Kiyi du secteur supérieur des Grands Lacs

 
(Coregonus kiyi kiyi)

Préoccupante

 
 
Kiyi du secteur supérieur des Grands Lacs
Carte de présence pour le kiyi

Description

Le kiyi est un membre de la sous-famille du corégone, l’une de sept espèces de ciscos se trouvant en Ontario. Il atteint une longueur maximale de 25 centimètres, ce qui en fait l’un des plus petits ciscos des eaux profondes du bassin des Grands Lacs. Le kiyi partage certaines caractéristiques physiques avec les autres ciscos, dont des flancs argentés avec des reflets irisés roses ou violets, un dos foncé et un ventre blanc. Sa mâchoire inférieure a une projection distincte puisqu’elle se prolonge au-delà de la mâchoire supérieure.

Le kiyi se divise en deux sous-espèces : le kiyi du secteur supérieur des Grands Lacs et le kiyi du lac Ontario.

 
 

Aire de répartition

Autrefois, le kiyi se trouvait dans tous les Grands Lacs sauf le lac Érié. Le kiyi du secteur supérieur des Grands Lacs ne vit plus aujourd'hui que dans le lac Supérieur; il avait été déclaré espèce disparue dans le lac Huron en 1973 et dans le lac Michigan en 1974. La sous-espèce du lac Ontario est considérée comme disparue, ayant été signalée pour la dernière fois en 1964.

Habitat

Le kiyi vit dans l’eau claire et froide des Grands Lacs, à des profondeurs variant entre 35 et 200 m; il se nourrit de crustacés d’eau profonde. On le trouve rarement dans des eaux de moins de 100 m de profondeur.

Cette espèce fraie habituellement à la fin de l’automne et à des profondeurs au-delà de 100 m. Elle atteint la maturité à l’âge de deux ou trois ans. On a observé des femelles vivant jusqu’à dix ans, et des mâles jusqu’à sept ans.

Menaces

La surpêche commerciale du kiyi a peut-être contribué au déclin de cette espèce dans les lacs Huron, Michigan et Ontario. Des espèces de poissons introduites, comme la lamproie, le gaspareau et l’éperlan, ont peut-être fait concurrence aux dernières populations de kiyi dans les lacs Huron et Ontario, ou ils s’en sont peut-être nourris. L’eutrophisation de leur habitat pourrait aussi être une menace. L’eutrophisation est le processus par lequel un plan d’eau devient riche en nutriments dissous, comme les engrais ou les eaux d’égout. Ce processus favorise la croissance et la décomposition des plantes aquatiques, supprime l’oxygène et diminue la qualité de l’eau.

Protection

Le kiyi est désigné en tant qu’espèce préoccupante aux termes de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario. Bien que les espèces préoccupantes ne fassent pas l’objet de protection juridique aux termes de cette loi, l’espèce bénéficie d’une protection générale en vertu des dispositions de la Loi sur les pêches du gouvernement fédéral qui concernent l’habitat des poissons.

Ce que vous pouvez faire pour venir en aide au kiyi du secteur supérieur des Grands Lacs

  • Le ministère des Richesses naturelles fait le suivi d’espèces en péril comme le kiyi du secteur supérieur des Grands Lacs. Lorsque vous observez des spécimens de cette espèce, la façon la plus pratique de le signaler au Centre d’information sur le patrimoine naturel consiste à utiliser le formulaire en ligne qui se trouve nhic.mnr.gov.on.ca (en anglais seulement). Il est aussi très utile d’ajouter des photos accompagnées de coordonnées cartographiques ou de données sur les emplacements précis.
  • Signalez toute activité illégale concernant les plantes et les animaux sauvages au 1-877-TIPS-MNR (847-7667).
  • Les propriétaires de terrains privés ont un rôle important à jouer en ce qui concerne le rétablissement des espèces en péril. Or, il se peut que vous soyez admissible à des programmes d’intendance servant à la protection et au rétablissement des espèces en péril et de leurs habitats.
  • Faites du bénévolat auprès d’un club de naturalistes ou d’un parc provincial de votre région pour prendre part à des relevés ou à des travaux d’intendance concernant les espèces en péril.
  • Les espèces envahissantes constituent une menace importante pour beaucoup d’espèces en péril de l’Ontario. Voyez ce que vous pouvez faire pour aider à réduire la menace des plantes envahissantes à l’adresse ontario.ca/especesenvahissantes, au www.especesenvahissantes.gc.ca,au www.invadingspecies.com (en anglais seulement) et au www.ontarioinvasiveplants.ca (en anglais seulement).

Le saviez-vous?

On peut distinguer le kiyi des deux autres espèces de cisco d’eau profonde : le cisco de fumage et le cisco à mâchoires égales dont on connaît la présence dans les Grands Lacs, et qu’on peut identifier par sa combinaison unique de longues paires de nageoires et d’yeux tellement grands qu’ils représentent presque 25 % de la longueur de la tête.

Le saviez-vous?

Le kiyi est la proie de la lotte et du touladi.