Préoccupante
Description
L’arisème dragon est une fleur vivace sauvage qui mesure 15 à 90 cm. Il compte habituellement une seule feuille à long pétiole divisée en 5 à 13 folioles, parfois même jusqu’à 21; la forme des folioles peut aller d’elliptique à grossièrement lancéolée.
Un pédoncule distinct sert à supporter l’inflorescence jaune-vert de la plante. Une longue gaine foliacée (spathe) enveloppe l’épi floral (spadice), qui en ressort plus haut et qui évoque l’idée d’une langue de dragon. De nombreuses fleurs blanches minuscules, apétales, sont serrées les unes contre sur les 15 centimètres supérieurs de la tige florale. Le fruit se présente sous la forme d’une grappe dense de baies rouge vif ou orange rougeâtre qui renferment chacune jusqu’à six graines jaune clair ou blanchâtres.
Mesures que nous prenons:
Aire de répartition
L’arisème dragon est une plante qu’on retrouve surtout dans le sud des États Unis, mais son aire de répartition s’étend en fait de la région des Grands Lacs jusqu’à l’Atlantique en passant par le sud du Québec, du côté est, puis jusqu’à la Floride et au golfe du Mexique du côté sud, et enfin jusqu’au Texas et au Nebraska du côté ouest. En Ontario, on estime que l’arisème dragon pousse encore sur environ 30 à 35 sites dans le sud-ouest de la province.
Habitat
L’arisème dragon pousse le long de cours d’eau qui traversent des forêts humides à plutôt humides d’arbres feuillus, en particulier des forêts d’érables et des forêts dominées par le frêne rouge et l’orme d’Amérique.
Menaces
Les documents historiques indiquent que l’arisème dragon a déjà été plus répandu qu’aujourd’hui dans la province, où il a été observé sur environ 85 sites. Il se peut que le dépérissement de ses populations soit dû au déboisement.
Protection
L’arisème dragon est désigné en tant qu’espèce préoccupante aux termes de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario. Cependant, les espèces préoccupantes ne font l’objet d’aucune protection juridique aux termes de cette loi, et tous les sites ontariens où pousse cette plante se trouvent sur des terrains privés.
Ce que vous pouvez faire pour venir en aide à l’arisème dragon
- Le ministère des Richesses naturelles fait le suivi d’espèces en péril comme l’arisème dragon. Lorsque vous observez des spécimens de cette espèce, la façon la plus pratique de le signaler au Centre d’information sur le patrimoine naturel consiste à utiliser le formulaire en ligne qui se trouve au nhic.mnr.gov.on.ca/nhic_f.html (en anglais seulement). Il est aussi très utile d’ajouter des photos accompagnées de coordonnées cartographiques ou de données sur les emplacements précis.
- Signalez toute activité illégale se rapportant aux plantes et à la faune en composant le 1 877 TIPS-MNR (847-7667).
- Les propriétaires de terrains privés jouent un rôle important dans le rétablissement des espèces en péril. Si vous trouvez l’arisème dragon sur votre propriété, vous pourriez être admissible à des programmes d’intendance qui contribuent à la protection et au rétablissement des espèces en péril et de leurs habitats.
- Faites du bénévolat auprès de votre club de nature local ou du parc provincial en participant à des tâches d'enquête ou d'intendance axées sur les espèces en péril.
- L’arisème dragon est pollinisé des insectes volants. Les pollinisateurs, dont les abeilles, jouent un rôle clé dans la survie de nombreuses espèces de plantes rares de l’Ontario, mais ils connaissent un dépérissement marqué à l’échelle mondiale. Pour plus de renseignements sur ce que vous pouvez faire pour aider les chercheurs à surveiller les populations de pollinisateurs en Ontario, rendez-vous à l’adresse suivante : www.pollinisationcanada.ca.
Le saviez-vous?
La racine de l’arisème est amère et vénéneuse, à moins de subir une préparation spéciale; cela dit, elle a été utilisée à des fins médicales par les peuples autochtones et les colons européens.
Le saviez-vous?
L’arisème dragon fleurit en mai et en juin, où il est principalement pollinisé par de petits insectes.
Le saviez-vous?
L’arisème dragon pousse souvent aux mêmes endroits que l’arisème petit-prêcheur, qui est plus commun et fait partie du même genre.
Communiquez avec votre bureau local du ministère
Souvent, la meilleure source de renseignements sur les espèces en péril est votre bureau du MRN. Communiquez avec lui pour poser des questions ou faire part de vos inquiétudes.

