Annexes à la loi proposée
- Annexe 1 : Espèces désignées comme espèces menacées d’extinction dans le Règlement 328 des Règlements refondus de l’Ontario de 1990
- Annexe 2 : Espèces devant être inscrites comme espèces disparues de l’Ontario
- Annexe 3 : Espèces devant être inscrites comme espèces en voie de disparition
- Annexe 4 : Espèces devant être inscrites comme espèces menacées
- Annexe 5 : Espèces devant être inscrites comme espèces préoccupantes
Remarque : Les annexes à la loi proposée ont été mises à jour pour intégrer l’évaluation des classifications des espèces effectuées par le Comité de détermination du statut des espèces en péril de l’Ontario (CDSEPO).
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Les annexes 3, 4 et 5 ont été mises à jour pour tenir compte des nouvelles évaluations des espèces effectuées sur deux ans par le CDSEPO. À la suite de ces évaluations, quatre espèces en voie de disparition, trois espèces menacées et six espèces préoccupantes sont ajoutées à la Liste des espèces en péril de l’Ontario. Ces espèces sont les suivantes :
- En voie de disparition : salamandre sombre du Nord, anguille d’Amérique, perce-tige d’Aweme et bouleau flexible;
- Menacées : verge d’or de Houghton, mulette feuille d’érable et villeuse irisée;
- Préoccupantes : béluga, paruline à ailes dorées, brochet vermiculé, kiyi du secteur supérieur des Grands Lacs et esturgeon jaune.
Description des espèces :
- Salamandre sombre du Nord (Desmognathusochrophaeus) : en voie de disparition. On trouve cette espèce qu’on vient tout juste de découvrir en Ontario à un seul endroit : une source de suintement dans la gorge Niagara. Cet emplacement unique est vulnérable aux facteurs qui pourraient nuire à la quantité ou la qualité de l’eau. Parce que sa présence est de documentation si récente, nous disposons de très peu de données sur le nombre ou le cycle de vie de cet amphibien.
- Anguille d’Amérique (Anguillarostrata) : en voie de disparition. Le nombre d’individus de cette espèce est en décroissance au Canada, mais pas au même rythme qu’en Ontario, ou les populations ont baissé de plus de 99 % depuis les années 1970. Parmi les facteurs qui menacent cette espèce, il y a les barrages sur les cours d’eau, les perturbations de son habitat, les variations des conditions sur le plan de l’océan et des rivières et les pollutions par les contaminants.
- Perce-tige d’Aweme (Papaipemaaweme) : en voie de disparition. Au cours de l’histoire, on a répertorié cette espèce qu’à quatre endroits en Amérique du Nord. La dernière fois qu’on l’a aperçue en Ontario remonte à 1936, jusqu’à ce qu’a sa récente découverte sur l’île Manitoulin. Des recherches plus poussées sont nécessaires pour identifier la plante-hôte de cet insecte à l’état larvaire, ses besoins en matière d’habitat et son cycle de vie afin de bien le connaître et de le protéger.
- Bouleau flexible (Betulalenta) : en voie de disparition. Bien que cet arbre ne soit pas menacé ailleurs sur la planète, on ne trouve le bouleau flexible qu’à un seul endroit au Canada, près du lac Ontario. En 1967, on comptait jusqu’à 50 arbres, mais cette population entourée d’aménagements résidentiels se réduisait à sept arbres et deux arbrisseaux en 2004.
- Verge d’or de Houghton (Solidago houghtonii) : menacée. Cette plante rare sur le plan mondial pousse le long des rives calcaires et parmi la végétation du type d’Alvar dans les régions du nord du lac Huron et du lac Michigan de l’Ontario et du Michigan. Cette espèce est menacée par l’extraction d’agrégats, l’aménagement des rives, l’élargissement des routes, les activités récréatives, l’utilisation de VTT et les espèces exotiques envahissantes. Dans les endroits où elle pousse, peu d’entre eux se trouvent dans des zones protégées.
- Mulette feuille d’érable (Quadrulaquadrula) : menacée. Cette espèce de moule se trouve toujours dans six réseaux hydrographiques de l’Ontario et au Manitoba. Elle est menacée par les moules zébrées, les activités agricoles et l’aménagement urbain.
- Villeuse irisée (Villosairis) : menacée. Cette petite moule d’eau fraîche se trouve dans dix réseaux hydrographiques du sud de l’Ontario. Elle est plus répandue dans toute l’Amérique du Nord que de nombreuses autres espèces de moules en péril.
- Béluga (Delphinapterus leucas) : préoccupante. Ce mammifère marin vit dans six estuaires de l’Ontario le long des côtes de la baie d’Hudson et la baie James. Plus de 4 000 bélugas ont été aperçus le long de ces rives en 2004. Le béluga peut éventuellement être perturbé par une intensification des activités de transport des marchandises sur l’eau et par l’aménagement d’installations hydroélectriques. On ne connaît aucune occurrence de la chasse au béluga en Ontario.
