Espèce menacée
Description
Le petit blongios est le plus petit membre de la famille des hérons, n’atteignant que 30 cm de long. Son plumage est brun et beige avec de grandes taches marron sur les ailes. La couronne et le dos des mâles sont noirs, mais plus pâles chez les femelles et les juvéniles. Sa gorge est brun clair avec des rayures blanchâtres, et son ventre est blanc; ses pattes et son bec sont jaune clair. Les juvéniles ressemblent aux femelles, mais les marques ne sont pas aussi prononcées.
Mesures que nous prenons:
Aire de répartition
En Ontario, on trouve le petit blongios surtout au sud du Bouclier canadien, particulièrement dans les parties centrales et est de la province. De petits nombres se reproduisent aussi à l’occasion dans le nord-ouest de l’Ontario. Cette espèce a disparu de la majorité de son ancienne aire de répartition, surtout dans le sud-ouest de l’Ontario, où la perte des terres humides a été très importante. L’hiver, le petit blongios migre vers le sud des États-Unis, le Mexique et l’Amérique centrale.
Habitat
En Ontario, on trouve le petit blongios dans divers habitats de terres humides, mais il préfère les marais à massettes (quenouilles) offrant un mélange de fosses ouvertes et de chenaux. Cet oiseau construit son nid au-dessus de l’eau des marais, au sein de denses peuplements végétaux, dissimulé au milieu des quenouilles. Son nid est presque toujours construit près de l’eau libre dont il a besoin pour fourrager. Cette espèce se nourrit principalement de grenouilles, de petits poissons et d’insectes aquatiques.
Menaces
La principale menace pesant sur le petit blongios est la destruction de son habitat de terres humides. L’aménagement riverain, la perte et le drainage des terres humides ainsi que les espèces invasives constituent tous des menaces importantes. Cette espèce ne tolère généralement pas bien les perturbations causées par les humains (par ex. : l’éclairage des bâtiments, les vagues produites par les bateaux dans les chenaux protégés, un niveau de bruit élevé, etc.) et elle quittera les marais si les activités humaines ou les changements survenant dans son habitat deviennent trop envahissants.
Protection
Le petit blongios est protégé aux termes de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario. Cette espèce est aussi protégée aux termes de la Loi sur la Convention concernant les oiseaux migrateurs du gouvernement fédéral.
Pour obtenir plus de renseignements sur les mesures législatives qui permettent de protéger les espèces en péril de l’Ontario, consultez le site ontario.ca/especesenperil.
Ce que vous pouvez faire pour protéger le petit blongios
- Le ministère des Richesses naturelles effectue le suivi des espèces en péril comme le petit blongios. Vous pouvez utiliser un formulaire en ligne pratique pour signaler vos observations au Centre d’information sur le patrimoine naturel. Les photographies accompagnées d’information sur les endroits précis où elles ont été prises ou de coordonnées cartographiques sont toujours utiles. nhic.mnr.gov.on.ca/nhic_f.html(en anglais seulement).
- Signalez toute activité illégale se rapportant aux plantes et à la faune en composant le 1 877 TIPS-MNR (847-7667).
- L'organisme Études d’oiseau Canada s'efforce de mieux faire comprendre, apprécier et préserver les oiseaux sauvages et leur habitat, en Ontario et ailleurs. Pour découvrir comment vous pouvez aider, rendez-vous au www.bsc-eoc.org.
- Le petit blongios est plutôt timide et secret, surtout pendant la saison des amours (de mai à la mi-juillet) et on peut le faire fuir facilement. Donnez-lui beaucoup d’espace et tenez-vous à distance.
- Les propriétaires fonciers ont un rôle très important à jouer dans le rétablissement du petit blongios. Si vous trouvez un petit blongios sur votre propriété, vous pourriez être admissible à des programmes d’intendance qui appuient la protection et le rétablissement d’espèces en péril et de leur habitat. Pour plus de renseignements, consultez le site ontario.ca/especesenperil.
- Les plantes non indigènes qui font une concurrence agressive à celles de l’Ontario en s’appropriant la lumière, l’eau et l’espace se nomment « espèces invasives ». Ces envahisseurs sont considérés comme une menace pour l’habitat en terres humides du petit blongios. Pour savoir ce que vous pouvez faire pour participer à la lutte contre les espèces invasives, consultez le site www.ontarioinvasiveplants.ca (en anglais seulement).
- Faites du bénévolat auprès de votre club de nature local ou du parc provincial en participant à des tâches d’enquête ou d’intendance axées sur les espèces en péril.
Le saviez-vous?
Parce qu’il vit dans un habitat marécageux dense, on aura plus de chance d’entendre que de voir le petit blongios. L’appel typique du mâle est un « cou-cou-cou » creux et doux. Lorsqu’alarmé, il lancera un « kèk-kèk-kèk » discordant. On entend les appels de l’espèce surtout tôt le matin et en soirée, mais il est aussi possible de l’entendre à n’importe quel moment du jour ou de la nuit.
Le saviez-vous?
Le nom scientifique de ce héron – Ixobrychus – a été incorrectement traduit du latin en 1828. Il devait signifier « bruyant des roseaux », un nom approprié étant donné l’appel de l’oiseau. Cependant, traduit littéralement, Ixobrychus signifie « mangeur vorace de gui »!
Le saviez-vous?
Le petit blongios vole généralement assez bas et est par conséquent parfois tué par des voitures là où les routes traversent des terres humides. Il est aussi susceptible d’entrer en collision avec les lignes de transport d’électricité, les haubans des pylônes ou les édifices élevés qui sont illuminés la nuit (quand il migre).
Le saviez-vous?
Il existe une variété rare de couleur différente de cette espèce, et on pensait autrefois qu’il s’agissait d’une espèce différente, le petit blongios de Cory. Chez cette variante, les parties de couleur beige riche sont brun foncé. À l’époque où on connaissait la présence de cette variante dans un certain nombre de régions de son aire de répartition, on l’observait autrefois régulièrement en Ontario, surtout dans les marais de la baie Ashbridges, dans la partie est de Toronto. Malheureusement, ces marais ont été détruits il y a plusieurs dizaines d’années et aujourd’hui, on n’aperçoit que très rarement la variante de Cory.
Communiquez avec votre bureau local du ministère
Souvent, la meilleure source de renseignements sur les espèces en péril est votre bureau du MRN. Communiquez avec lui pour poser des questions ou faire part de vos inquiétudes.

