La Loi sur les offices de protection de la nature et les programmes qui s'y rapportent sont de la compétence du ministère des Richesses naturelles. Les offices de protection de la nature sont des organismes du secteur public qui veillent sur le territoire d'un bassin hydrographique et y mènent des activités de gestion des ressources qui correspondent aux intérêts municipaux et provinciaux. Il y a 36 offices de protection de la nature en Ontario.
La Loi sur les offices de protection de la nature a été adoptée parce que de mauvaises méthodes de gestion des ressources dans les années 1930 avaient causé des sécheresses, de graves inondations et l'érosion des sols. Adoptée en 1946, elle renferme des dispositions pour que le gouvernement provincial puisse créer un office de protection de la nature lorsqu'au moins deux municipalités ayant compétence sur le territoire d'un bassin hydrographique en font la demande.
Le programme pour tous les offices de protection de la nature est du ressort du ministère des Richesses naturelles et des municipalités participantes. Il se rapporte à la sécurité publique, ainsi qu'à la prévention et à la gestion des dangers naturels. Le ministère encadre les offices, oriente leurs actions et leur donne des avis techniques.
Sont parmi les activités des offices :
- lutte contre l'érosion et les inondations;
- gestion de la glace;
- prévision des inondations et avis d'inondation;
- prévention des dangers par la participation à l'élaboration des plans municipaux;
- réglementation des activités d'aménagement dans les zones exposées à des dangers naturels.
En outre, le ministère des Richesses naturelles, en coopération avec les municipalités participantes, remet des fonds pour des études et pour la réparation d'ouvrages de lutte contre l'érosion et les inondations (barrages, digues, murs de soutènement, etc.) que possèdent les offices de protection de la nature.
Le conseil d'administration des offices, dont les membres sont nommés par la municipalité, définit les activités de gestion des ressources locales. Ces activités correspondent aux besoins locaux et aux moyens dont dispose l'office. Gestion rationnelle des ressources, études sur le bassin hydrographique, loisirs, sensibilisation et diffusion d'information en sont des exemples.