Le changement climatique se définit comme une perturbation du climat, qui provoque des changements durables et s’écarte des conditions moyennes antérieures.
Les événements naturels autant que les activités humaines peuvent influer sur le climat. Des événements naturels comme les variations dans l’inclinaison de l’axe terrestre vers le soleil, la production solaire, la trajectoire orbitale de la Terre autour du soleil ainsi que les éruptions volcaniques peuvent agir sur le climat de la planète. Tout au cours de l’histoire de la Terre, ces facteurs ont modifié le cycle naturel des périodes climatiques de la planète et ont contribué à provoquer des périodes glaciaires suivies de périodes interglaciaires plus chaudes.
Les activités humaines peuvent également influer sur le climat par la modification des concentrations de composés ayant un potentiel de rétention de la chaleur atmosphérique, et qui sont appelés « gaz à effet de serre ». Ces gaz emprisonnent la chaleur de la surface terrestre et l’empêchent de s’échapper dans l’espace, tout comme la serre retient la chaleur. Les activités humaines peuvent augmenter les concentrations de dioxyde de carbone, de méthane, d’oxyde d’azote et de vapeur d’eau qui piègent l’énergie thermique dans la basse atmosphère, ce qui augmente la température de l’air et modifie les régimes climatiques.
Puisque nos ressources en eau dépendent grandement des paramètres du climat tels que la température de l’air et de l’eau, les précipitations, l’évaporation, la neige et la couverture de glace, tout changement à ces paramètres entraînera des répercussions importantes sur les réserves globales d’eau et la gestion de celles-ci (consultez la section Cycle de l’eau). Par exemple, une plus grande variabilité du niveau des lacs et des écoulements fluviaux peut influer sur la quantité et la qualité de l’approvisionnement en eau et augmente la probabilité de catastrophes naturelles comme les sécheresses, les inondations et l’érosion.
On a souvent dit que l’eau était « l’élément vital » de l’environnement. L’eau contribue à la survie de la population humaine et elle est indispensable à tous les écosystèmes naturels. La gestion de la variabilité de la resssource, tant au point de vue de la quantité que de la qualité, a des répercussions majeures sur le maintien du bien-être social et économique de l’Ontario.
Des observations récentes publiées par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC 2007 – en anglais seulement) laissent entrevoir que le taux de réchauffement s’est accéléré au cours du siècle dernier et que la surface de la Terre s’est réchauffée de 0,74 (± 0,18 °C). Le GIEC laisse également entendre que ce réchauffement est largement attribuable aux activités humaines depuis la Seconde Guerre mondiale. Les projections informatiques indiquent que l’augmentation continue des émissions de gaz à effet de serre à l’échelle de la planète entraînera un réchauffement du climat de la terre durant tout le XXIe siècle. La population ontarienne devra réagir à ce phénomène de réchauffement et aux répercussions qu’il a sur l’environnement naturel.
Le changement climatique modifiera la façon dont les organismes responsables des ressources, comme le ministère des Richesses naturelles (MRN), s’occupent des actifs naturels de la province. Le MRN continuera de collaborer avec les clients et les partenaires pour mieux comprendre le changement climatique, contribuer à en atténuer les conséquences en réduisant les émissions de gaz à effet de serre et, dans la mesure du possible, aider la population ontarienne à s’adapter à la situation.
Pour en savoir davantage sur le changement climatique, visitez : Ontario vert - À propos du changement climatique.