Rétablissement des espèces en péril

 

La prévention est essentielle


Le meilleur plan d'action consiste à empêcher d’emblée que les espèces ne soient mises en péril. Nous pouvons prévenir la disparition des espèces en agissant à titre de « bons intendants » et en prenant soin de la nature qui nous entoure.

 

Programme de réintroduction du saumon atlantique dans le lac Ontario
Statut : Espèce disparue de l’Ontario
Photo : Marion Daniels, MRNO

 

 

Veuillez consulter la rubrique Passons à l’action pour obtenir des idées quant aux gestes que vous pouvez poser sur votre propriété et dans votre collectivité. Vous pouvez également en apprendre davantage sur les façons de faire votre part en consultant la page Programme d’intendance des espèces en péril en Ontario.

 

En protégeant les espèces et en travaillant ensemble pour enrayer la régression des espèces dans la province, nous pourrons nous assurer de léguer aux générations futures un environnement naturel plus sain.

 

En quoi consiste le rétablissement?


Le rétablissement des espèces fait référence aux mesures qui permettent de prévenir l’aggravation de la disparition d’une espèce et d'éliminer ou de réduire les menaces. Un rétablissement réussi assure à une espèce une survie à long terme dans son habitat naturel.

 

Lorsqu’une espèce figure sur la Liste des espèces en péril en Ontario (EEPEO) à titre d’espèce en voie de disparition ou menacée, celle-ci et son habitat jouissent d’une protection en vertu de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition (LEVD). Pour obtenir de plus amples renseignements au sujet de la façon dont une espèce est portée sur la liste des EEPEO, veuillez consulter la rubrique Quelles sont les espèces menacées en Ontario?  

 

Programmes de rétablissement


Lorsqu’une espèce est répertoriée comme étant en voie de disparition ou menacée, la LEVD 2007 exige du gouvernement qu'il énonce les démarches qui seront prises en vue de la rétablir. Cela vaut pour toutes les espèces, qu’il s’agisse d’une plante, d’un oiseau, d’un poisson ou d’un mammifère. La LEVD 2007 prescrit également la création de « programmes de rétablissement » visant les espèces en voie de disparition et menacées, ainsi que de « plans de gestion » relatifs aux espèces préoccupantes.

 

Ces plans et ces programmes présentent au gouvernement des conseils basés sur des connaissances scientifiques quant aux mesures à mettre en œuvre pour assurer le rétablissement des espèces en péril.

 

Vous pourrez bientôt accéder sur ce site à une liste de programmes de rétablissement complétés.

 

Les programmes de rétablissement comportent de l’information au sujet de ce qui suit :

 

  • les besoins de l’espèce en matière d’habitat;
  • les types de menaces auxquelles fait face l’espèce ou l’écosystème;
  • des recommandations quant à la façon de protéger et de rétablir les espèces et leurs habitats;
  • l’aire qui devrait être considérée comme l’habitat.
Principe de précaution 

Les programmes de rétablissement devraient être élaborés conformément au « principe de précaution ». Ce principe stipule qu’on ne devrait pas attendre de disposer d’une certitude scientifique avant d’entreprendre des démarches pour assurer la protection et le rétablissement d’une espèce. Il est conforme à la philosophie selon laquelle le plus tôt sera toujours le mieux.

 

Délais prescrits en matière de rétablissement


La Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition prescrit des échéances strictes quant à l'élaboration des programmes et des plans de gestion. 

 

  • Un programme de rétablissement doit être mis en place dans un délai d’un an suivant l'ajout d’une espèce en voie de disparition à la liste des EEPEO. 
  • Lorsqu'il s'agit d'une espèce menacée, un programme de rétablissement doit être élaboré dans les deux ans suivant l'inscription de l'espèce sur la liste. 
  • Les espèces catégorisées comme étant préoccupantes doivent faire l’objet d’un plan de gestion qui doit être mis en place dans un délai de cinq ans après leur ajout à la liste (à moins qu'elles ne soient visées par un plan du gouvernement fédéral).

 

 

Équipes chargées du rétablissement


Les programmes de rétablissement sont souvent élaborés par des équipes chargées du rétablissement. Ces équipes sont des groupes d’experts formés habituellement de scientifiques, de chercheurs en milieu universitaire et d’autres spécialistes des espèces concernées. Elles se fondent sur la meilleure information scientifique accessible, sur les connaissances des collectivités et sur celles des peuples autochtones en matière d’écologie pour recommander des mesures visant à enrayer le déclin des espèces sauvages de la province. 

 

Le ministère des Richesses naturelles travaille en collaboration avec de nombreux partenaires de partout en Ontario dans le cadre de projets de rétablissement des espèces. À l’heure actuelle, environ 80 équipes contribuent à améliorer l’état des espèces en voie de disparition et menacées.

 

 

Réaction du gouvernement


Le gouvernement doit réagir aux programmes de rétablissement et aux plans de gestion dans un délai de neuf mois suivant la rédaction de ces documents, en présentant un sommaire des mesures qu’il prévoit mettre en œuvre et en établissant l’ordre de priorité de ces mesures. Ces réactions seront accessibles au public.

 

Les énoncés de réaction du gouvernement seront affichés sur le présent site Web à des fins d'examen, ainsi que dans le Registre environnementaldes sites Web externes.


Espèces en péril de l’Ontario – Ensemble, nous pouvons protéger leur avenir et le nôtre