Disparue (n’existe plus en Ontario)
Description
Le gravelier est un petit vairon au corps mince qui peut atteindre une longueur maximale de 11 cm. Son dos a une coloration olivâtre à brune, son ventre est blanc argenté, et il présente des marques distinctives en forme de X et de Y sur toute la longueur de ses flancs. Ses yeux se situent vers le haut de sa tête et son museau est en saisie au-dessus de sa bouche, aux bords desquels se trouvent des barbillons, soit de petites « moustaches » charnues.
Mesures que nous prenons:
Aire de répartition actuelle
Bien que sa distribution soit éparse, le gravelier a une aire de répartition très étendue aux États-Unis, allant du centre sud de l’Arkansas jusqu’au sud du Minnesota (du côté nord), puis jusqu’à l’ouest de l’État de New York (du côté est).
Aire historique en Ontario
Au Canada, l’aire de répartition historique de cette espèce se limitait au bassin de la rivière Thames, dans le sud-ouest de l’Ontario, où il a déjà été observé à deux endroits. Cependant, le gravelier n’y a pas été revu depuis 1958, et on ne retrouve actuellement aucun indice de l’existence de populations reproductrices à un quelconque endroit au Canada.
Raisons de sa disparition de l’Ontario
Le gravelier n’a probablement jamais été une espèce commune en Ontario, mais le déclin de ses populations et sa disparition de la province est probablement attribuable à l’envasement de la rivière Thames et à l’accumulation de sédiments provenant des eaux de ruissellement des terres agricoles. Les populations de gravelier sont en déclin partout en Amérique du Nord, ce qui est dû en grande partie à la dégradation de son habitat et à sa sensibilité à l’envasement.
Habitat
Comme son nom l’indique, le gravelier a absolument besoin d’un habitat où le fond est graveleux; l’eau doit y être claire et le courant doit être assez fort pour empêcher le dépôt de limon au fond.
Contribuez à empêcher la disparition d’autres espèces en péril de l’Ontario
- Le ministère des Richesses naturelles fait le suivi d’espèces comme le gravelier. L’Ontario Reptile and Amphibian Atlas recueille des observations de tous les reptiles et amphibiens de l’Ontario. Soumettez vos propres observations à l’une ou l’autre de ces bases de données : nhic.mnr.gov.on.ca/species/species_report.cfm et ici : www.ontarionature.org/atlas Les photographies sont importantes pour aider à confirmer l’identification des espèces et sont toujours utiles.
- Signalez toute activité illégale concernant les plantes et les animaux sauvages au 1-877-TIPS-MNR (847-7667).
- Les propriétaires fonciers privés ont un rôle important à jouer dans le rétablissement des espèces en péril. Il se peut que vous soyez admissible à des programmes d’intendance qui appuient la protection et le rétablissement d’espèces en péril et de leurs habitats. Pour plus de renseignements, veuillez consulter le site ontario.ca/especesenperil
- Les agriculteurs et les propriétaires de terrains peuvent contribuer à améliorer l’habitat des poissons et à garder l’eau salubre et propre en maintenant une végétation naturelle en bordure des ruisseaux et des rivières, et en empêchant les étendues d’eau de l’Ontario de recevoir des eaux polluées et de se remplir de sédiments issus de l’érosion. Pour plus de renseignements sur les programmes et l’aide financière à l’intention des propriétaires de terrains admissibles, veuillez visiter le site Web de l’Association pour l’amélioration des sols et des récoltes de l’Ontario.
- Faites du bénévolat auprès du club de naturistes, du conseil d’intendance (http://www.ontariostewardship.org/index.php) ou d’un parc provincial de votre région pour prendre part à des enquêtes sur la faune ou des travaux d’intendance concernant les espèces en péril.
Le saviez-vous?
Le gravelier est un poisson bentophage, c’est-à-dire qu’il se nourrit par le fond; il se sert de ses barbillons sensoriels – les « moustaches » aux bords de sa bouche – pour sonder le dessous des roches et les crevasses afin de trouver les petits insectes et les larves qui lui servent de proie.
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