Vu la diversité des intervenants et des partenaires qui participent au Programme de gestion de l’information sur les ressources en eau (PROGIRE), les buts visés par ce programme sont atteints de plusieurs façons. Toutes les activités du PROGIRE sont pratiquées en étroite collaboration avec ces intervenants ou partenaires. Selon les capacités ou les ressources du partenaire, le PROGIRE met sur pied, facilite, appuie, dirige ou exécute les initiatives. C’est ainsi que nous offrons du financement pour les projets, des services de gestion de projet, une assistance en matière d’approvisionnement, des conseils, des services de coordination, un leadership, des ressources en personnel ou la possibilité de mener à bien l’ensemble d’un projet au nom du partenaire.
Le travail qu’accomplit le PROGIRE fait généralement partie d'une ou de plusieurs des catégories suivantes (cliquez le titre pour developer/réduire):
Uniformisation et amélioration des données
D’un point de vue de gestion de l’information, les données valables sont bien conçues et solidement documentées. Des données bien conçues sont particulièrement importantes, car elles répondent tant aux besoins directs des utilisateurs qui créent les données qu’à ceux d'autres utilisateurs potentiels. La valeur des données solidement documentées tient au fait que d’autres utilisateurs peuvent déterminer sans problème en quoi consistent les données et la façon dont elles peuvent être utilisées. De plus, des données solidement documentées, tout comme des documents bien répertoriés, sont faciles à retrouver, à accéder et à employer par d’autres utilisateurs. D’ailleurs, il s’avère souvent nécessaire d’évaluer des données en vue d’en vérifier l’exactitude.
Mentionnons, à titre d’exemple, les travaux de définition de flux de données concernant le processus de protection des sources d’approvisionnement en eau en vertu de la Loi sur l’eau saine, de même que la création d’une base de données des forages, uniformisée et fusionnée, constituée à partir d’éléments provenant de nombreux organismes.
Traitement et analyse des données
Le traitement et l’analyse des données supposent l’exécution systématique d’opérations mathématiques et logiques sur des données en vue de réaliser un certain objectif. Il arrive souvent que de nouvelles données, appelées « données dérivées », soient créées durant le processus. Les opérations peuvent être structurées, lorsque les différentes opérations sont clairement définies, ou ponctuelles, si les étapes sont inconnues et franchies à mesure que les travaux avancent. Dans tous les cas, le traitement des données exige que les données soient bien structurées (voir ci-dessus) et qu’une surveillance précise des étapes franchies et des résultats obtenus après chaque étape soit exercée.
Ces travaux comprennent, notamment, l’analyse de bassins versants au cours de laquelle on effectue le traitement des données concernant les cours d’eau et la hauteur de la surface afin de calculer les limites des bassins versants et on analyse la couverture végétale pour évaluer les caractéristiques de l’écoulement de surface.
Gestion de l’imagerie et télédétection
Les images aériennes et satellitaires sont utiles en gestion et en protection des ressources hydriques. Elles servent à l’identification de la topographie, à la localisation d’éléments (comme des puits) et à la mesure des éléments topographiques. Certains systèmes peuvent capter de l’énergie invisible aux yeux des humains, comme l’énergie infrarouge, qui est un bon indicateur du stress des plantes et des problèmes potentiels de la nappe souterraine. De nos jours, les images sont recueillies sous forme numérique, ce qui nous permet d’exploiter la puissance de l’ordinateur afin d’analyser rapidement de grands secteurs ou de procéder à de nombreuses mini-comparaisons ou mesures impossibles à effectuer à l’œil humain.
Comme exemple de ces travaux, mentionnons l’achat, l’amélioration et la distribution de l’imagerie captée par le satellite Quickbird aux offices de protection de la nature afin d’enrichir le processus de protection des sources d’approvisionnement en eau.
Gestion et conservation des ensembles de données sur l'eau
Puisque certains ensembles de données sont volumineux et exigent des ressources importantes pour les créer, la province s’occupe de bâtir, au nom des utilisateurs locaux, ces ensembles de données selon un niveau de précision uniforme pour l’ensemble de la province. Étant donné que les données recueillies proviennent de divers endroits de la province, le PROGIRE est en mesure de les faire correspondre et de les adapter à une norme uniformisée. Ainsi, tous les utilisateurs ont accès à des ensembles de données similaires. Cette précaution vise à ce que les efforts locaux, déployés en matière de protection des eaux, correspondent aux normes de la province.
