Menacée
Description
Le méné miroir est un vairon svelte et relativement gros qui peut atteindre une longueur d’environ 14 cm. Il a le corps argenté avec des reflets bleus ou verts, une rayure sombre entre le derrière de la tête et la nageoire dorsale, et un long museau marqué de deux croissants entre les narines. Ses nageoires sont toutes transparentes ou blanches et ne comportent aucune tache ou autre marque distinctive.
Mesures que nous prenons:
Aire de répartition
L’aire de répartition du méné miroir se situe dans le centre est de l’Amérique du Nord et couvre l’ensemble des bassins versants des rivières Ohio et Tennessee. En Ontario, on retrouve le méné miroir dans les rivières Thames et Grand, et dans les ruisseaux Bronte et Sixteen Mile, qui se jettent dans le lac Ontario.
Habitat
Le méné miroir préfère les cours d’eau moyens à grands qui ont un courant rapide, sont dépourvus de plantes aquatiques et ont un fond graveleux ou rocailleux exempt de débris. Ils vivent en bancs et se nourrissent de crustacés et de mouches adultes qui tombent dans l’eau ou volent juste au-dessus de la surface. En juin ou en juillet, au moment du frai, les femelles répandent leurs œufs dans des rapides au fond graveleux.
Menaces
Il se peut que la construction de barrages, la canalisation de cours d’eau et la pollution de l’eau aient déjà causé des déclins majeurs dans les populations de méné miroir en Ontario. Les autres menaces comprennent l’utilisation des terres à des fins agricoles et urbaines, l’empoissonnage destiné à la pêche sportive, la récolte de poisson-appât, ainsi que la perte et la dégradation d’habitat. La température pourrait bien représenter le plus important facteur limitant pour cette espèce, puisque le sud de l’Ontario représente la limite septentrionale de son aire de répartition.
Protection
Le méné miroir et son habitat sont protégés aux termes de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario et de la Loi sur les espèces en péril du gouvernement fédéral.
Ce que vous pouvez faire pour venir en aide au méné miroir
- Le ministère des Richesses naturelles fait le suivi d’espèces en péril comme le méné miroir. Lorsque vous observez des spécimens de cette espèce, la façon la plus pratique de le signaler au Centre d’information sur le patrimoine naturel consiste à utiliser le formulaire en ligne qui se trouve au nhic.mnr.gov.on.ca (en anglais seulement). Il est aussi très utile d’ajouter des photos accompagnées de coordonnées cartographiques ou de données sur les emplacements précis.
- Signalez toute activité illégale relative aux plantes et aux animaux sauvages au 1-877-TIPS-MNR (847-7667).
- Faites du bénévolat auprès d’un club de naturalistes ou d’un parc provincial de votre région pour prendre part à des relevés ou à des travaux d’intendance concernant les espèces en péril.
- Les espèces envahissantes constituent une menace importante pour beaucoup d’espèces en péril de l’Ontario. Voyez ce que vous pouvez faire pour aider à réduire la menace des espèces envahissantes à l’adresse ontario.ca/especesenvahissantes, au www.especesenvahissantes.gc.ca, au www.invadingspecies.com (en anglais seulement) et au www.ontarioinvasiveplants.ca (en anglais seulement).
- Les propriétaires de terrains privés ont un rôle important à jouer en ce qui concerne le rétablissement des espèces en péril. Si vous trouvez le méné miroir dans un cours d’eau traversant ou longeant votre propriété, vous pourriez être admissible à des programmes d’intendance servant à la protection et au rétablissement des espèces en péril et de leurs habitats.
Le saviez-vous?
Le méné miroir est une espèce commune et abondante dans le centre de son aire de répartition nord-américaine, mais il est plus rare et plus susceptible d’être considéré comme une espèce menacée aux extrémités de cette aire, plus précisément en Ontario, dans l’État de New York, au Michigan, en Alabama et en Géorgie.
Le saviez-vous?
Les ménés miroir atteignent la maturité sexuelle à deux ans, et la majorité d’entre eux ne vivent pas au-delà de trois ans.
Le saviez-vous?
Le méné miroir est facile à confondre avec le méné émeraude et la tête rose, ce qui a sans doute contribué au fait que sa présence au Canada n’a été confirmée qu’en 1973, alors qu’il y a peut-être toujours vécu.