- Paruline à ailes dorées (Vermivorachrysoptera) : préoccupante. Ce petit oiseau chanteur est menacé par son croisement avec la paruline à ailes bleues, une espèce avec laquelle il est apparenté de près. Son aire de répartition en Ontario rétrécit alors qu’il est remplacé par l’autre espèce. Bien que la superficie de son aire diminue, on trouve des milliers d’individus de la paruline à ailes dorées en Ontario.
- Brochet vermiculé (Esoxamericanusvermiculatus) : préoccupante. Cette espèce de poisson d’eaux chaudes qui habite plusieurs bassins hydrographiques de l’Ontario subit les modifications qui s’opèrent dans les conditions des eaux provenant de diverses menaces : la perte de la végétation aquatique, la baisse de la température de l’eau des ruisseaux, des eaux moins transparentes et la baisse des niveaux d’eau.
- Kiyi (sous-espèce du secteur supérieur des Grands Lacs) (Coregonuskiyikiyi) : préoccupante. Cette sous-espèce du corégone se trouve seulement dans les eaux profondes du lac Supérieur et a disparu des lacs Huron et Michigan, surtout en raison d’une pêche excessive historique et de l’introduction d’espèces exotiques.
- Esturgeon jaune ( Acipenser fulvescens) : préoccupante. Cette espèce à longue vie et à maturité lente a connu un déclin important en raison d’une pêche excessive historique et de changements qui se sont produits dans ses habitats des rivières et des lacs. Le CDSEPO en a répertorié cinq populations distinctes en Ontario et les a désignées en tant que préoccupantes, menacées ou en voie de disparition. La province de l’Ontario désigne présentement l’espèce tout entière en tant qu’espèce préoccupante. Le CDSEPO étudiera si des populations distinctes méritent une reconnaissance et une désignation particulières.
- Fissident pygmée (Fissidens exilis) : préoccupante. On trouve cette espèce de mousse sur l’argile nue ou les sols perturbés. Elle préfère les terrains boisés. En Ontario, ses populations sont menacées par la proximité de zones très peuplées et aménagées.
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Les annexes 3, 4 et 5 ont aussi été mises à jour pour tenir compte des évaluations effectuées sur deux ans par le CDSEPO. Les modifications suivantes ont été apportées à la suite de ces évaluations :
- La désignation de deux espèces a été intensifiée : le frasère de Caroline est passé de la désignation « préoccupante » à « menacée » et l’isopyre faux-pigamon est passé de la désignation « préoccupante » à « menacée ».
- La désignation de trois espèces a été rétrogradée : le cisco à museau court est passé de la désignation « disparue » à la désignation « en voie de disparition »; le lipocarphe à petites fleurs est passé de la désignation « en voie de disparition » à la désignation «menacée » et le potamot de Hill, de la désignation « menacée » à la désignation « préoccupante ».
- Six espèces ont fait l’objet d’une nouvelle évaluation et ont été enlevées de la Liste des espèces en péril en Ontario : le chabot de profondeur (populations des Grands Lacs), qui perd sa désignation « menacée »; la chouette lapone, qui perd sa désignation « préoccupante »; le dard vert, qui perd sa désignation « préoccupante »; le grand corégone, qui perd sa désignation « menacée »; la buse à épaulette, qui perd sa désignation « préoccupante » et le petit polatouche, qui perd sa désignation « préoccupante ».
Description des espèces :
- Frasère de Caroline (Fasera caroliniensis) : menacée. Au Canada, cette gentiane vivace ne pousse que dans la zone carolinienne du sud de l’Ontario. Au cours des 50 dernières années, l’espèce a connu un déclin de 55 % en certains endroits. Les facteurs qui constituent une menace pour cette espèce sont l’écrasement, l’utilisation de VTT, la coupe du bois, l’utilisation d’herbicides et les espèces envahissantes.
- Cisco à museau court (Coregonusreighardi) : menacée. La concurrence et la prédation de la part d’espèces invasives introduites et une pêche commerciale excessive ont provoqué le déclin des populations de cisco à museau court. Il n’existe pas suffisamment de données pour confirmer présentement la disparition de cette espèce de poisson des Grands Lacs. Il est possible que le cisco à museau court soit toujours présent dans le lac Huron et la baie Georgienne.
- Isopyre faux-pigamon (Enemionbiternatum) : menacée. La présence d’espèces de plantes exotiques invasives et la perte d’habitat ont provoqué la détérioration de la qualité de l’habitat de l’isopye faux-pigamon et ont réduit cette espèce de renoncule âcre (bouton d’or) à quelques populations éparpillées dans le sud de l’Ontario.
