suivaient des chevreuils pendant la migration de ceux-ci. Le taux de mortalité (chaque hiver, jusqu’à 30 % des loups munis d’un collier émetteur) avait suscité des inquiétudes et le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario a annoncé, en novembre 2001, que la chasse et le piégeage seraient interrompus dans 40 cantons aux abords du parc Algonquin. L’étude a été mise en branle pour déterminer les effets de l’interruption de la chasse et du piégeage sur les populations du loup. Le rapport définitif sera publié au printemps 2008.

 

Collaborateurs et participants

  • Dennis Murray, Université Trent
  • Kenneth Mills, ministère des Richesses naturelles (Section de recherche-développement en matière de faune)
  • Karen Loveless, candidate à une maîtrise ès sciences, Université Trent
  • Derek Meier, ancien candidat à une maîtrise ès sciences, Université Trent
  • Linda Rutledge, candidate à un doctorat, Université Trent (Natural Resources DNA Profiling and Forensic Centre)

 

Parraineurs:

   Friends of Algonquin Park Logo   Ontario Parks Logo   Natuarl Sciences and Engineering Research Council of Canada Logo  Trent University Logo