Colin de Virginie

 
(Colinus virginianus)

En voie de disparition

 
 
Colin de Virginie
Carte de présence pour le colin de Virginie
 

Description

Le colin de Virginie est une petite caille au corps arrondi et à la queue courte. Son pelage est principalement un mélange de gris, de roux et de bruns. Sa caractéristique la plus évidente est les motifs surprenants de sa tête, dont un « sourcil » blanc et une tache blanche sur la gorge (beige sur la femelle) divisée par un « masque » noir. Le colin de Virginie émet un son qui ressemble à un sifflement « bob-WHITE » avec l’emphase sur le « WHITE », qui donne à cette caille son nom anglais. Ces oiseaux tenteront parfois de s’évader d’une menace en courant ou ils peuvent rester immobiles sous un couvert pour éviter d’être vus, puis s’envoler en s’éparpillant s’ils sont menacés.

 

Mesures que nous prenons:

 
 
 
 
 
 

Aire de répartition

Dans le sud de l’Ontario, le colin de Virginie se trouve à la limite nord de son aire de répartition. Cet oiseau a grandement profité de la coupe originale des forêts et a élargi de façon considérable son aire de répartition en Ontario. À son apogée il y a plus de cent ans, son aire de répartition ontarienne s’étendait vers le nord jusqu’à la baie Georgienne et vers l’est jusqu’à Kingston. Cette aire s’est constamment rétrécie et comprend maintenant que l’extrémité sud-ouest de la province, principalement l’île Walpole, et possiblement quelques endroits avoisinants et éparpillés. Les signalements isolés à l’extérieur de cette aire sont habituellement des individus d’élevage s’étant évadés.

Habitat

Le colin de Virginie vit dans les savanes, les prairies, dans les champs agricoles abandonnés, les haies arbustives et autres endroits semblables. Les prairies qui sont brûlées de temps en temps sont particulièrement importantes, parce que le feu empêche l’habitat de trop se reboiser. Dans ce type d’endroit, le colin de Virginie peut répondre à la plupart de ses besoins en alimentation, en couvert pour la nidification et en endroits où se cacher et se reposer pendant toute l’année. Dans les conditions hivernales rigoureuses, cet oiseau doit parfois se déplacer vers de petites aires forestières pour trouver des endroits non recouverts de neige pour y chercher de la nourriture. Les colins de Virginie pondent jusqu’à 16 œufs dans une légère dépression naturelle qu’ils doublent de matériel végétal et qu’ils cachent au moyen d’herbes et de vignes vierges.

Menaces

La menace principale qui pèse sur le colin de Virginie est la perte d’habitat provoquée par des pratiques agricoles intensives et l’aménagement urbain. Parce qu’en Ontario, cette espèce se trouve à proximité de la limite nord de son aire de répartition, un grand nombre d’individus sont parfois victimes de grand froid, de neige profonde ou d’autres conditions météorologiques extrêmes. Les chiens et les chats représentent aussi un problème croissant pour cette espèce, alors que les domiciles ruraux continuent d’empiéter sur leur habitat.

Protection

Le colin de Virginie est protégé aux termes de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l'Ontario et de la Loi sur les espèces en voie de disparition du gouvernement fédéral. L'espèce est aussi protégée aux termes de la Loi sur la protection du poisson et de la faune de l'Ontario.

Pour plus de renseignements sur les lois qui visent à protéger les espèces en péril de l’Ontario, veuillez consulter le site ontario.ca/especesenperil.

Ce que vous pouvez faire pour venir en aide au colin de Virginie

  • Le ministère des Richesses naturelles fait le suivi d'espèces comme le colin de Virginie. Vous pouvez vous servir d’un formulaire pratique (en anglais seulement) pour signaler vos observations au Centre d’information sur le patrimoine naturel. Des photographies d’endroits en particulier ou des coordonnées cartographiques sont toujours utiles nhic.mnr.gov.on.ca
  • Signalez toute activité illégale relative aux plantes et aux animaux sauvages au 1-877-TIPS-MNR (847-7667).
  • Les propriétaires fonciers privés ont un rôle important à jouer dans le rétablissement des espèces en péril. Si vous trouvez un colin de Virginie sur votre propriété, il se peut que vous soyez admissible à des programmes d'intendance qui appuient la protection et le rétablissement d'espèces en péril et de leurs habitats. Pour plus de renseignements, veuillez consulter le site ontario.ca/especesenperil
  • Faites du bénévolat auprès du club de naturistes, du conseil d’intendance (http://www.ontariostewardship.org/index.php) ou d’un parc provincial de votre région pour prendre part à des enquêtes sur la faune ou des travaux d’intendance concernant les espèces en péril.
  • Le Programme de gérance agroenvironnementale Canada-Ontario est destiné aux agriculteurs admissibles pour encourager une protection et une conservation accrues de l’habitat pour les espèces en péril. Consulter le site www.omafra.gov.on.ca/english/environment/efp/efp.htm pour plus de renseignements sur ce programme.

Le saviez-vous?

Le mâle et la femelle choisissent l’emplacement du nid et le construisent ensemble. Si tous deux partagent les tâches d’incubation des œufs et de soins des oisillons, il n’est pas rare que l’un des parents incube la première nichée (souvent le mâle) tandis que l’autre quitte le nid pour prendre un autre partenaire pour commencer une autre nichée.

Le saviez-vous?

Il est difficile d’évaluer la population de colins de Virginie en Ontario, en partie parce que certains signalements sont ceux d’oiseaux élevés en captivités qui se sont échappés ou ont été mis en liberté. Les oiseaux d’élevage ne survivent pas bien dans la nature.

Le saviez-vous?

Au cours des trente dernières années, la population du colin de Virginie a été presque décimée dans la province. Dans les années 1970, des tempêtes de verglas et des chutes importantes de neige avaient provoqué de nombreuses mortalités dans le sud-ouest de l’Ontario. La population ne s’est pas remise, même en présence d’une certaine restauration de l’habitat dans l’aire de répartition historique de la province.

Le saviez-vous?

On pense que l’île Walpole pourrait avoir l’une des dernières populations restantes de colin de Virginie en Ontario. Un relevé des mâles émettant leur chant nuptial effectué sur l’île Walpole en l’an 2000 n’a révélé que 100 oiseaux.