Le PROGIRE a produit un modèle altimétrique numérique provincial à utiliser dans l’analyse des débits ainsi que dans la production de bases de données normalisées sur les rivières et les ruisseaux de la province.
Élaboration et adoption de pratiques exemplaires
Les percées décisives se produisent souvent à l’échelle locale ou au sein de groupes de travail individuels. Parfois, pour accomplir au mieux un travail, il est préférable d’adopter les meilleures méthodes de plusieurs organisations différentes plutôt que de suivre les règles d’un seul groupe. Pour rassembler tout ce matériel et le distribuer aux intervenants, il faut de la coopération, du leadership et du temps. Le PROGIRE coordonne plusieurs groupes de travail, ou y participe, afin de déterminer des pratiques exemplaires, puis il distribue ensuite cette importante information.
Citons comme exemple les groupes de travail technique sur la protection des sources d’approvisionnement en eau, la direction d’études pilotes sur les meilleures méthodes servant à relier les diverses bases de données locales, de même que le soutien à des projets pilotes d’utilisation de technologies de cartes Web.
Recherche et développement
La recherche-développement (R-D) joue un rôle clé dans l’amélioration de la façon de créer et d’utiliser l’information sur les eaux de l’Ontario. Si l’élaboration de pratiques exemplaires vise à recueillir ce qui se fait actuellement de mieux, la R-D s’occupe de découvrir les éléments inconnus et d’en trouver de nouveaux. Ces activités s’attardent aux questions comme les effets des milieux humides sur la qualité de l’eau, les méthodes de modélisation du mouvement de l’eau dans différents types de sols et différents paysages, ainsi que la précision des nouvelles méthodes de mesure.
Le PROGIRE appuie la recherche appliquée par des conventions de recherche coopérative directe, par une participation dans des comités consultatifs scientifiques et par la publication des résultats de ses propres recherches appliquées.
Mise au point d’outils
Dans les environnements informatisés, les utilisateurs élaborent des outils tirant profit de différents progiciels dans le but de normaliser et d’automatiser les différents processus. Les macroinstructions que les utilisateurs créent dans les systèmes de traitement de texte sont des exemples simples d'outils logiciels. Les outils peuvent accélérer le déroulement de processus répétitifs ou permettre aux utilisateurs de s'occuper à autre chose tandis que l'outil exécute les commandes. Chose importante, les outils peuvent être distribués à d’autres utilisateurs de sorte que certains processus sont tous effectués de la même façon.
Le PROGIRE a mis au point une gamme d’outils visant la gestion de l’eau. Appelée « la boîte à outils du PROGIRE », cette gamme est utilisée par le personnel de plusieurs organisations réparties dans l’ensemble de la province. Actuellement, le PROGIRE dirige la mise au point d’un ensemble d’outils d’évaluation du débit des ruisseaux, lesquels seront employés par le personnel sur le terrain des offices de protection de la nature. Ces outils amélioreront la collecte et l’échange des données grâce à des bases de données et à des formats normalisés
Formation et éducation
Trouver comment améliorer les choses ne constitue que la première étape de l’amélioration de la gestion de l’information. Les méthodes mises de l’avant doivent être transmises aux intervenants intéressés. Le PROGIRE met sur pied et donne des cours et des ateliers basés sur les méthodes qui ont été élaborées à l'interne et sur les pratiques exemplaires qui ont été apprises tant auprès d'autres organisations que par le truchement de ses propres projets d’élaboration de pratiques exemplaires (voir ci-dessus).
Cartographie
Après avoir recueilli les données et en avoir terminé l'analyse, la communication de l'information sur l'eau se fait la plupart du temps au moyen de cartes. Des études ont démontré de manière constante que les gens, en particulier le public, aiment consulter les cartes, car ces outils facilitent la compréhension de l'information et communiquent aisément des idées complexes. La création de bonnes cartes requiert toutefois des compétences et une évaluation détaillée des données et des idées à y intégrer, une connaissance du public visé et une estimation de la forme finale de la carte. Il est à noter que les cartes sont de moins en moins offertes sur support papier.
Le PROGIRE produit une variété de cartes visant à appuyer ses propres projets, mais aussi d’autres programmes liés aux ressources hydriques et relevant du gouvernement provincial. Le PROGIRE collabore également avec des intervenants à l’établissement de normes cartographiques visant à assurer une uniformisation des cartes produites par divers organismes. Pour les utilisateurs et le public qui les consulteront, cela signifie que ces cartes présenteront un aspect et des renseignements similaires.