Histoires à succès

Histoires à succès

Cohabiter avec une espèce en péril qui se trouve sur le terrain dont vous êtes propriétaire vous amènera à apprécier l’importance de protéger un écosystème riche et diversifié et à vouloir le conserver pour l’avenir. Beaucoup de propriétaires fonciers et d’agriculteurs de l’Ontario sont fiers de contribuer à la survie des animaux et des plantes sauvages. Ils nous démontrent qu’il est possible d’accommoder les besoins des espèces en péril tout en poursuivant leurs activités.

Ces histoires inspirantes sont des exemples de comment plusieurs agriculteurs du sud-ouest de l’Ontario ont réussi à gérer avec succès leurs défis sur le plan des espèces en péril. Ces récits nous ont été généreusement fournis par l’Association pour l’amélioration des sols et des cultures de l’Ontario (Ontario Soil and Crop Improvement Association).

En savoir plus sur l’association et obtenir des idées pour l’intendance des terres (en anglais seulement)

 

Rétablir le noyer cendré

le noyer cendré

Je me souviens, enfant, d’ouvrir des noix cendrées pour en sortir les cerneaux. Cela faisait partie des provisions que nous faisions pour l’hiver.

John Dunsmore, agriculteur

Le propriétaire de boisé John Dunsmore garde l’œil ouvert pour repérer tous les noyers cendrés sur ses terres et contribue à les protéger. Monsieur Dunsmore dit que cela ne nuit pas du tout à ses pratiques de récolte et qu’il est fier d’avoir un représentant du patrimoine naturel de l’Ontario sur sa propriété. « J’aime avoir de la diversité dans mon boisé, dit John Dunsmore, et avoir des noyers cendrés ne dérange pas mes propres activités de gestion forestière. » Il travaille en collaboration avec le personnel du ministère des Richesses naturelles pour s’assurer que les arbres de son boisé aient une vie longue et saine. John Dunsmore suit les conseils du personnel du ministère et éclaircit la végétation autour des noyers cendrés parce qu’ils préfèrent le soleil à l’ombre. Ceci encourage leur croissance et donne aussi la chance aux graines de germer et aux semis de pousser.

Trouver des gènes qui résistent à une maladie fongique

Le nombre de noyers cendrés en Ontario a diminué de façon importante au cours des récentes décennies en raison d’une maladie fongique exotique, le chancre du noyer cendré. En utilisant les gènes d’arbres indigènes sains ayant une résistance contre la maladie, les experts en conservation se servent de graines et de greffons pour cloner des arbres exempts de chancre. Les partenariats sont à la base des efforts de rétablissement du noyer cendré. Des organismes comme la Forest Gene Conservation Association, l’Office de protection de la nature de la vallée Rideau et plusieurs conseils d’intendance travaillent en collaboration avec les propriétaires fonciers comme John Dunsmore pour trouver de bons arbres-candidats pour obtenir des graines et pratiquer des greffes.

En savoir plus au sujet du noyer cendré

Learn more about ministry research into the Butternut canker

Lire les directives pour l’évaluation des noyers cendrés qui dictent comment repérer les noyers cendrés à conserver et les critères pour déterminer si un arbre est exempté d’être protégé.

Lire le règlement 242/08 sur l’enlèvement autorisé des noyers cendrés.

Comment la protection du noyer cendré vous touche-t-elle?

Bien que le noyer cendré soit désigné en tant qu’espèce en voie de disparition en Ontario, il se peut que le fait que d’avoir ce type d’arbre sur vos terres ne dérange pas vos activités agricoles ou de récolte forestière. Par exemple, dès que les arbres ont été évalués comme étant morts ou en train de mourir des suites du chancre du noyer cendré, ils peuvent être récoltés sans autre autorisation. Ce sont les noyers cendrés sains (et ceux qui peuvent être étudiés pour trouver un remède contre la maladie du chancre) qui sont protégés aux termes de la Loi sur les espèces en voie de disparition. Le ministère a adopté des directives qui servent à déterminer la santé d’un noyer cendré.

