En voie de disparition
Description
Le chat-fou du Nord est un membre de la famille des barbottes qui peut atteindre 13 centimètres de long. Il a quatre paires de barbillons autour de la bouche (ses « moustaches ») qui lui sont très utiles pour trouver de la nourriture la nuit. La couleur de son corps va du gris olivâtre au brun, son dos porte trois marques en selle irrégulières de couleur sombre et deux taches claires devant la nageoire dorsale. Sa nageoire caudale est ornée de trois ou quatre croissants foncés. Les nageoires sont claires et ornées de taches foncées. Les nageoires dorsales et pectorales sont pourvues d’épines acérées, et celles de la nageoire pectorale sont dotées de glandes à venin.
Mesures que nous prenons:
Aire de répartition
Au Canada on ne trouve le chat-fou du Nord qu’en Ontario, dans la rivière Sainte-Claire, le lac Sainte-Claire et les rivières Détroit et Thames. On ne l’a pas vu dans la rivière Sydenham depuis 1975.
Habitat
Le chat-fou du Nord vit habituellement dans les gros ruisseaux et les rivières au courant modéré à fort et au fond de sable, de gravier ou de vase. Toutefois, en Ontario, on a également capturé ce poisson dans les eaux plus profondes du lac Sainte-Claire et de la rivière Détroit. Il préfère les eaux propres et non polluées mais s’accommode d’une eau légèrement turbide. Les adultes se nourrissent d’insectes aquatiques, de crustacés et de petits poissons. Pendant la période de frai estivale, le chat-fou du Nord aménage généralement un nid sous une grosse roche plate ou des billots.
Menaces
La menace principale qui pèse sur le chat-fou du Nord est la destruction de son habitat. Ce poisson a besoin d’eau propre et sa survie est compromise par l’accumulation, dans la rivière, des polluants et des sédiments provenant des zones urbaines et agricoles voisines. La compétition que lui font certaines espèces non indigènes pourrait aussi représenter une menace.
Protection
Le chat-fou du Nord est protégé en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario.
Pour obtenir plus de renseignements sur les mesures législatives qui permettent de protéger les espèces en péril de l’Ontario, consultez le site ontario.ca/especesenperil.
Ce que vous pouvez faire pour aider le chat-fou du Nord
- Le ministère des Richesses naturelles surveille les espèces en péril comme le chat-fou du Nord. Vous pouvez utiliser un formulaire en ligne pour rapporter vos observations au Centre d’information sur le patrimoine naturel. Des photographies et des coordonnées cartographiques sont toujours utiles. nhic.mnr.gov.on.ca/nhic_f.html
- Signalez toute activité illégale se rapportant aux plantes et à la faune en composant le 1 877 TIPS-MNR (847-7667).
- Les espèces envahissantes constituent une grave menace pour un grand nombre d’espèces en péril de l’Ontario. Pour savoir ce que vous pouvez faire pour contribuer à réduire la menace que représentent les espèces envahissantes, visitez les sites ontario.ca/especesenvahissantes, www.invadingspecies.com, www.ontarioinvasiveplants.ca (en anglais seulement) et www.especesenvahissantes.gc.ca.
- Faites du bénévolat auprès d’un club local de la nature ou d’un parc provincial afin de participer à des études ou à des activités d’intendance environnementale axées sur les espèces en péril.
- Les propriétaires fonciers ont un rôle très important à jouer pour le rétablissement des espèces en péril. Si vous trouviez un chevalier noir dans un cours d’eau situé sur votre propriété ou à proximité, vous pourriez être admissible à des programmes d’intendance qui appuient la protection et le rétablissement d’espèces en péril et de leur habitat.
- Les agriculteurs et les propriétaires fonciers peuvent contribuer à améliorer l’habitat des poissons et à garder l’eau de l’Ontario propre en préservant la végétation naturelle bordant les ruisseaux et les rivières et en empêchant les polluants et les particules de sols d’être entraînés dans les cours d’eau. Pour obtenir de plus amples renseignements sur les programmes et l’aide financière pour les agriculteurs admissibles, rendez-vous sur le site Web de l’Association pour l’amélioration des sols et récoltes de l’Ontario (AASRO) : www.ontariosoilcrop.org/en/programs/species_at_risk.htm.
- Pour aider à améliorer l’habitat des rivières où vit le chat-fou du Nord dans le bassin versant de la rivière Thames, vous pouvez participer au grand nettoyage annuel de la rivière Thames. Pour obtenir des informations, visitez www.thamesrivercleanup.ca (en anglais seulement).
- Pour en apprendre davantage sur les espèces en péril qui vivent dans le bassin versant de la rivière Thames, visitez www.thamesriver.on.ca/Species_at_Risk/species_at_risk.htm (en anglais seulement).
Le saviez-vous?
Les épines acérées de la nageoire pectorale du chat-fou du Nord et le venin qu’elles injectent peuvent causer de douloureuses blessures!
Le saviez-vous?
En Ontario, le chat-fou du Nord n’a été découvert qu’en 1963. Ce poisson est extrêmement rare et n’est actif que la nuit, ce qui complique sa recherche.
Le saviez-vous?
Le mâle est un père protecteur. Il garde les œufs et les alevins nouvellement éclos, et refuse d’abandonner le nid même si on le dérange.
Le saviez-vous?
Le chat-fou du Nord est un poisson rare : on connaît moins de 80 populations de cette espèce sur la planète.
Communiquez avec votre bureau local du ministère
Souvent, la meilleure source de renseignements sur les espèces en péril est votre bureau du MRN. Communiquez avec lui pour poser des questions ou faire part de vos inquiétudes.

