Collinsie printanière

 
(Collinsia verna)

Disparue

 
 
Collinsie printanière
Carte de présence pour la collinsie printanière

Description

La collinsie printanière appartient à la famille des scrofulariacées. Elle mesure 20 à 40 cm de haut. Ses feuilles sont opposées, simples, généralement sessiles et non dentelées, ou seulement un peu dentelées aux extrémités. Les bourgeons sont habituellement disposés en verticilles de quatre à six fleurs. Les fleurs comptent cinq lobes : ceux du haut sont de couleur blanche à bleu pâle, et ceux du bas sont bleu vif.

Il s’agit d’une plante annuelle d’hiver, c’est-à-dire que les graines germent à l’automne, après quoi les semis croissent un mois ou deux, passent l’hiver en dormance, recommencent ensuite à pousser à la fin de l’hiver, puis fleurissent avant la fin mai.

 
 

Aire de répartition actuelle

La collinsie printanière se retrouve un peu partout dans l’est et le Midwest des États-Unis, depuis la Pennsylvanie jusqu’à l’Iowa, le Missouri et l’Oklahoma du côté ouest, et jusqu’à l’Arkansas, le nord du Mississippi et l’ouest de la Virginie du côté sud.

Aire de répartition passée en Ontario

Au Canada, cette espèce a déjà été observée dans des bois ouverts des comtés de Middlesex, d’Oxford et d’Elgin, dans le sud-ouest de l’Ontario. Elle y pousse peut-être encore, mais n’y a plus été observée depuis 1954.

Raison de sa disparition de l’Ontario

Les sites où a déjà poussé la collinsie printanière en Ontario ont été soumis à l’exploitation forestière. On estime que c’est ce qui a entraîné la disparition de cette espèce de la province.

Habitat

La collinsie printanière se retrouve habituellement dans des bois ouverts situés sur des plaines inondables. Elle préfère les sols riches en humidité et pousse souvent dans les mêmes habitats que l’érable à sucre et le chêne blanc.

Contribuez à empêcher la disparition d’autres espèces en péril de l’Ontario

  • Le ministère des Richesses naturelles fait le suivi d’espèces en péril comme la collinsie printanière. Lorsque vous observez des spécimens de ces espèces, la façon la plus pratique de le signaler au Centre d’information sur le patrimoine naturel consiste à utiliser le formulaire en ligne qui se trouve au nhic.mnr.gov.on.ca (en anglais seulement). Il est aussi très utile d’ajouter des photos accompagnées de coordonnées cartographiques ou de données sur les emplacements précis
  • Signalez toute activité illégale concernant les plantes et les animaux sauvages au 1-877-TIPS-MNR (847-7667).
  • Les propriétaires de terrains privés ont un rôle important à jouer en ce qui concerne le rétablissement des espèces en péril. Si vous trouvez la collinsie printanière sur votre propriété, vous pourriez être admissible à des programmes d’intendance qui appuient la protection et le rétablissement des espèces en péril et de leurs habitats.
  • Les forêts caroliniennes du sud de l’Ontario abritent une impressionnante diversité de plantes et d’animaux sauvages, dont un bon nombre d’espèces en péril. L’organisme Carolinian Canada œuvre en vue de rétablir les espèces en péril et leurs habitats. Pour plus de renseignements, veuillez consulter le site : www.carolinian.org/specieshabitats.htm (en anglais seulement).
  • Les pollinisateurs, dont les abeilles, jouent un rôle clé dans la survie de nombreuses espèces de plantes rares de l’Ontario, mais ils connaissent un dépérissement marqué à l’échelle mondiale. Pour plus de renseignements sur ce que vous pouvez faire pour aider les chercheurs à surveiller les populations de pollinisateurs en Ontario, rendez-vous à l’adresse suivante : www.pollinisationcanada.ca.
  • Faites du bénévolat auprès d’un club de naturalistes ou d’un parc provincial de votre région pour prendre part à des relevés ou à des travaux d’intendance concernant les espèces en péril.

Le saviez-vous?

La collinsie printanière ressemble beaucoup à Collinsia violacea, une espèce qui vit plus au sud.

Le saviez-vous?

Les fleurs de cette plante sont pollinisées par des abeilles, des papillons et des mouches. Les graines restent en dormance pendant les chaleurs de l’été et commencent à germer à l’automne, lorsque le temps devient plus frais.