Gestion de l’eau par bassin versant : adopter une démarche écosystémique

Résumé


Le présent document traite des éléments essentiels à une bonne planification de gestion par bassin versant.

 

Date de publication :   , 
Editeur :  Le gouvernement de l'ontario, Ministère des Richesses naturelles
Auteur :  Division de la gestion des richesses naturelles

Détails

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Si les Ontariennes et les Ontariens ont le privilège de posséder d’abondantes réserves en eau, un nombre grandissant d’interrogations vient quelque peu assombrir l’avenir de cette ressource et brimer leur liberté d’en jouir pleinement. Au cours des dernières décennies, la constante croissance urbaine et l’essor économique et industriel de la province ont fait naître une grande variété de préoccupations contradictoires, plus complexes que jamais auparavant, en matière de gestion de l’eau.

 

Il existe des interactions et des liens étroits entre les activités humaines conduites sur terre et les répercussions qu’elles engendrent sur les ressources en eau et sur les organismes vivants qui fréquentent ces eaux. La configuration d’un bassin versant fournit les limites naturelles permettant de gérer ces interactions et la situation écologique qui s’ensuit ainsi que les ressources naturelles qui s’y trouvent.

 

L’environnement et les ressources naturelles qui composent un bassin versant sont gérés, d’une part, de manière à protéger les richesses naturelles importantes au bien-être de la société et, d’autre part, pour garantir que l’usage continu que l’on en fait soit durable. Pour ce qui est de l’eau, il faut entendre par là un écosystème aquatique sain, un approvisionnement adéquat et une ressource non contaminée.

 

Si les municipalités possèdent l’autorité législative pour entreprendre la planification exhaustive de l’aménagement du territoire, elles ont aussi la responsabilité politique de faire en sorte que ces dernières tiennent compte des questions environnementales. Pour l’heure, un nouveau consensus veut que les projets d’aménagement du territoire ne protègent pas toujours de façon satisfaisante l’environnement, particulièrement en ce qui a trait aux effets cumulatifs néfastes découlant de la conversion des terres à d’autres utilisations. Cette situation tient au fait que certains renseignements essentiels ne sont pas toujours disponibles au moment où il faut prendre des décisions sur un projet d‘aménagement du territoire. Lorsque les considérations liées à l’écosystème sont intégrées au processus de planification, il est plus probable que les prises de décisions relatives à l’aménagement du territoire ne mettent pas en péril la santé humaine et la vitalité de l’écosystème. La démarche écosystémique permet même parfois de réaliser de véritables économies puisqu’on n’a pas à déployer des moyens coûteux et complexes pour restaurer et assainir l’environnement. Selon la démarche écosystémique appliquée à la planification de l’aménagement du territoire, les limites du projet d’aménagement sont nécessairement fixées par des limites biophysiques afin de permettre l’examen des relations qui existent entre l’environnement naturel et les activités humaines. La première limite d’une démarche écosystémique appliquée à un projet d’aménagement du territoire devrait être le bassin versant. Pour cela, il faut se servir du cycle hydrologique, lequel est un processus qui intègre les composantes physiques, chimiques et biologiques de l’écosystème.

 

Le plan de gestion du bassin versant constitue un véhicule adéquat à cette intégration. En fournissant une bonne compréhension de l’état et du rôle de l’écosystème, et en recommandant des mesures visant une gestion adéquate de la ressource dans le bassin versant, le plan de gestion par bassin versant permet de « mettre en évidence » des éléments de l’écosystème dignes d’être pris en considération et qui pourraient être intégrés au processus de planification de l’aménagement du territoire ainsi qu’aux prises de décisions qui en découlent. L’apport au processus de planification de l’aménagement du territoire de considérations environnementales, de recommandations quant à la gestion à effectuer et quant aux buts à atteindre, et cela dès le début du projet ou à un moment jugé opportun, devrait entraîner des prises de décisions éclairées; cela, à son tour, pourrait conduire à une plus grande efficacité des deux processus de planification.

 

Les auteurs des plans sont encouragés à exploiter au maximum les renseignements existants plutôt que de compter sur de nouvelles études ou de nouveaux inventaires exhaustifs. Les graves lacunes qui existent au niveau des données devraient néanmoins être mises en évidence, et les programmes devraient être établis de manière à pouvoir recueillir cette information.

 

Le présent document traite d’éléments essentiels à une bonne planification de la gestion par bassin versant – il énonce six caractéristiques principales.

 

1.0 LES ORIENTATIONS traitent de la justification d’une démarche écosystémique, à la fois, pour la gestion de l’eau et pour l’aménagement du territoire dans le cadre d’une gestion par bassin versant. De cette façon, les considérations liées à la gestion du bassin versant et soulignées dans le plan pourront être intégrées à la planification de l’aménagement du territoire et aux prises de décisions qui en découlent; il en va de même pour les considérations liées à l’intendance des terres agricoles.

 

2.0 LE TRAVAIL PRÉPARATOIRE présente une orientation générale sur l’organisation et la gestion de l’élaboration d’un plan de gestion, sur la manière de recueillir l’information nécessaire, de déterminer les conditions biophysiques et de cerner les questions écologiques importantes entourant la gestion d’un bassin versant.

 

3.0 LE PLAN présente des façons de fixer des objectifs, d’évaluer l’information et les options qui s’offrent, en plus de décrire les caractéristiques des mesures recommandées.

 

4.0 LA MISE EN ŒUVRE propose plusieurs façons générales de mettre en application les mesures planifiées.

 

5.0 L’APRÈS PLAN rappelle brièvement les outils de surveillance visant à mesurer les progrès réalisés, ainsi que la nécessité de maintenir le plan à jour.

 

6.0 UN MOT SUR LA PARTICIPATION DU PUBLIC témoigne de l’importance de cet élément dans le cadre du processus de planification, et de l’importance de faire du plan de gestion par bassin versant « celui de tous », et non simplement celui de la province ou de l’office de protection de la nature.
 

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