Mulette du Necture

(Simpsonaias ambigua)

En voie de disparition

 
 
Mulette du Necture
Carte de présence pour la mulette du Necture

Description

La mulette du Necture est une petite moule d’eau douce de moins de cinq centimètres de longueur. On la distingue des autres moules de l’Ontario grâce à sa coquille, mince, molle et oblongue. L’extérieur de la coquille, jaune ou brun, est sans marques.

 
 

Aire de répartition

En Ontario, on trouve la mulette du Necture dans la rivière Sydenham Est et en un seul endroit de la rivière Thames. Cette moule a disparu de la rivière Détroit à cause de l’envahissement de la moule zébrée, mais il est peut-être encore possible d’en trouver très localement dans le delta de la rivière Sainte-Claire (dans le lac Sainte-Claire).

Habitat

La mulette du Necture préfère les cours d’eau au substrat mou et au débit rapide. On la trouve souvent enfouie dans le sable ou le limon, sous de grosses roches en eaux peu profondes, dans des hauts-fonds de gravier ou dans la vase. On la trouve dans les ruisseaux où vit le necture tacheté, un cousin aquatique des salamandres. Les larves de la mulette du Necture sont des parasites qui s’attachent au corps du necture (leur « hôte ») dont elles se nourrissent jusqu’à leur métamorphose en juvéniles, après quoi elles s’en détachent. Les moules adultes filtrent l’eau pour en extraire la nourriture, comme des bactéries et des algues.

Menaces

La mulette du Necture est menacée par la pollution et l’envasement, lequel résulte de l’accumulation excessive de sédiments provenant des zones agricoles et urbaines voisines. L’envasement est particulièrement à craindre, car il étouffe les moules et détruit l’habitat de son hôte, le necture tacheté. La moule zébrée, une espèce envahissante originaire d’Europe, représente une grave menace, car elle tue les moules indigènes en se fixant à elles, ce qui nuit à leur respiration, à leur alimentation, à leur excrétion et à leur mouvement.

Protection

La mulette du Necture est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario.

Pour obtenir plus de renseignements sur les mesures législatives qui permettent de protéger les espèces en péril de l’Ontario, consultez le site ontario.ca/especesenperil.

Ce que vous pouvez faire pour aider la mulette du Necture

  • Le ministère des Richesses naturelles surveille les espèces en péril comme la mulette du Necture. Vous pouvez utiliser un formulaire en ligne pour rapporter vos observations au Centre d’information sur le patrimoine naturel. Des photographies et des coordonnées cartographiques sont toujours utiles. nhic.mnr.gov.on.ca/nhic_f.html
  • Signalez toute activité illégale se rapportant aux plantes et à la faune en composant le 1 877 TIPS-MNR (847-7667).
  • Vous pouvez contribuer à améliorer l’habitat des moules et à garder l’eau de l’Ontario propre en préservant la végétation naturelle en bordure des ruisseaux et des rivières. Les racines des plantes réduisent l’érosion et peuvent empêcher le sol d’être entraîné dans un cours d’eau. Clôturez les abords des ruisseaux afin d’empêcher le bétail (et son fumier) de se retrouver dans l’eau. Il y a bien d’autres gestes que vous pourriez poser pour réduire l’érosion; vous pourriez même être admissible à une aide financière. Pour obtenir de plus amples renseignements, rendez-vous sur le site Web de l’Association pour l’amélioration des sols et récoltes de l’Ontario (AASRO) :www.ontariosoilcrop.org .
  • Les propriétaires de terres privées ont un rôle très important à jouer dans le rétablissement des espèces en péril. Les propriétaires de terrains privés jouent un rôle important dans le rétablissement des espèces en péril. Pour obtenir de plus amples informations, visitez ontario.ca/especesenperil.
  • Les espèces envahissantes constituent une grave menace pour un grand nombre d’espèces en péril de l’Ontario. Pour savoir ce que vous pouvez faire pour contribuer à réduire la menace que représentent les espèces envahissantes, visitez les sites ontario.ca/especesenvahissantes, www.invadingspecies.com, www.ontarioinvasiveplants.ca (en anglais seulement) et www.especesenvahissantes.gc.ca.
  • Faites du bénévolat auprès d’un club local de la nature ou d’un parc provincial afin de participer à des études ou à des activités d’intendance environnementale axées sur les espèces en péril.

Le saviez-vous?

Les larves de la plupart des moules d’eau douce ne peuvent survivre qu’en s’attachant à un poisson (leur « hôte »), dont elles se nourrissent, en véritable parasites, jusqu’à leur métamorphose en juvéniles. La mulette du Necture a la particularité d’avoir choisi comme hôte un cousin des salamandres, le necture tacheté, plutôt qu’un poisson.

Le saviez-vous?

La reproduction des moules repose en grande partie sur la chance. Les mâles rejettent leur sperme dans l’eau et les femelles, s’il y en a dans les environs, le captent en filtrant l’eau à la recherche de nourriture.

Le saviez-vous?

Les peuples autochtones récoltaient les moules pour se nourrir et pour créer des bijoux ou fabriquer des outils. Dans les années 1800, des quantités énormes de moules ont été récoltées dans la rivière Grand pour fabriquer des boutons. Des millions de boutons ont été vendus hors territoire chaque année, jusque dans les années 1940, lorsque le plastique est devenu plus populaire.