En voie de disparition
Description
La salamandre à nez court et une salamandre de taille moyenne; son corps est de couleur foncée et elle a des taches gris pâle ressemblant à du lichen sur sa queue et ses flancs. Elle peut atteindre une longueur maximale de 17,8 centimètres. Comme son nom l’indique, elle a une tête relativement petite et un nez court et étroit. Cette salamandre timide appartient à la famille des « salamandres fouisseuses », appelées ainsi parce que les adultes de cette famille passent leur temps hors de la saison des amours dans des tunnels souterrains.
Mesures que nous prenons:
Aire de répartition
Au Canada, la salamandre à nez court se trouve seulement sur l’île Pelée, à l’extrémité sud-ouest de l’Ontario. En 1991, l’espèce était jugée abondante à l’échelle locale, mais en 2000, l’aire de répartition de cette salamandre s’est considérablement réduite lorsque deux des cinq étangs de reproduction connus se sont asséchés. Il n’existe actuellement aucune estimation de population pour la salamandre à nez court sur l’île Pelée.
Habitat
La salamandre à nez court préfère les habitats humides, comme les prairies à hautes herbes, les forêts de feuillus denses et les terres agricoles qui lui offrent des étangs de reproduction adéquats. La salamandre à nez court a besoin de sol meuble pour y creuser des terriers et des étangs sans poissons pour se reproduire. Elle pond ses œufs sur les restes de feuilles et autres débris au fond de l’étang. Il est important que les étangs ne servent pas d’habitat aux poissons parce que ces prédateurs mangeraient les jeunes salamandres. Les adultes passent la plus grande partie de la saison pendant laquelle ils ne se reproduisent pas cachés dans des terriers qu’ils ont eux-mêmes creusés (ou qui l’ont été par d’autres animaux) en dessous de troncs d’arbre en décomposition, de roches ou de feuilles mortes.
Menaces
La menace la plus importante qui pèse sur la salamandre à nez court est la dégradation de son habitat. Parmi ces menaces, il y a la réduction du couvert forestier qui ralentit l’évaporation des étangs de reproduction, l’enlèvement de branches et de troncs d’arbre en décomposition et la baisse du niveau de l’eau. Les niveaux d’eau revêtent une importance particulière puisque les salamandres ont besoin de suffisamment d’eau dans les étangs de reproduction pour permettre aux têtards d’arriver à maturité (surtout de mars à juillet).
La salamandre à nez court peut aussi produire des hybrides en se reproduisant avec la Salamandre à points bleus, plus commune. Il est possible que cette population hybride augmente la concurrence pour les ressources.
Protection
La salamandre au nez court et son habitat sont protégés aux termes de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario.
Pour de plus amples renseignements sur la législation visant à protéger les espèces en péril en Ontario, visitez ontario.ca/especesenperil.
Ce que vous pouvez faire pour protéger la salamandre au nez court :
- Le ministère des Richesses naturelles surveille les espèces en péril comme la salamandre au nez court. Le « Reptile and Amphibian Atlas » de l'Ontario recueille aussi les observations liées aux reptiles et aux amphibiens de l'Ontario. Soumettez vos observations à l'une ou l'autre des bases de données à nhic.mnr.gov.on.ca/species/species_report.cfm et www.ontarionature.org/atlas. Les photographies sont importantes pour aider à confirmer l'identité des espèces et elles sont toujours utiles.
- Comme pour tout autre animal sauvage, soyez respectueux des salamandres et observez-les de loin. Ne tentez pas d’attraper des salamandres sauvages; les produits anti-moustiques et les huiles qui se trouvent sur les mains humaines peuvent endommager la peau délicate de ces petits amphibiens.
- Signalez toute activité illégale relative à la faune et la flore en composant le 1 877 TIPS-MNR (847-7667).
- N’achetez jamais de salamandres capturées à l’état sauvage et n’achetez jamais d’espèce indigène de toute sorte vendue comme animal familier.
- Chaque année, les salamandres partout dans la province doivent traverser des routes où la circulation est intense. La mortalité routière est une menace de taille pour beaucoup des amphibiens de l’Ontario. Surveillez la route pour y déceler la présence de salamandres et d’autres amphibiens, surtout entre avril et juin.
- Les propriétaires fonciers ont un rôle très important à jouer pour le rétablissement de la salamandre au nez court. Si vous trouvez une salamandre au nez court sur votre propriété, vous pourriez être admissible à des programmes d’intendance qui appuient la protection et le rétablissement d’espèces en péril et de leur habitat. Pour plus de renseignements, consultez le site ontario.ca/especesenperil
- Il existe un nouveau programme à l’intention des exploitations agricoles inscrites auprès du Programme Canada-Ontario des plans environnementaux qui encourage une plus grande protection des espèces en péril et de leurs habitats.www.omafra.gov.on.ca/french/environment/efp/efp.htm.
- Faites du bénévolat auprès de votre club de nature local ou du parc provincial en participant à des tâches d'enquête ou d'intendance axées sur les espèces en péril.
- Consultez l'« Ontario Reptile and Amphibian Atlas » (www.ontarionature.org/atlas)ou la page « Adopt-a-pond » du site Web du zoo de Toronto (www.torontozoo.com/Adoptapond) pour en apprendre davantage sur les serpents rares en Ontario, sur leur habitat et sur les initiatives de conservation pertinentes.
Le saviez-vous?
Le mot amphibien vient de l’ancien grec et signifie « deux vies » en raison de ses deux stades de vie : le têtard aquatique et l’adulte terrestre. Les têtards des salamandres éclosent à partir d’œufs pondus dans l’eau et se transforment en adulte grâce à un processus appelé métamorphose en développant des pattes arrière et des poumons qui lui permettent de sortir de l’eau pour vivre sur terre.
Le saviez-vous?
Les salamandres peuvent absorber l’oxygène à travers leur peau très perméable. Celle-ci peut aussi facilement absorber les polluants et autres toxiques, ce qui peut causer des troubles graves ou la mort.
Le saviez-vous?
Bien que les populations de beaucoup de plantes et d’animaux soient en déclin partout dans le monde, celui des amphibiens est particulièrement dramatique. La perte de ces créatures sensibles peut nous servir d’avertissement que notre environnement est en voie d’être dangereusement modifié et pollué.

