Verge d’or voyante

(Solidago speciosa)

En voie de disparition (population des plaines des Grands Lacs) Menacée (population boréale)

 
 
Verge d’or voyante

Description

La verge d’or voyante est une grande plante vivace de la famille des astéracées. Elle peut atteindre une hauteur de 2 m. Ses feuilles inférieures sont larges, dentées et ovées, tandis que ses feuilles supérieures sont beaucoup plus petites, à bords plus lisses. La verge d’or voyante a normalement de nombreuses tiges non ramifiées, dressées à partir d’une touffe centrale. Les petites fleurs jaunes forment une touffe cylindrique sur les 30 cm supérieurs de la tige.

 

Mesures que nous prenons:

 
 
 
 
 
 

Aire de répartition

La verge d’or voyante est très répandue dans l’est des États-Unis, du New Hampshire, à l’ouest, jusqu’au Wyoming, et au sud, jusqu’au Nouveau-Mexique et aux états du Golfe. Au Canada, cette espèce est confinée au sud-ouest et au nord-est de l’Ontario. Dans le sud-ouest de l’Ontario, on a observé, en 2008, deux populations sur le territoire de la Première nation de Walpole Island, dans le comté de Lambton, qui comptaient environ 800 individus. Le nord-ouest de l’Ontario abrite une seule population d’environ 1 000 individus.

Habitat

La verge d’or voyante est une plante d’habitat ouvert. Dans le sud-ouest de l’Ontario, elle pousse dans les graminées de prairie et les savanes de chênes, sur des loams sableux fins. Des feux fréquents entretiennent l’état ouvert de ces habitats. Dans le nord-ouest de l’Ontario, l’espèce pousse dans les graminées de prairie, sur des pentes exposées au sud à sols peu profonds sur assise rocheuse, bordées de pins gris et blancs. L’habitat y reste ouvert, car le sol est peu profond et empêche les arbres et les arbustes de s’y établir.

Menaces

La principale menace à laquelle la verge d’or voyante est exposée est la destruction de l’habitat attribuable aussi bien à l’aménagement qu’à l’expansion agricole. Les autres menaces comprennent les dommages causés aux individus par la circulation des piétons et des véhicules tout-terrains, ainsi que la compétition par les plantes envahissantes comme le roseau commun (Phragmites australis spp. australis) et le mélilot blanc (Melilotus alba). Un facteur limitatif pour cette espèce est le déclin de l’habitat de prairie de graminées et de savane dans le sud de l’Ontario.

Protection

La verge d’or voyante est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario et de la Loi sur les espèces en péril du Canada.

Pour obtenir plus de renseignements sur les mesures législatives qui permettent de protéger les espèces en péril de l’Ontario, consultez le site ontario.ca/especesenperil.

Ce que vous pouvez faire pour aider la verge d’or voyante

  • Le ministère des Richesses naturelles effectue le suivi des espèces en péril comme la verge d’or voyante . Vous pouvez utiliser un formulaire en ligne pratique pour signaler vos observations au Centre d’information sur le patrimoine naturel. Les photographies accompagnées d’information sur les endroits précis où elles ont été prises ou de coordonnées cartographiques sont toujours utiles. nhic.mnr.gov.on.ca/nhic_f.html(en anglais seulement).
  • Signalez toute activité illégale se rapportant aux plantes et à la faune en composant le 1 877 TIPS-MNR (847-7667).
  • Les propriétaires de terres privées ont un rôle très important à jouer dans le rétablissement des espèces en péril. Si vous trouvez l’airelle à longues étamines sur votre propriété, vous pourriez être admissible à des programmes d’intendance qui contribuent à la protection et au rétablissement des espèces en péril et de leurs habitats. Pour obtenir de plus amples informations, visitez ontario.ca/especesenperil.
  • La verge d’or voyante, comme de nombreuses autres espèces en voie de disparition, dépend de prairies de graminées en bonne santé. Pour en savoir plus sur cet habitat, les espèces qui en dépendent et ce que vous pouvez faire à ce sujet, visitez : www.tallgrassontario.org (en anglais seulement).
  • Faites du bénévolat auprès de votre club de nature local ou du parc provincial en participant à des tâches d’enquête ou d’intendance axées sur les espèces en péril.
  • Les pollinisateurs comme les abeilles jouent un rôle déterminant dans la survie d’un grand nombre de plantes rares en Ontario, mais leur nombre est en net déclin dans le monde entier. Pour savoir comment aider les scientifiques à surveiller les populations de pollinisateurs en Ontario, visitez : www.seeds.ca/proj/poll (en anglais seulement).
  • Les espèces envahissantes constituent une grave menace pour un grand nombre d’espèces en péril de l’Ontario. Pour savoir ce que vous pouvez faire pour contribuer à réduire la menace que représentent les espèces envahissantes, visitez les sites ontario.ca/especesenvahissantes, www.invadingspecies.com, www.ontarioinvasiveplants.ca (en anglais seulement) et www.especesenvahissantes.gc.ca.
  • Le Programme de gérance agroenvironnementale Canada-Ontario est offert aux agriculteurs pour encourager une protection et une conservation accrues de l’habitat pour les espèces en péril. Pour en savoir plus :www.omafra.gov.on.ca/french/environment/efp/efp.htm.

Le saviez-vous?

La population de la verge d’or voyante du nord-ouest de l’Ontario ne semble appartenir à aucune variété connue de l’espèce. On a reconnu de deux à quatre de ces variétés. Il peut s’agir d’une variété endémique à l’Ontario et aux abords du Manitoba.

Le saviez-vous?

Les Autochtones utilisaient la racine de cette espèce pour traiter les brûlures, les muscles déchirés, les troubles respiratoires et l’accouchement difficile.

 

Loi sur les espèces en voie de disparition


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