Communiquez avec le bureau du ministère de votre région pour en savoir plus.

 

Loin de la vue, mais non du cœur : le blaireau d’Amérique

le blaireau d’Amérique

Bien que les agriculteurs puissent l’ignorer, il se peut que le solitaire et nocturne blaireau d’Amérique vive tranquillement sur les terres d’un certain nombre d’entre eux. Les producteurs de ginseng, Mike et Bernie Bilinsky, ont découvert des indices de la présence de blaireaux en défrichant un coin de leur terrain de dix hectares : il y a maintenant quatre terriers de blaireau à cet endroit. « Nous avons vu leurs pistes et les touffes de poils qui restent accrochées à l’entrée des terriers nous indiquent qu’ils sont présents. » Les Bilinsky savent que l’habitat du blaireau d’Amérique est protégé aux termes de la Loi sur les espèces en voie de disparition. Ceci comprend les terriers actuellement utilisés ou qui ont été utilisés au cours des 12 derniers mois ainsi qu’un rayon de cinq mètres autour de l’entrée des terriers. Mais la Loi n’empêche pas les cultivateurs d’exploiter leurs terres. Les Bilinsky n’ont pas besoin de faire quoi que ce soit, sauf de laisser les choses telles quelles. Si les blaireaux devaient un jour nuire à leurs activités, les Mike et Bernie Bilinsky savent qu’ils peuvent communiquer avec le ministère des Richesses naturelles pour obtenir des conseils.

En savoir plus sur le blaireau d’Amérique

Nous ne les voyons jamais. Ils ne nous dérangent pas et les avoir dans notre entourage ne nous a pas forcés à changer nos activités.

Mike et Bernie Bilinsky, cultivateurs
 

Création d’habitats pour la couleuvre fauve de l’Est

la couleuvre fauve de l’Est

La nature a une capacité remarquable de s’adapter.
Nancy Schrade, agricultrice

Nancy Schrade est une productrice de cultures industrielles qui sait que la couleuvre fauve de l’Est fait partie du patrimoine écologique de l’Ontario et qui croit que protéger cette espèce en péril en vaut vraiment la peine. Alors que les propriétaires fonciers aperçoivent cette couleuvre près d’édifices et dans des champs de foin, la couleuvre fauve de l’Est a de fait besoin d’un éventail d’habitats pour ses processus vitaux – l’hibernation, l’alimentation, l’exposition au soleil et la nidification – ainsi que des couloirs pour ses déplacements. Elles préfèrent de larges bandes de prairie, les champs abandonnés et les endroits herbeux semi-entretenus le long des fossés de drainage, des ruisseaux, des routes et des voies ferrées.

Aménager des nids artificiels

Les activités de protection de l’habitat et de rétablissement sont essentielles à la survie de ce serpent, puisque son déclin dans le sud-ouest de l’Ontario est surtout attribuable à la perte des terres humides et des champs boisés. Les propriétaires fonciers et les agriculteurs peuvent venir en aide à la couleuvre fauve de l’Est en créant des habitats artificiels de nidification et d’hibernation, essentiels à sa survie. Nancy Schrage, par exemple, a construit un nid artificiel sur sa propriété en disposant un cercle de fil de métal en réseau de cinq par dix centimètres sur le sol et en le remplissant de copeaux de bois et de paille.

En savoir plus sur la couleuvre fauve de l’Est

Gîtes d’hibernation créés par les humains

Certains agriculteurs ont créé des gîtes d’hibernation pour la couleuvre fauve de l’Est. La construction de tels gîtes exige des travaux plus importants que l’aménagement de nids. Il faut d’abord creuser un trou d’une profondeur et d’un diamètre de deux mètres puis le remplir de roches ou de morceau de béton, tout en laissant des ouvertures pour permettre aux couleuvres de pénétrer sous terre. En plus de leur fournir un espace qui se prête à l’hibernation, ces sites permettent aussi aux serpents de s’exposer au soleil et de se cacher des prédateurs.


The Endangered Species Act


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