En voie de disparition
Description
La chimaphile maculée est une petite plante herbacée d’une hauteur de 10 à 25 cm. Elle porte un verticille de feuilles lisses, dentelées, vert foncé, dont la face supérieure est panachée de blanc, surtout le long des grandes nervures. Une tige se dressant du verticille de feuilles porte une ombelle (une grappe de fleurs sphérique ou ronde dans laquelle chaque fleur part d’un point commun) d’une à cinq fleurs penchées. Les pétales, au nombre de cinq, sont réfléchis, blancs ou roses. Le fruit est en forme de capsule arrondie.
Mesures que nous prenons:
Aire de répartition
La chimaphile maculée est présente en Nouvelle-Angleterre et au Michigan, et au sud, en Géorgie. On la rencontre aussi au Mexique et en Amérique centrale. Au Canada, elle est confinée à deux endroits du sud de l’Ontario, dans le comté de Norfolk et dans la région du Niagara. On pense qu’elle a disparu des comtés de Simcoe Kent, Middlesex et
York, de la région de Hamilton-Wentworth et du district de Muskoka. On a répertorié une population de chimaphile maculée au Québec, mais on pense qu’elle avait été introduite et qu’elle n’existe plus.
Habitat
En Ontario, la chimaphile maculée se rencontre dans les habitats boisés de pins et de chênes à sol sableux. Normalement, les arbres dominants sont le pin blanc, le chêne rouge, le chêne des teinturiers et le hêtre à grandes feuilles. L’espèce se plaît dans les habitats semi-ouverts.
Menaces
Les principales menaces auxquelles la chimaphile maculée est exposée sont la perte et la dégradation de l’habitat attribuables aux activités récréatives et à l’exploitation forestière. Le manque d’habitat potentiel représente la principale menace puisque les boisés sableux mixtes et secs ne sont pas courants dans le sud de l’Ontario. La circulation des randonneurs et des véhicules tout-terrains sont une autre menace et peuvent être responsables de la perte d’une population.
Protection
La chimaphile maculée est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario et de la Loi sur les espèces en péril du Canada.
Pour obtenir plus de renseignements sur les mesures législatives qui permettent de protéger les espèces en péril de l’Ontario, consultez le site ontario.ca/especesenperil.
Ce que vous pouvez faire pour aider la chimaphile maculée
- Le ministère des Richesses naturelles effectue le suivi des espèces en péril comme la chimaphile maculée. Vous pouvez utiliser un formulaire en ligne pratique pour signaler vos observations au Centre d’information sur le patrimoine naturel. Les photographies accompagnées d’information sur les endroits précis où elles ont été prises ou de coordonnées cartographiques sont toujours utiles. nhic.mnr.gov.on.ca/nhic_f.html(en anglais seulement).
- Signalez toute activité illégale se rapportant aux plantes et à la faune en composant le 1 877 TIPS-MNR (847-7667).
- Les propriétaires de terres privées ont un rôle très important à jouer dans le rétablissement des espèces en péril. Si vous trouvez la chimaphile maculée sur votre propriété, vous pourriez être admissible à des programmes d’intendance qui contribuent à la protection et au rétablissement des espèces en péril et de leurs habitats. Pour obtenir de plus amples informations, visitez ontario.ca/especesenperil.
- Le Canadian Chestnut Council est un organisme de bienfaisance scientifique qui se consacre à la protection et au rétablissement du châtaignier d’Amérique dans le sud de l’Ontario. Renseignements à ce sujet à www.canadianchestnutcouncil.org (en anglais seulement).
- Faites du bénévolat auprès de votre club de nature local ou du parc provincial en participant à des tâches d’enquête ou d’intendance axées sur les espèces en péril.
- Les pollinisateurs comme les abeilles jouent un rôle déterminant dans la survie d’un grand nombre de plantes rares en Ontario, mais leur nombre est en net déclin dans le monde entier. Pour savoir comment aider les scientifiques à surveiller les populations de pollinisateurs en Ontario, visitez : www.seeds.ca/proj/poll (en anglais seulement).
- Les forêts caroliniennes du sud de l’Ontario abritent une diversité étonnante de plantes et d’animaux sauvages, y compris de nombreuses espèces en péril. L’organisme Carolinian Canada œuvre au rétablissement des espèces en péril et de leurs habitats. Pour en savoir plus, visitez : www.carolinian.org/SpeciesHabitats.htm(en anglais seulement).
Le saviez-vous?
On trouve habituellement la chimaphile maculée près des étendues d’eau. En réalité, tous les sites en Ontario sont situés à proximité de l’eau.
Le saviez-vous?
La chimaphile maculée fleurit pendant environ trois semaines, à la mi-juillet. On pense que la chimaphile maculée est surtout pollinisée par les bourdons.
Le saviez-vous?
On croît que les graines de la chimaphile maculée sont dispersées par le vent.
Le saviez-vous?
Les Autochtones utilisaient la chimaphile maculée à plusieurs fins médicinales, notamment en cataplasme, pour traiter les rhumatismes, le rhume et la fièvre.
Communiquez avec votre bureau local du ministère
Souvent, la meilleure source de renseignements sur les espèces en péril est votre bureau du MRN. Communiquez avec lui pour poser des questions ou faire part de vos inquiétudes.

