Plusieurs plantes de l’Ontario sont en voie de disparition
Lorsque vous pensez aux espèces en voie de disparition, il se peut que ce soit les animaux qui vous viennent d’abord à l’esprit – l’ours polaire, le caribou ou les oiseaux. Mais les plantes sont un élément tout aussi important de la biodiversité de l’Ontario – presque un tiers des espèces qui risquent de disparaître de l’Ontario sont des plantes.
Parmi les plantes menacées de disparition en Ontario, il y a, entre autres, des arbres, des plantes aquatiques, des asters et des orchidées. Elles sont menacées par la perte de leur habitat, les espèces envahissantes et d’autres facteurs.
On associe souvent les lichens avec les plantes, mais elles ce sont plutôt des organismes composés de champignons coexistant avec des algues ou des bactéries. Deux types de lichens risquent actuellement de disparaître de l’Ontario.
Cliquez sur les liens ci-dessous pour en apprendre davantage sur les plantes et lichens en péril de l’Ontario et savoir ce que vous pouvez faire pour contribuer à leur protection.
Des efforts sont faits dans le parc national des Îles-du-Saint-Laurent pour réintroduire l’airelle à longues étamines là où l’habitat s’y prête afin d’accroître le nombre d’individus de l’espèce. Des recherches connexes sont en cours en partenariat avec des universités.
En Colombie-Britannique, l’ammanie robuste pousse à côté d’une autre espèce en péril, le rotala rameux (Rotalaramosior). Bien que ces espèces poussent aussi toutes deux en Ontario, on ne les trouve pas ensemble.
La racine de l’arisème est amère et vénéneuse, à moins de subir une préparation spéciale; cela dit, elle a été utilisée à des fins médicales par les peuples autochtones et les colons européens.
Puisque l’aristide à rameaux basilaires est une annuelle, sa croissance et sa reproduction sont influencées par les conditions environnementales propres à chaque année. Cela rend difficile l’estimation de la taille des populations puisqu’un certain nombre de plantes présentes en un endroit peuvent demeurer relativement indécelables dans la banque de graines du sol pendant une année ou une autre.
Les deux populations de l’asclépiade à quatre feuilles que l’on sait toujours exister en Ontario n’ont été découvertes que récemment, c'est-à-dire en 2006 et 2007. Il est possible que d’autres populations soient répertoriées à l’avenir.
Les Autochtones se servaient de l’aster très élevé pour traiter les maux d’estomac et les blessures. Ils en fumaient aussi les feuilles séchées à la chasse pour s’attirer la bonne chance.
Les graines de buchnéra d’Amérique ont besoin de lumière pour germer. Par conséquent, l’espèce dépend de perturbations comme le feu et la fluctuation des niveaux de l’eau pour que la végétation, les arbres et les arbustes produisant de l’ombre n’envahissent pas leur habitat.
On a donné à la carmantine d'Amérique le nom latin de Justicia americana en l’honneur de James Justice, un horticulteur et botaniste écossais du 18e siècle. Americana signifie qu’il s’agit d’une espèce indigène des Amériques.
Cette espèce est nouvellement arrivée dans le domaine scientifique. La biologie du carex des genévriers n’est pas bien connue, puisque la plante à seulement été découverte en Ontario au début des années 1990.
Comme les minuscules fleurs du carex faux-lupulina sont pollinisées par le vent, la plante n’attire pas beaucoup d’insectes. Cependant, les chenilles de divers papillons, hespéries et papillons nocturnes se nourrissent de diverses espèces de carex et leurs graines servent de nourriture à un certain nombre d’espèces d’oiseaux.
Le chardon de Pitcher a été nommé en l’honneur du docteur Zina Pitcher, chirurgien d’armée en postependant les années 1820 à Fort Brady, Sault Ste. Marie, sur le lac Supérieur.
On se servait du châtaignier d’Amérique pour traiter de nombreux malaises (de la toux et la dermatite aux problèmes cardiaques), comme aliment et boisson de base, pour construire des abris, comme bois de chauffage et comme teinture. Les premiers colons se rendirent vite compte des nombreux et importants usages de cet arbre.
Ses feuilles luisantes à lobes profondément découpés facilitent l’identification du chêne de Shumard, qui est par ailleurs assez semblable au chêne rouge.
