Lampsile fasciolée

(Lampsilis fasciola)

Menacée

 
 
Lampsile fasciolée
Carte de présence pour la lampsile fasciolée

Description

La lampsile fasciolée est une moule d’eau douce de taille moyenne. Elle peut atteindre 10 centimètres de longueur et vivre jusqu’à 20 ans. Cette espèce se caractérise par sa coquille ronde, jaune ou vert jaunâtre, pourvue de nombreux rayons verts, minces et ondulés.

 
 

Aire de répartition

Au Canada, on ne trouve la lampsile fasciolée qu’en Ontario, dans les rivières Grand, Maitland et Ausable, dans le cours supérieur de la rivière Thames et dans le delta de la rivière Sainte-Claire (dans le lac Sainte-Claire). Elle a disparu du lac Érié, de la rivière Détroit et de la plus grande partie du lac Sainte-Claire. Elle pourrait avoir disparu de la rivière Sydenham.

Habitat

On trouve habituellement la lampsile fasciolée dans les rivières petites ou moyennes aux eaux claires. Elle vit dans les radiers peu profonds au substrat propre de gravier ou de sable. Comme toutes les moules, cette espèce filtre l’eau pour en extraire de la nourriture, comme des bactéries et des algues. Les larves de moules sont des parasites qui s’attachent à un poisson (appelé « hôte ») dont elles se nourrissent jusqu’à leur métamorphose en juvéniles, après quoi elles s’en détachent. Les hôtes connus de la lampsile fasciolée sont l’achigan à grande bouche et l’achigan à petite bouche. La présence de ces poissons est un élément clé de la pérennité d’une population de moules.

Menaces

Les principales menaces qui pèsent sur la lampsile fasciolée sont la pollution et l’envasement, lequel résulte de l’accumulation excessive de sédiments provenant des zones agricoles et urbaines voisines. La moule zébrée, une espèce envahissante originaire d’Europe, est responsable de la disparition des populations des Grands Lacs et des voies interlacustres, et pourrait menacer les populations des rivières si elle s’établissait dans les réservoirs situés en amont. La lampsile fasciolée est indirectement affectée par ce qui nuit à ses poissons hôtes. La prédation par le rat musqué pourrait aussi représenter une menace pour les petites populations.

Protection

La lampsile fasciolée et son habitat sont protégés en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario.

Pour obtenir plus de renseignements sur les mesures législatives qui permettent de protéger les espèces en péril de l’Ontario, consultez le site ontario.ca/especesenperil.

Ce que vous pouvez faire pour aider la lampsile fasciolée

  • Le ministère des Richesses naturelles surveille les espèces en péril comme la lampsile fasciolée . Vous pouvez utiliser un formulaire en ligne pour rapporter vos observations au Centre d’information sur le patrimoine naturel. Des photographies et des coordonnées cartographiques sont toujours utiles. nhic.mnr.gov.on.ca/nhic_f.html
  • Signalez toute activité illégale se rapportant aux plantes et à la faune en composant le 1 877 TIPS-MNR (847-7667).
  • Vous pouvez contribuer à améliorer l’habitat des moules et à garder l’eau de l’Ontario propre en préservant la végétation naturelle en bordure des ruisseaux et des rivières. Les racines des plantes réduisent l’érosion et peuvent empêcher le sol d’être entraîné dans un cours d’eau. Clôturez les abords des ruisseaux afin d’empêcher le bétail (et son fumier) de se retrouver dans l’eau. Il y a bien d’autres gestes que vous pourriez poser pour réduire l’érosion; vous pourriez même être admissible à une aide financière. Pour obtenir de plus amples renseignements, rendez-vous sur le site Web de l’Association pour l’amélioration des sols et récoltes de l’Ontario (AASRO) : www.ontariosoilcrop.org[en anglais seulement].
  • Les propriétaires de terres privées ont un rôle très important à jouer dans le rétablissement des espèces en péril. Si vous trouviez une lampsile fasciolée dans un cours d’eau situé sur votre propriété ou à proximité, vous pourriez être admissible à des programmes d’intendance qui contribuent à la protection et au rétablissement des espèces en péril et de leurs habitats. Pour obtenir de plus amples informations, visitez ontario.ca/especesenperil
  • Les espèces envahissantes constituent une grave menace pour un grand nombre d’espèces en péril de l’Ontario. Pour savoir ce que vous pouvez faire pour contribuer à réduire la menace que représentent les espèces envahissantes, visitez les sites ontario.ca/especesenvahissantes, www.invadingspecies.com, www.ontarioinvasiveplants.ca (en anglais seulement) et www.especesenvahissantes.gc.ca.
  • Faites du bénévolat auprès d’un club local de la nature ou d’un parc provincial afin de participer à des études ou à des activités d’intendance environnementale axées sur les espèces en péril.

Le saviez-vous?

La lampsile fasciolée pêche le poisson! Elle utilise un leurre qui ondule comme un petit poisson pour attirer un hôte pour ses larves, de véritables parasites. Lorsque le poisson mord au leurre, la moule éjecte ses larves, qui ont ainsi plus de chances de se fixer à leur hôte parce qu’il se trouve tout près.

Le saviez-vous?

On a pu observer jusqu’à quatre leurres distincts chez les lampsiles fasciolées femelles. L’un est rouge clair, un autre est noir et les deux autres sont des imitations de petits poissons (l’un comprend même des taches oculaires)!

Le saviez-vous?

Les moules sont un bon indicateur de l’état d’un écosystème. En raison de leur cycle vital complexe, de leur longévité (certaines vivent jusqu’à 100 ans!) et de leur mode d’alimentation (en filtrant l’eau, elles captent les polluants), les moules donnent un portrait instantané de l’état des cours d’eau où elles vivent.

Le saviez-vous?

Les peuples autochtones récoltaient les moules pour se nourrir et pour créer des bijoux ou fabriquer des outils. Dans les années 1800, des quantités énormes de moules ont été récoltées dans la rivière Grand pour fabriquer des boutons. Des millions de boutons ont été vendus hors territoire chaque année, jusque dans les années 1940, lorsque le plastique est devenu plus populaire.

 

Loi sur les espèces en voie de disparition


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