Préoccupante
Description
Le hibou des marais a une tête grosse et ronde, affublée de petites aigrettes couvertes de plumes, semblables à des oreilles. Ce strigidé de taille moyenne mesure entre 34 et 42 cm de longueur environ, et possède des ailes assez longues et une queue courte. Les adultes présentent une coloration cryptique leur servant de camouflage. Ils ont le dos brun et leur poitrine, de couleur blanc chamois, présente des rayures brunes. Les individus des deux sexes possèdent une apparence similaire, toutefois, les femelles sont légèrement plus corpulentes et leur dos a également tendance à être plus foncé.
Ses couleurs sont un excellent camouflage. De ce fait, l'oiseau est observé le plus souvent lorsqu'il est en vol, notamment à l'aube et au crépuscule. On peut l'identifier facilement grâce à son vol irrégulier, qui est semblable à celui d’un papillon nocturne à la recherche de nourriture. Ses battements d’ailes sont amples, il plane à l’occasion, et il a l’habitude de voler au ras de parcelles de prairies ou de marais.
Mesures que nous prenons:
Aire de répartition
Le hibou des marais est présent partout dans le monde. En Amérique du Nord, son aire de répartition s'étend de la toundra au centre des États-Unis, plus au sud. En Ontario, sa population est plus dispersée, plus particulièrement le long des côtes de la baie James et de la baie d’Hudson, le long de la rivière des Outaouais à l'est de l'Ontario, à l'extrême ouest du district de la rivière à la Pluie, et ailleurs au sud de l'Ontario, à des endroits comme les îles Wolfe et Amherst près de Kingston. La plupart des populations sont migratoires, et se déplacent vers le sud en hiver.
Habitat
Le hibou des marais vit dans des habitats ouverts comme les prairies, les marais et la toundra, où il niche à même le sol et chasse de petits mammifères; notamment des campagnols.
Menaces
Autrefois, le hibou des marais était sans doute plus répandu et davantage répandu dans le sud de l’Ontario, étant donné que cette région comptait des zones plus importantes de prairie et de savane indigènes, leur habitat de prédilection. La création de nouvelles prairies, par l'entremise du déboisement aux fins de mise en valeur de nouvelles terres agricoles, a certainement profité à l’espèce pendant un temps, mais le recours à des méthodes d’agriculture de plus en plus intensives, utilisant le fauchage des champs pendant la saison de nidification et le surpâturage par le bétail, a rendu ces zones inadaptées pour cette espèce. La diminution des marais est l’une des menaces qui pèsent sur cette espèce.
Protection
Le hibou des marais est désigné en tant qu'espèce préoccupante aux termes de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l'Ontario. Bien que les espèces préoccupantes ne fassent pas l'objet de protection juridique aux termes de cette loi, l'espèce est désignée « oiseau spécialement protégé », en vertu de la Loi sur la protection du poisson et de la faune de l'Ontario.
Ce que vous pouvez faire pour venir en aide au hibou des marais
- Le ministère des Richesses naturelles fait le suivi d’espèces en péril comme le hibou des marais. Lorsque vous observez des spécimens de cette espèce, la façon la plus pratique de le signaler au Centre d’information sur le patrimoine naturel consiste à utiliser le formulaire en ligne qui se trouve au nhic.mnr.gov.on.ca/nhic_f.html (en anglais seulement).Il est aussi très utile d’ajouter des photos accompagnées de coordonnées cartographiques ou de données sur les emplacements précis.
- Signalez toute activité illégale se rapportant aux plantes et à la faune en composant le 1 877 TIPS-MNR (847-7667).
- Les propriétaires de terrains privés jouent un rôle important dans le rétablissement des espèces en péril. Vous pourriez être admissible à des programmes d’intendance qui contribuent à la protection et au rétablissement des espèces en péril et de leurs habitats.
- Études d'oiseaux Canada est un organisme voué à la promotion de la compréhension, de l'appréciation et de la conservation des oiseaux sauvages et de leurs habitats en Ontario et ailleurs au pays. Pour savoir comment vous pouvez vous prendre part à ses efforts, y compris la participation au Programme de surveillance des marais des Grands Lacs, veuillez consulter le site Web suivant : www.bsc-eoc.org.
- Faites du bénévolat auprès d'un club de naturalistes ou d'un parc provincial de votre région pour prendre part à des relevés ou des travaux d'intendance concernant les espèces en péril.
Le saviez-vous?
Cet oiseau chasse le jour comme la nuit; principalement à l'aube et au crépuscule en hiver. Il survole des champs ouverts à basse altitude et repère ses proies à l'ouïe. Il donne un coup fatal à sa proie en mordant l'arrière de son crâne et l'avale souvent en entier.
Le saviez-vous?
Le hibou des marais est l'une des rares espèces qui semblent avoir tiré profit de l'exploitation minière. Cette espèce niche dans les mines restaurées et réactivées, transformées en aires ouvertes recouvertes de végétation, au sud de son aire de répartition normale.
Le saviez-vous?
Dans certains domaines, le hibou des marais est en concurrence avec l'Effraie des clochers (Tyto alba). Certains programmes de nichoirs fructueux destinés à attirer les Effraies des clochers ont coïncidé avec le déclin des populations de hibou des marais dans la même zone.
Le saviez-vous?
Le hibou des marais est un oiseau nomade, ce qui veut dire qu'il parcourt de grandes distances et s'installe habituellement dans les zones où les densités de proies sont élevées.
Le saviez-vous?
Son nom scientifique en latin, Asio flammeus, correspond à « hibou à cornes » (Asio) et « flamboyant » ou « enflammé » (flammeus), en référence à son plumage.
Le saviez-vous?
Il existe dix sous-espèces de hibou des marais que l'on peut trouver dans tous les continents, sauf en Antarctique et en Australie.

