Préoccupante
Description
Ce poisson d’eau douce atteint une longueur moyenne de 22 à 38 centimètres et peut peser jusqu’à 1,3 kilogramme. Il a des taches carrées brun noir à la base de chacune de ses écailles. Celles-ci sont plus évidentes sur les flancs de son corps, formant de huit à dix rangées le long du corps. Ses flancs sont surtout de couleur bronzée, cuivrée ou argentée et son ventre est blanc ou argenté. Ses nageoires dorsales, caudales et anales sont gris olive et ses autres nageoires, de bistrées à blanches.
Mesures que nous prenons:
Aire de répartition
L’aire de répartition du meunier taché est limitée aux eaux douces de l’est et du centre de l’Amérique du Nord, à partir des Grands Lacs vers l’est jusqu’en Pennsylvanie, vers le sud jusqu’à la côte du Golfe et la Floride et vers l’ouest jusqu’au Texas. Au Canada, cette espèce ne se trouve que dans le sud-ouest de l’Ontario, dans le lac Ste-Claire et dans la partie ouest du lac Érié ainsi que dans les rivières Détroit, Ste-Claire, Sydenham et Thames.
Habitat
Le meunier taché vit généralement dans les ruisseaux aux eaux claires et les petites ou moyennes rivières au lit sablonneux, de gravier ou d’argile dure, dont les eaux sont généralement exemptes de vase. En Ontario, cependant, on le trouve souvent dans des habitats aux eaux turbides. À la fin du printemps et au début de l’été, le meunier taché se déplace vers les bancs rocheux des cours d’eau pour frayer.
Menaces
La dégradation de l’habitat, la pollution, l’envasement et les barrages nuisent tous au bien-être du meunier taché. En Ontario, comme sa population se situe à l’extrémité nord de son aire de répartition, il est possible que l’espèce y ait toujours été rare.
Protection
Le meunier taché est désigné en tant qu’espèce préoccupante aux termes de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario. Bien que les espèces préoccupantes ne fassent pas l’objet de protection juridique aux termes de cette loi, l’espèce en question bénéficie d’une protection générale en vertu des dispositions de la Loi sur les pêches du gouvernement fédéral qui concernent l’habitat des poissons.
Ce que vous pouvez faire pour venir en aide à la woodsie obtuse
- Le ministère des Richesses naturelles fait le suivi d’espèces en péril comme le meunier taché. Lorsque vous observez des spécimens de cette espèce, la façon la plus pratique de le signaler au Centre d’information sur le patrimoine naturel consiste à utiliser le formulaire en ligne qui se trouve au nhic.mnr.gov.on.ca (en anglais seulement). Il est aussi très utile d’ajouter des photos accompagnées de coordonnées cartographiques ou de données sur les emplacements précis.
- Signalez toute activité illégale concernant les plantes et les animaux sauvages au 1-877-TIPS-MNR (847-7667).
- Les propriétaires de terrains privés ont un rôle important à jouer en ce qui concerne le rétablissement des espèces en péril. Il se peut que vous soyez admissible à des programmes d’intendance servant à la protection et au rétablissement des espèces en péril et de leurs habitats.
- Faites du bénévolat auprès d’un club de naturalistes ou d’un parc provincial de votre région pour prendre part à des relevés ou à des travaux d’intendance concernant les espèces en péril.
- Les espèces envahissantes constituent une menace importante pour beaucoup d’espèces en péril de l’Ontario. Voyez ce que vous pouvez faire pour aider à réduire la menace des plantes envahissantes sur les sites ontario.ca/especesenvahissantes, www.especesenvahissantes.gc.ca, www.invadingspecies.com (en anglais seulement) et www.ontarioinvasiveplants.ca (en anglais seulement).
Le saviez-vous?
Le meunier taché n’a pas été aperçu au Canada avant 1962, lorsqu’il a été capturé par un pêcheur commercial dans le lac Ste-Claire.
Le saviez-vous?
Les jeunes meuniers tachés n’ont pas encore leur motif tacheté, ce qui les rend difficiles à distinguer du meunier noir et du moxostome à cochon, deux espèces qui lui ressemblent.
Le saviez-vous?
Le meunier taché n’a pas de dents dans sa bouche, mais plutôt des dents semblables à un peigne dans sa gorge (comme la plupart des espèces de meunier) dont il se sert pour s’alimenter de mollusques et d’insectes aquatiques immatures.
Communiquez avec votre bureau local du ministère
Souvent, la meilleure source de renseignements sur les espèces en péril est votre bureau du MRN. Communiquez avec lui pour poser des questions ou faire part de vos inquiétudes.

