Menacée
Description
Le méné à grandes écailles est un vairon relativement grand qui peut mesurer jusqu’à 23 cm de long. Il est corpulent et relativement charnu. Il a les flancs argentés, le dos vert grisâtre et le ventre blanc argenté. Le bas de sa queue est garni de blanc. Aux coins de sa bouche se trouvent de minuscules « moustaches » charnues appelées barbillons.
Mesures que nous prenons:
Aire de répartition
L’aire de répartition du méné à grandes écailles comprend le bassin versant du Mississippi et s’étend des Grands Lacs jusqu’à la côte du golfe du Mexique (du côté sud), jusqu’aux contreforts des Appalaches (du côté est), puis jusqu’à la région des grandes plaines (à l’extrémité ouest). En Ontario, on le retrouve dans le lac Érié et le lac Sainte-Claire. Il vit aussi au Manitoba, plus précisément dans la rivière Rouge et la rivière Assiniboine inférieure.
Habitat
Dans la majeure partie de son aire de répartition nord-américaine, le méné à grandes écailles préfère les rivières moyennes à grandes ayant un courant assez important et un fond limoneux, sablonneux ou graveleux. Par contre, en Ontario, on le retrouve seulement dans les Grands Lacs. Il vit habituellement à une profondeur de 7 à 12 m, et on estime qu’il fraie en mai et en juin dans des zones d’eau libre. Il se nourrit de larves d’insectes aquatiques, ainsi que de crustacés et de mollusques, dont les moules zébrées.
Menaces
Les menaces qui pèsent sur le méné à grandes écailles peuvent comprendre la dégradation d’habitat, la modification de la température de l’eau, la surcharge en sédiments et en nutriments, les espèces exotiques, la modification de la chaîne alimentaire et l’arrivée de nouveaux prédateurs.
Jusque dans les années 1950, le méné à grandes écailles a été considéré comme une espèce commune dans le lac Érié. Le déclin de ses populations a coïncidé avec la réduction en nombre de ses proies, dont les nymphes d’éphémère commune. Dans les années 1950 et 1960, l’écoulement excessif de nutriments provenant de la pollution urbaine et agricole a entraîné l’eutrophisation de certains lacs, ce qui a probablement causé le déclin des populations d’éphémères communes. L’eutrophisation est un processus par lequel une masse d’eau s’enrichit de nutriments dissous provenant des engrais ou des égouts. Cela stimule la croissance et la décomposition des plantes, ce qui entraîne un appauvrissement en oxygène et une diminution de la qualité de l’eau.
Protection
Le méné à grandes écailles est protégé aux termes de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l'Ontario et de la Loi sur les espèces en péril du gouvernement fédéral.
Cette espèce ou son habitat sont aussi protégés aux termes d'autres lois, notamment la Loi sur les pêches du gouvernement fédéral et la Loi sur les ressources en eau de l'Ontario.
Ce que vous pouvez faire pour venir en aide au méné à grandes écailles
- Le ministère des Richesses naturelles fait le suivi d’espèces en péril comme le méné à grandes écailles. Lorsque vous observez des spécimens de cette espèce, la façon la plus pratique de le signaler au Centre d’information sur le patrimoine naturel consiste à utiliser le formulaire en ligne qui se trouve au nhic.mnr.gov.on.ca (en anglais seulement). Il est aussi très utile d’ajouter des photos accompagnées de coordonnées cartographiques ou de données sur les emplacements précis.
- Signalez toute activité illégale relative aux plantes et aux animaux sauvages au 1-877-TIPS-MNR (847-7667).
- Les propriétaires de terrains privés ont un rôle important à jouer en ce qui concerne le rétablissement des espèces en péril. Or, il se peut que vous soyez admissible à des programmes d’intendance servant à la protection et au rétablissement des espèces en péril et de leurs habitats.
- Les agriculteurs et les propriétaires de terrains peuvent contribuer à améliorer l’habitat des poissons et à garder l’eau salubre et propre en maintenant une végétation naturelle en bordure des ruisseaux et des rivières, et en empêchant les étendues d’eau de l’Ontario de recevoir des eaux polluées et de se remplir de sédiments issus de l’érosion. Pour plus de renseignements sur les programmes et l’aide financière à l’intention des propriétaires de terrains admissibles, veuillez visiter le site Web de l’Association pour l’amélioration des sols et des récoltes de l’Ontario.
- Faites du bénévolat auprès d’un club de naturalistes ou d’un parc provincial de votre région pour prendre part à des relevés ou à des travaux d’intendance concernant les espèces en péril.
Le saviez-vous?
Il est possible que le méné à grandes écailles bénéficie en fait de l’invasion de moules zébrées. La raison en est que les moules zébrées améliorent la clarté de l’eau du lac Érié, ce qui a peut-être contribué à améliorer l’habitat de la principale source de nourriture du méné à grandes écailles : les nymphes d’éphémère commune. En outre, il a été démontré que les moules zébrées font partie de l’alimentation du méné à grandes écailles.
Le saviez-vous?
La diminution de la pollution dans le lac Érié et aux alentours entraîne une amélioration considérable de la qualité de l’eau, ce qui contribue à améliorer les conditions d’habitat du méné à grandes écailles.
Communiquez avec votre bureau local du ministère
Souvent, la meilleure source de renseignements sur les espèces en péril est votre bureau du MRN. Communiquez avec lui pour poser des questions ou faire part de vos inquiétudes.

