Par le passé, en Ontario les périodes de sécheresse ou de bas niveaux d'eau se produisaient environ tous les 10 à 15 ans. Or, selon des études récentes sur les changements climatiques, l'incidence de bas niveaux d'eau pourrait devenir plus fréquente. À cela vient s'ajouter le fait qu'en Ontario la demande en eau ne cesse d'augmenter.
« Sécheresse » est un mot auquel différentes personnes donnent différents sens. Pour le Programme d’intervention en matière de ressources en eau de l’Ontario, une sécheresse est définie comme des conditions météorologiques et de bas niveaux d’eau correspondant à l’une ou l’autre des situations suivantes :
- Des précipitations plus faibles que la normale pendant une période prolongée (trois mois ou plus), surtout si elles sont combinées à des taux d’évaporation élevés, peuvent mener à une baisse du niveau des lacs, des débits et des débits de base et réduire l’humidité du sol ainsi que des réserves d’eau souterraine;
- Les débits sont au minimum requis pour entretenir la vie aquatique et ne permettent de satisfaire qu’aux demandes d’eau hautement prioritaires; les puits d’eau s’assèchent; l’eau de surface dans les retenues est affectée au maintien d’un débit minimum;
- Des répercussions socio-économiques affectent des propriétés individuelles et se font sentir dans de plus vastes régions d’un bassin versant ou au-delà.
À mesure que s’agrandissent les zones touchées et à mesure que s’aggravent les conditions de bas niveaux d’eau et de faibles précipitations, les répercussions deviennent plus sérieuses.
Les sécheresses ont plusieurs conséquences graves sur l’environnement et les collectivités, comme :
- des pénuries d’eau pour la consommation humaine, industrielle, commerciale et agricole;
- la diminution de la qualité de l’eau;
- l’augmentation des feux irréprimés;
- une incidence plus élevée d’infestations d’insectes et de maladies des plantes;
L’Ontario connaît une période de précipitations et de niveaux d’eau inférieurs à la normale depuis 1998. Les niveaux d’eau des Grands Lacs, notamment du lac Supérieur, ont atteint en 2007 leur point le plus bas depuis le début des observations des niveaux en 1926. Au printemps et à l’été 1999, le Sud-Ouest et l’Est de l’Ontario ont connu une période prolongée de pluies peu abondantes et de températures élevées. Ces conditions météorologiques ont mené à certains des niveaux d’eau de surface les plus bas et des sols les plus secs observés depuis plusieurs décennies. Pour s’assurer que la province sera en mesure de faire face à d’éventuelles conditions de bas niveaux d’eau, on a mis au point un plan d’intervention. Ce plan, le Programme d’intervention en matière de ressources en eau de l’Ontario, a pour but d’aider à coordonner et d’appuyer les interventions locales en cas de sécheresse.
Ce programme utilise les données du Centre de contrôle des eaux de surface qui servent à analyser l’information sur les débits et la pluie fournie par des appareils hydrométriques et des pluviomètres installés un peu partout dans la province. Quand les conditions tombent sous les niveaux indicateurs de sécheresse, le Programme d’intervention en matière de ressources en eau de l’Ontario entre en action. Pour plus d’information à propos des indicateurs du Programme d’intervention en matière de ressources en eau de l’Ontario, veuillez lire le document Programme d’intervention en matière de ressources en eau de l’Ontario.
Pour en savoir plus à propos des conditions de bas niveaux d’eau.