Préoccupante
Description
Le chêne de Shumard est un grand arbre qui mesure jusqu’à 40 mètres et possède des branches massives. L’écorce de cet arbre est de couleur brun-gris à brun foncé et est fissurée en surface. Ses feuilles sont luisantes sur le dessus et comptent cinq à neuf lobes profondément découpés, chacun pourvu de plusieurs grandes dents bien distinctes ou de lobes plus petits. Le fruit est un gland formé d’une noix de 14 à 30 mm surmontée d’une cupule en forme de soucoupe aplatie, de couleur brun pâle à brun rougeâtre.
Mesures que nous prenons:
Aire de répartition
Le chêne de Shumard pousse principalement dans le centre sud des États-Unis, depuis l’Indiana et l’Ohio jusqu’au Kansas, à l’Oklahoma et au Texas du côté ouest, puis jusqu’à la côte du golfe du Mexique et au nord de la Floride du côté sud, et enfin jusqu’à la Caroline du Nord du côté est. Des populations distinctes se trouvent en Pennsylvanie et au Maryland. En Ontario, le chêne de Shumard pousse dans les comtés d’Essex, de Kent, d’Elgin et de Lambton – dans la partie sud-ouest de la province –, et dans la municipalité régionale de Niagara.
Habitat
Le chêne de Shumard préfère les sols humides et peut pousser près de l’eau et dans des zones marécageuses. On le retrouve habituellement dans les forêts de feuillus ou sur les bandes incultes le long des clôtures.
Menaces
Les arbres se trouvant le long d’une clôture risquent d’être éliminés par des travaux de débroussaillage et de défrichage. Dans les forêts, les gros arbres peuvent être abattus pour leur bois. Le chêne de Shumard se retrouve dans des comtés qui ont perdu la majeure partie de leur couvert forestier, ce qui représente un habitat propice à cette espèce d’arbre.
Protection
Le chêne de Shumard est désigné en tant qu’espèce préoccupante aux termes de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario. Bien que les espèces préoccupantes ne fassent pas l’objet de protection juridique aux termes de cette loi, plusieurs des endroits où vit cette espèce en Ontario se trouvent dans des zones protégées, ce qui leur apporte une certaine protection.
Ce que vous pouvez faire pour venir en aide au chêne de Shumard
- Le ministère des Richesses naturelles fait le suivi d’espèces en péril comme le chêne de Shumard. Lorsque vous observez des spécimens de cette espèce, la façon la plus pratique de le signaler au Centre d’information sur le patrimoine naturel consiste à utiliser le formulaire en ligne qui se trouve au nhic.mnr.gov.on.ca/nhic_f.html (en anglais seulement). Il est aussi très utile d’ajouter des photos accompagnées de coordonnées cartographiques ou de données sur les emplacements précis.
- Signalez toute activité illégale se rapportant aux plantes et à la faune en composant le 1 877 TIPS-MNR (847-7667).
- Les propriétaires de terrains privés jouent un rôle important dans le rétablissement des espèces en péril. Si vous trouvez le chêne de Shumard sur votre propriété, vous pourriez être admissible à des programmes d’intendance qui contribuent à la protection et au rétablissement des espèces en péril et de leurs habitats.
- Faites du bénévolat auprès de votre club de nature local ou du parc provincial en participant à des tâches d'enquête ou d'intendance axées sur les espèces en péril.
- Les forêts caroliniennes du sud de l’Ontario abritent une impressionnante diversité de plantes et d’animaux sauvages, dont un bon nombre d’espèces en péril. L’organisme Carolinian Canada œuvre en vue de rétablir les espèces en péril et leurs habitats. Pour plus de renseignements, veuillez consulter le site www.carolinian.org/specieshabitats.htm (en anglais seulement).
Le saviez-vous?
Ses feuilles luisantes à lobes profondément découpés facilitent l’identification du chêne de Shumard, qui est par ailleurs assez semblable au chêne rouge.
Le saviez-vous?
À l’automne, le chêne de Shumard garde ses feuilles plus longtemps que les autres espèces de chêne.
Le saviez-vous?
Dans le sud des États-Unis, où l’espèce est particulièrement commune, le chêne Shumard constitue une importante source de nourriture pour les oiseaux chanteurs, le dindon sauvage, les oiseaux aquatiques, le cerf de Virginie et les écureuils. On utilise son bois commercialement pour faire des armoires, des meubles, des planchers et du bois d’œuvre.
Communiquez avec votre bureau local du ministère
Souvent, la meilleure source de renseignements sur les espèces en péril est votre bureau du MRN. Communiquez avec lui pour poser des questions ou faire part de vos inquiétudes.