Les feuilles et les graines du chicot févier contiennent un alcaloïde toxique, la cytisine, dont l’ingestion peut être mortelle. Cependant, les peuples autochtones torréfient les graines de chicot févier afin de les utiliser pour traiter les maux de tête et soulager les problèmes de digestion. La torréfaction est censée neutraliser les toxines.
Les Autochtones utilisaient le chimaphile maculé à diverses fins médicinales, dont des cataplasmes, comme traitement des rhumatismes, du rhume et de la fièvre.
Les fruits rouge vif de cet arbre sont toxiques pour l'humain, mais comestibles pour plus d'une cinquantaine d'espèces d'oiseaux et de petits mammifères. Ces animaux contribuent à la dispersion des graines de cornouiller fleuri à travers les forêts.
Les graines de l’éléocharide géniculée peuvent demeurer dans le sol pendant des années en attendant que les conditions soient favorables à leur croissance.
Le frêne bleu a été nommé ainsi en raison de la teinture que l’on extrait après avoir broyé et fait cuire l’intérieur de son tronc. Cette teinture était utilisée par les Premières Nations et les premiers colons européens.
La gérardie de Gattinger ressemble tellement à une proche parente, la gérardie de Skinner, que seuls les experts peuvent les distinguer en analysant soigneusement les caractéristiques particulières de leurs fleurs, leurs feuilles et leurs tiges.
L’alétris farineux peut voler des éléments nutritifs d’autres plantes. Cette plante utilise un champignon pour attacher ses propres racines aux racines de sa plante hôte et elle peut ensuite soutirer des éléments nutritifs et d’eau de cette plante.
Les Autochtones se servaient du ginseng à cinq folioles à une grande diversité de fins médicinales, pour traiter, entre autres, les maux de têtes, les otites, les rhumatismes, les convulsions, les saignements, la fièvre, les vomissements, la tuberculose, la gonorrhée et comme remède universel quand les autres traitements ne fonctionnaient pas.
En médecine traditionnelle, les Autochtones utilisaient les racines de cette plante pour faire un thé qui servait à traiter divers maux, notamment les ulcères ou inflammations des membranes muqueuses. De nos jours, l’hydraste du Canada demeure populaire en phytothérapie, mais il ne faudrait utiliser que les plantes produites dans des fermes, étant donné l’extrême rareté de cette espèce dans la nature.
Les hyménoxys herbacés de l’Ontario constituent environ 95 % des populations de cette espèce à l’échelle mondiale. L’hyménoxys herbacé fait partie du nombre très limité d’espèces de plante dont l’aire de répartition mondiale se trouve principalement en Ontario.
Il existe plusieurs types d’isoètes et il peut être difficile de les distinguer. Les chercheurs doivent examiner cette plante au microscope afin de la différencier des autres types d’isoète.
Contrairement aux autres plantes florifères, l’isopyre à feuilles biternées ne produit pas de nectar pour attirer les insectes pour qu’ils pollinisent ses fleurs. Cependant, parce qu’il s’agit d’une des premières plantes à produire des fleurs au printemps, elle attire les insectes qui n’ont pas encore de choix plus appétissants.
L’isotrie fausse-médéole semble principalement se reproduire par auto-pollinisation. Les fleurs n’ont pas de fleurs ni d’odeur et la pollinisation par les insectes n’a pas été observée.
Comme toutes les orchidées, l’isotrie verticillée a une relation symbiotique avec des champignons dans le sol, ce qui signifie qu’elle en dépend pour se nourrir et survivre. L’isotrie verticillée ne produira des graines que si les champignons nécessaires sont présents dans le sol.
Le feu joue un rôle important dans le maintient de l’habitat de prairies où pousse le lespédèze de Virginie. En effet, les incendies éliminent naturellement les arbres, les arbustes et de nombreuses plantes envahissantes qui risqueraient de chasser les plantes de prairie en les plongeant dans l’ombre.
Liparis à feuilles de lis often grows in grassland savanna – one of the most espèce en voie de disparition habitats in Canada. This extremely rare community supports an amazing diversity of wildlife, plants, butterflies and other insects.
Le magnolia acuminé tire son nom anglais de ses fruits dont la forme rappelle celle d’un concombre. Ceux-ci passent du vert au rouge à mesure qu’ils mûrissent. Lorsque mûres, les graines huileuses et odorantes sont exposées, suspendues par de petits fils. On croit que ce sont principalement les oiseaux qui consomment les graines qu’ils dispersent par la suite.