- Lipocarphe à petites fleurs (Lipocarpha micrantha) : menacée. Ce petit carex annuel a récemment été découvert en quatre nouveaux endroits, ce qui double le nombre connu de sites où pousse cette plante. Le lipocarphe à petites fleurs pousse sur des vasières émergentes où ses populations connaissent de grandes variations selon les niveaux d’eau. Il se peut qu’on connaisse la présence de milliers de plantes dans quelques années.
- Potamot de Hill (Potamogeton hillii) : préoccupante. Cette plante à fleurs aquatique se trouve à seulement 20 endroits au Canada. Cinq de ces sites sont situés dans des zones protégées. En Ontario, elle pousse seulement sur l’île Manitoulin et la péninsule de Bruce, où elle est menacée par la perte et la détérioration de son habitat.
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L’annexe 2 a été mise à jour pour tenir compte des évaluations effectuées sur une période de deux ans par le CDSEPO, à la suite desquelles une espèce a été ajoutée aux espèces disparues. Il s’agit de l’hespérie persius de l’Est.
Description de l’espèce :
- L’hespérie persius de l’Est (Erynnispersiuspersius) : disparue. Ce papillon n’a pas été aperçu depuis 19 ans. Son habitat de prédilection, les savanes de chênes, est très rare, tout comme le sont les lupins sauvages qui y poussent. Les larves de l’hespérie persius de l’Est s’alimentent surtout de lupins et au fur et à mesure que les savanes se sont détériorées en raison de succession et de fragmentation, les populations de lupins et de papillons ont subi le même sort. Les deux populations connues d’hespéride persius de l’Est dans le sud de l’Ontario ont diminué et étaient disparues en 1987.
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Six espèces qui figurent sur la Liste des espèces en péril de l’Ontario me font pas partie des annexes en raison des évaluations effectuées sur une période de deux ans par le CDSEPO et qui ont permis de désignées ces espèces comme des espèces non menacées.
Description des espèces :
- Chabot de profondeur (populations des Grands Lacs) : de menacée à non en péril. Ce poisson qui vit dans les habitats profonds et froids des lacs se trouve dans des endroits précis, mais on le trouve communément dans trois des Grands Lacs. Ses populations sont généralement saines et la plupart ne sont pas menacées de façon imminente. Le CDSEPO reconnaît que les populations à l’extérieur du bassin des Grands Lacs ne sont pas en péril. Les données génériques permettent d’établir qu’il n’est pas nécessaire de séparer les populations des Grands Lacs et celles à l’extérieur de ces lacs.
- Dard vert (Etheostoma blennioides) : de préoccupante à non en péril. Depuis les années 1990, on a constaté que l’aire de répartition et le nombre du dard vert augmentaient dans sud-ouest de l’Ontario. L’espèce se trouve dans la plupart de ses endroits historiques, y compris les quatre réseaux hydrographiques et le lac St. Clair. Elle semble aussi élargir son aire pour se propager dans les rivières Ausable et Sydenham. Les pressions actuelles sur les bassins hydrographiques où habite le dard vert ne semblent pas avoir des répercussions négatives sur ses populations.
- Chouette lapone (Strix nebulosa) : de préoccupante à non en péril. Bien que l’exploitation forestière et minière dans la forêt boréale puisse avoir des répercussions sur des populations locales, il n’existe pas de menaces immédiates pour l’espèce en Ontario. Cette chouette a été aperçue à plus de 150 endroits lors du deuxième Atlas des oiseaux reproducteurs de l’Ontario (provisoire).
- Buse à épaulettes (Buteo lineatus) : de préoccupante à non en péril. Les populations de cette buse des forêts ont augmenté au cours des 25 dernières années dans le centre de l’Ontario. On a signalé sa présence à plus de 500 endroits lors du deuxième Atlas des oiseaux reproducteurs de l’Ontario (provisoire).
- Petit polatouche (Glaucomys volans) : de préoccupante à non en péril. Ce polatouche, ou écureuil volant, est commun et disséminé dans un habitat qui lui convient. De récentes recherches ont permis de démontrer qu’en dépit de la menace que pose la fragmentation des habitats dans sud-ouest de l’Ontario, le petit polatouche a prolongé son aire de distribution provinciale vers le nord.
- Grand corégone (population du lac Simcoe) (Coregonusclupeaformis) : de menacée à non admissible. Les populations de ce corégone indigène du lac Simcoe ont sensiblement diminué depuis les années 1960 en raison de menaces comme l’eutrophisation et la charge en éléments nutritifs accélérées des lacs. Depuis les années 1980, le lac a été empoissonné de grand corégone aux fins de pêche sportive.
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Les modifications apportées aux annexes découlent du rapport des évaluations du statut des espèces préparé par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et le Comité de détermination du statut des espèces en péril de l’Ontario (CDSEPO).
Ces mises à jour sont fondées sur des évaluations et des examens effectués sur deux ans : réunions du COSEPAC en mai 2005, avril 2006 et novembre 2006 et du CDSEPO en avril 2005, octobre 2005, avril 2006 et octobre 2006.