Disparue (n’existe plus en Ontario)
Description
Le spatulaire est un poisson charnu et robuste ayant un long museau en spatule, appelé rostre, qui peut représenter jusqu’à la moitié de la longueur du corps. Comme l’esturgeon jaune – son proche cousin –, le spatulaire a une peau lisse et dépourvue d’écailles. Les membres de cette espèce primitive sont parmi les plus gros poissons d’eau douce de l’Amérique du Nord. Le spatulaire peut atteindre deux mètres de long ou plus et peser plus de 70 kg. Les mâles atteignent la maturité sexuelle à sept ans, et les femelles l’atteignent plus tard, entre neuf et douze ans.
Mesures que nous prenons:
Aire de répartition actuelle
L’aire de répartition actuelle du spatulaire comprend le réseau hydrographique du fleuve Mississippi, depuis le Montana jusqu’à la Louisiane, auquel s’ajoutent quelques rivières moins importantes qui se jettent dans le golfe du Mexique.
Aire historique en Ontario
Le spatulaire n’a probablement jamais été commun dans la portion canadienne de cette aire de répartition. On compte seulement trois observations attestées de spécimens de cette espèce dans les eaux ontariennes : une dans le lac Huron (près de Sarnia), une dans la rivière Spanish, et l’autre dans la rivière Nipigon. Le dernier spécimen capturé en Ontario l’a été en 1917.
Raisons de sa disparition de l’Ontario
On ne sait pas exactement ce qui a causé la perte de cette espèce en Ontario, ni dans les Grands Lacs.
Les populations de spatulaire déclinent partout dans son aire de répartition, ce qui est dû en grande partie à la perte d’habitat de frai et à la surpêche. Comme l’esturgeon, le spatulaire est prisé pour ses œufs, transformés en caviar, et il est encore l’objet d’une petite industrie de la pêche commerciale dans certains États. Puisque ce poisson arrive très lentement à maturité, la surpêche peut entraîner une diminution rapide de la population. La construction de barrages est une autre menace qui s’étend à l’ensemble de son aire de répartition : elle peut couper l’accès à des sites de frai, s’accompagner dragage de canaux et causer de la pollution.
Habitat
Le spatulaire vit dans des lacs et des portions de grandes rivières où le courant est faible; au moment du frai, il migre toutefois vers de grandes rivières à fort courant ayant un fond graveleux. Les femelles peuvent pondre plus de 150 000 œufs, mais elles ne fraient pas chaque année.
Contribuez à empêcher la disparition d’autres espèces à risque de l’Ontario
- Le ministère des Richesses naturelles fait le suivi d’espèces en péril comme le spatulaire. Lorsque vous observez des spécimens de ces espèces, la façon la plus pratique de le signaler au Centre d’information sur le patrimoine naturel consiste à utiliser le formulaire en ligne qui se trouve au nhic.mnr.gov.on.ca (en anglais seulement). Il est aussi très utile d’ajouter des photos accompagnées de coordonnées cartographiques ou de données sur les emplacements précis.
- Signalez toute activité illégale concernant les plantes et les animaux sauvages au 1-877-TIPS-MNR (847-7667).
- Les propriétaires de terrains privés ont un rôle important à jouer en ce qui concerne le rétablissement des espèces en péril. Or, il se peut que vous soyez admissible à des programmes d’intendance servant à la protection et au rétablissement des espèces en péril et de leurs habitats.
- Faites du bénévolat auprès d’un club de naturalistes ou d’un parc provincial de votre région pour prendre part à des relevés ou à des travaux d’intendance concernant les espèces en péril.
Le saviez-vous?
Le spatulaire est dépourvu de dents et se nourrit du zooplancton présent dans l’eau : il nage la bouche ouverte et filtre l’eau par les arcs branchiaux dans sa bouche. Ces arcs branchiaux sont munis de filaments, appelés branchiospines, qui captent le zooplancton contenu dans l’eau.
Le saviez-vous?
Le spatulaire est un des plus vieux poissons préhistoriques de l’Ontario; on le retrouve dans des fossiles datant de 70 à 75 millions d’années.
Le saviez-vous?
Le spatulaire (comme l’esturgeon) a un important point en commun avec le requin : son squelette est principalement composé de cartilage, et non d’os.
Communiquez avec votre bureau local du ministère
Souvent, la meilleure source de renseignements sur les espèces en péril est votre bureau du MRN. Communiquez avec lui pour poser des questions ou faire part de vos inquiétudes.