Plusieurs des serpents de l’Ontario et son seul lézard sont en voie de disparition
Lorsqu’on songe à la faune extraordinaire de notre province, les serpents et les lézards ne nous viennent pas nécessairement à l’esprit. Mais les 17 espèces de serpents de l’Ontario sont un groupe diversifié et fascinant. Certains pondent des œufs alors que d’autres donnent naissance à des petits vivants. Certains vivent principalement dans l’eau et d’autres grimpent aux arbres. Certains simulent le son des serpents à sonnettes pour paraître dangereux en face de prédateurs potentiels tandis que d’autres font les morts.
Malheureusement, onze des espèces de serpents de l’Ontario risquent de disparaître de notre province. Beaucoup de personnes tentent de tuer les serpents parce qu’elles pensent que ces animaux sont dangereux, bien qu’un seul serpent ontarien – le très rare serpent à sonnettes massasauga – soit venimeux. (Même les morsures du massasauga sont extrêmement rares et n’ont pas provoqué un seul décès en Ontario depuis plus de 40 ans.)
Les serpents sont aussi menacés par la perte de leur habitat lorsque les terres humides sont drainées ou aménagées. Beaucoup meurent sur la route, frappées par des véhicules.
Les serpents sont un élément important de la biodiversité de l’Ontario. Bien que beaucoup de personnes ont peur des serpents, elles apprécient probablement le rôle important qu’ils jouent dans le contrôle des populations de rongeurs, puisque beaucoup se nourrissent de rats et de souris.
Un seul lézard vit en Ontario : le scinque pentaligne. Cette espèce est menacée par la destruction de son habitat en raison de l’exploitation agricole et de l’expansion urbaine.
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La couleuvre bleue agile est l’un des serpents ontariens le plus gracieux et le plus rapide, bien qu’elle n’atteigne qu’une vitesse maximale de 12 à 116 kilomètres à l’heure. On la surprend facilement et elle se sauvera si elle se sent menacée. Elle imitera aussi le serpent à sonnette en faisant vibrer l’extrémité de sa queue dans les feuilles mortes pour produire un son bourdonnant.
La couleuvre à petite tête a un comportement particulier : lorsqu’elle est excitée, elle bouge son corps vigoureusement de gauche à droite, n’avançant que peu.
Contrairement aux autres serpents qui ont tendance à hiberner en groupe, la couleuvre à nez plat passe habituellement les mois d’hiver toute seule. Elle peut hiberner dans un terrier déjà creusé ou creuser un terrier avec son museau.
La couleuvre d’eau du lac Érié est de couleur plus pâle que les autres serpents d’eau qu’on trouve ailleurs en Ontario. On croit qu’il s’agit d’une adaptation qui aide le serpent à se camoufler sur les plages de calcaire pâle caractéristiques des îles où il habite.
espèce en voie de disparition (population carolinienne), espèce menacée (population de l’axe de Frontenac)
Ce serpent est un habile grimpeur. Vous verrez peut-être une couleuvre obscure de l'Est au-dessus de votre tête, suspendue dans un arbre ou un arbuste, où elle s'est installée pour muer ou guetter une proie.
La couleuvre royale est une excellente nageuse et on peut souvent l’apercevoir nageant et chassant sous l’eau pour leur principale source de nourriture : les écrevisses fraîchement muées. Lorsqu’elles viennent de muer, les écrevisses sont molles, sans défense et faciles à avaler.
Le nom anglais de ce serpent, milksnake, provient de la croyance erronée qu’il boit le lait des vaches dans les granges, endroits qu’il habite souvent. La couleuvre tachetée est incapable de boire du lait et est attirée par les granges en raison de l’abondance de souris qu’elle y trouve.
espèce en voie de disparition (population carolinienne), menacée (population de la baie Georgienne)
Si elle est effrayée, la couleuvre fauve de l'Est imitera un crotale en faisant vibrer le bout de sa queue dans les herbes sèches, afin de produire un son ressemblant à une vibration.
Le massasauga est très timide et préfère se cacher ou se sauver de ses ennemis au lieu de les mordre. Lorsque menacé, il secoue la queue en guise d’avertissement et ne frappera qu’en tout dernier recours pour se protéger s’il ne peut se sauver.
espèce en voie de disparition (population carolinienne), espèce préoccupante (population des Grands Lacs et du Saint-Laurent)
S’il est attaqué par un possible prédateur, un lézard peut « s’autotomiser » avec sa queue : se casser net spontanément et s’agiter pendant plusieurs minutes, en détournant ainsi l’attention du prédateur, ce qui permet au lézard de s’enfuir. La queue peut repousser de près de 6 millimètres par semaine.