Équipe de recherche :
- Mark Browning, biologiste recherchiste
- Matthew Purvis, biologiste recherchiste
Survol et objectifs du projet :
La tourbière Wainfleet (1 460 ha) est la plus vaste tourbière qui existe toujours dans la zone carolinienne de l'Ontario. Très perturbée par 80 années d'exploitation, elle est moins humide aujourd'hui et renferme peu de sphaignes vivantes. Elle subit en outre les effets du foisonnement dû au gel, de fréquents incendies et d'une forte colonisation par le bouleau blanc d'Europe, une essence introduite. Elle soutient néanmoins toujours des espèces rares aux échelles régionale et provinciale.
La tourbière fait désormais partie du domaine public, et le plan pour sa remise en état a été mis en œuvre. Des barrages de tourbe ont été aménagés dans le réseau de drainage pour rétablir l'engorgement de surface et aider à rétablir l'accumulation de tourbe. Parmi les activités du plan, des mesures de référence ont été prises durant deux ans avant toute manipulation de la tourbière, ce qui a laissé telle quelle la partie est : c'est la zone de référence. En outre, la surveillance de l'hydrologie, de la végétation et de la faune se poursuit.
Grâce aux barrages de tourbe et au retour du castor, d'importantes améliorations ont été constatées relativement à la position de la nappe phréatique, à l'élévation des eaux de surface et à la teneur en eau de la tourbe de surface. Les barrages de castor ont un effet relatif plus important sur la position de la nappe phréatique durant les périodes de sécheresse. La transformation hydrologique impulse les changements au sein de la communauté végétale. La resaturation a détruit de vastes peuplements de bouleaux blancs d'Europe et favorisé l'établissement de plantes des tourbières, dont la linaigrette de Virginie, le cassandre caliculé et des plantes appartenant au genre Drosera. La dispersion limite toujours la colonisation par d'autres espèces, dont celles de l'espèce Sphagnum, et il pourrait être nécessaire d'en transplanter.
Collaborateurs et participants
- Office de protection de la nature de la péninsule du Niagara
- Bureau de Vineland du ministère des Richesses naturelles
- Université Laurentienne
- Université Trent
Fait intéressant ; Katharine Yagi (2010) a constaté que grâce à la transformation hydrologique, la tortue ponctuée a élargi son territoire et écourté sa période d'estivation. (YAGI, K. T. The effect of flooding on the spatial ecology and thermoregulation of spotted turtles (Clemmys guttata) in a southern Ontario population. Thèse de maîtrise en sciences. Université Laurentienne, Sudbury (Ontario), 2010)