Beaucoup d’insectes dépendent du micocoulier rabougri pour leur survie. Plusieurs insectes rares, dont des coléoptères tout récemment découverts au Canada, ont aussi besoin du micocoulier rabougri pour accomplir certaines étapes de leur cycles vitaux.
Contrairement à la plupart des arbres fruitiers qui sont pollinisés par des insectes, c’est le vent qui féconde avec du pollen les fleurs du mûrier rouge.
Les peuples autochtones utilisaient autrefois le noyer cendré pour ses vertus médicinales pour soigner les maux de dents, les blessures et les troubles digestifs.
Les oiseaux se nichent parfois entre les tiges de l’oponce de l’Est, où les épines du cactus contribuent à protéger les œufs et les oisillons des prédateurs.
La phégoptéride à hexagones se reproduit par l’entremise de spores. Ces spores sont contenues dans des structures en forme d’urne nommées sporanges. Les sporanges éclatent lorsqu’elles arrivent à maturité à la fin de l’été, et les spores sont éparpillées dans l’air.
Les graines de cette orchidée sont produites en énormes quantités, mais la germination et la croissance des semis dépendent de la présence d’un champignon particulier dans le sol.
Le feu joue un rôle important dans le maintient de l’habitat des prairies ouvertes où pousse le polygale incarnat. En fait, les incendies stimulent la croissance de ces fleurs résistantes et éliminent naturellement les arbres et les arbustes qui autrement le chasseraient de son habitat.
Les potamots constituent un élément de l'habitat des invertébrés aquatiques, un aliment pour des mammifères et des oiseaux aquatiques et un abri pour des amphibiens et des poissons.
Le potamot de Hill n’a été découvert en Ontario qu’en 1951, mais un spécimen se trouvant au Musée canadien de la nature avait été recueilli en 1901. D’autres spécimens historiques pourraient être découverts dans des collections canadiennes.
Le rosier sétigère est dioïque, c’est-à-dire qu’il possède des structures reproductives mâles et femelles sur deux pieds différents, ce qui est inhabituel pour une espèce de rose.
On croit que les populations de rotala rameux au Canada sont des reliques post-glaciaires – une population naturelle autrefois répandue qui ne survie actuellement que dans des endroits isolés en Colombie-Britannique et en Ontario en raison de changements environnementaux.
Toutes les populations canadiennes du scirpe timide ont été observées près d’ouvertures dans le couvert forestier, ce qui semble indiquer que cette plante ne peut survivre quand le sol est fortement ombragé.
La scolopendre d'Amérique a des besoins très particuliers en matière d’habitat, ce qui cause des difficultés pour sa transplantation et sa propagation artificielle.
Les graines du smilax à feuilles rondes peuvent rester enfouies dans le sol pendant au moins trois ans, attendant les conditions propices pour commencer à produire une nouvelle plante.
Les graines de stylophore à deux feuilles sont munies d’un « élaïosome », une excroissance charnue riche en lipides et en protéines. Les fournis, qui sont attirées par ces élaïosomes, les rapportent à leur nid, les donnent à manger à leurs larves, puis jettent la graine intacte. En se faisant, les fournis disséminent les graines du stylophore à deux feuilles.
On pense que la verge d’or de Houghton a évolué à partir d’une hybridation entre deux autres espèces de verge d’or et une augmentation subséquentes de son nombre de chromosomes.
La verge d’or de Riddell a la capacité de s’autopolliniser, mais c’est une plante principalement exogame qui est pollinisée par différentes espèces de mouches, d’abeilles, de guêpes et de papillons nocturnes.
espèce menacée(population boréale), en voie de disparition (population des plaines des Grands Lacs)
Les Autochtones se servaient de la racine de cette espèce pour traiter les brûlures, les étirements musculaires, les troubles respiratoires et les accouchements difficiles.
La violette pédalée a une façon inhabituelle de disperser ses graines. Ses graines minuscules sont emmagasinées dans une gousse verte et lisse qui s’ouvre en lançant les graines à une distance jusqu’à cinq mètres.
La téphrosie de Virginie a son propre système d’auto-défense contre les insectes qui la dérangent. La roténone, un produit chimique utilisé comme insecticide et pesticide, a été décelé dans la plante.
Ce lichen pousse sur la surface d’autres plantes, sur les roches ou autres structures et tirent les éléments nutritifs dont ils ont besoin de l’air et de la pluie.