Gomphe des rapides

(Gomphus quadricolor)

En voie de disparition à l’échelle nationale et désigné comme espèce en voie de disparition par le gouvernement fédéral

 
 
Gomphe des rapides
Carte de présence pour le gomphe des rapides

Description

Le gomphe des rapides est une libellule de petite taille à coloration vive, d’une longueur de 42 à 45 millimètres. Ses yeux sont vert bleuté, sa face est vert jaunâtre clair et porte deux lignes transversales foncées, son thorax est orné d’une alternance de bandes noir brunâtre et vert jaunâtre et ses ailes sont transparentes. Comme toutes les libellules, le gomphe des rapides naît sous la forme d’une larve aquatique, puis se transforme en insecte ailé durant l’été.

 
 

Aire de répartition

À l’échelle mondiale, le gomphe des rapides est une espèce rare à peu commune dont l’aire de répartition englobe tout l’est de l’Amérique du Nord. Dans cette aire, l’espèce et son habitat sont répartis localement, et on trouve de vastes secteurs où l’espèce n’est pas présente.

La plupart des populations se trouvent dans le Midwest des États-Unis, mais l’aire de répartition s’étend depuis le nord de l’Alabama et de la Géorgie jusqu’au sud de l’Ontario et depuis le Maine jusqu’à l’est du Minnesota. En Ontario, le gomphe des rapides n’a été observé que dans quatre rivières du sud et de l’est de la province : la Thames, la Humber, la Credit et la Mississippi.

Habitat

Le gomphe des rapides vit généralement dans les lits de gravier et les fosses bourbeuses des rivières moyennes à grandes dont l’eau est claire et limpide. Les larves habitent les fosses bourbeuses calmes. Les mâles adultes se posent sur les pierres exposées et d’autres saillies au milieu des rapides. Les mâles ont un comportement plutôt territorial; ils font de courts vols au-dessus du cours d’eau, puis retournent au même endroit. Les femelles adultes occupent les forêts riveraines et fréquentent seulement les eaux peu profondes et les fosses lorsqu’elles sont prêtes à s’accoupler et à pondre leurs œufs.

Menaces

La menace la plus importante pour le gomphe des rapides est la dégradation des habitats riverains. Les activités qui ont des répercussions sur la quantité et la qualité de l’eau dans les rivières, comme les barrages et la pollution, constituent également des menaces. La dégradation des habitats a entraîné la disparition apparente de l’espèce sur la rivière Credit et une diminution de la population sur la rivière Humber.

Protection

Le gomphe des rapides est une espèce en voie de disparition et est visée par une protection automatique des espèces aux termes de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario. La protection générale des habitats sert également à protéger l’habitat de l’espèce contre les dommages et la destruction. Une stratégie de rétablissement et un règlement pour la protection de l’habitat de l’espèce sont en cours d’élaboration.

Le gomphe des rapides a également été désigné à l’échelle nationale comme une espèce en voie de disparition par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC).

Pour obtenir plus de renseignements sur les mesures législatives qui permettent de protéger les espèces en péril de l’Ontario, consultez le site ontario.ca/especesenperil.

Mesures que vous pouvez prendre pour aider le gomphe des rapides

  • Agissez comme bénévole au sein d’un club naturalist ou d’un parc provincial afin de participer à des sondages ou à des travaux d’intendance axés sur les espèces en péril.
  • Vous ne devez pas perturber ou harceler les animaux sauvages. Soyez respectueux et observez la faune à distance.
  • Le ministère des Richesses naturelles assure le suivi des espèces en péril comme le gomphe des rapides. Vous pouvez remplir un formulaire en ligne afin de signaler vos observations au Centre d’information sur le patrimoine naturel. Les photos avec les emplacements précis et les coordonnées de représentation graphique nous sont toujours utiles! nhic.mnr.gov.on.ca/nhic_f.html(en anglais seulement).
  • L’érosion du sol et le ruissellement contribuent à la pollution des cours d’eau de l’Ontario par les engrais et les pesticides. Vous pouvez contribuer de plusieurs façons à réduire ces effets; dans certains cas, vous pourriez même être admissible à une aide financière. Pour obtenir plus de renseignements sur ces initiatives et sur d’autres programmes offerts, veuillez communiquer avec l’Association pour l’amélioration des sols et des récoltes de l’Ontario ou consulter le site www.ontariosoilcrop.org.
  • Signalez toute activité illégale se rapportant aux plantes et à la faune en composant le 1 877 TIPS-MNR (847-7667).
  • Les propriétaires fonciers jouent un rôle très important dans le rétablissement du gomphe des rapides. Si vous trouvez des gomphes des rapides sur votre terrain, vous pourriez être admissible à des programmes d’intendance qui appuient la protection et le rétablissement des espèces en péril et de leurs habitats. Pour obtenir de plus amples informations, visitez ontario.ca/especesenperil.
  • Faites du bénévolat auprès de votre club de nature local ou du parc provincial en participant à des tâches d'enquête ou d'intendance axées sur les espèces en péril.
  • Les organismes étrangers nuisibles dont l’introduction ou la propagation menace l’environnement, l’économie ou la société sont appelés « espèces envahissantes ». Pour en savoir plus sur ce que vous pouvez faire pour contribuer à réduire la menace des espèces envahissantes, consultez les sites suivants : ontario.ca/especesenvahissantes, www.invadingspecies.com, www.ontarioinvasiveplants.ca (en anglais seulement) .

Le saviez-vous?

Les plus importants prédateurs des larves de gomphe des rapides sont les poissons; les prédateurs des adultes sont les oiseaux, les grenouilles, les libellules plus grosses et les araignées. Il s’agit toutefois de processus naturels qui ne constituent probablement pas une menace importante pour les populations saines de gomphes des rapides.

Le saviez-vous?

Les femelles pondent leurs œufs à la surface des eaux vives. Les œufs flottent en aval vers les fosses calmes, où les larves éclosent.

Le saviez-vous?

Les gomphes adultes ne vivent que trois à quatre semaines, soit entre le début de juin et la mi-juillet.

Le saviez-vous?

Les larves s’enfouissent sous une fine couche de sédiments et « respirent » avec le bout dégagé de leur abdomen.

 

Loi sur les espèces en voie de disparition


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