Espèce en voie de disparition à l’échelle provinciale et nationale
Description
Le scirpe timide est une laîche qui pousse dans les régions boisées. Les laîches ressemblent à de l’herbe, à quelques différences importantes près : les laîches possèdent habituellement des tiges pleines et triangulaires tandis que les herbes sont dotées de tiges creuses et rondes
Le scirpe timide fleurit au début du printemps, avant la nouvelle frondaison. Ses fleurs sont discrètes; les étamines et les stigmates pendent hors de la fleur, où ils sont pollinisés par le vent.
Mesures que nous prenons:
Aire de répartition
En Ontario, le scirpe timide pousse uniquement en deux endroits : dans les Jardins botaniques royaux, près de Hamilton, et dans le parc de la Rouge, à Toronto. On trouve le scirpe timide dans l’est des États-Unis; il est aussi relativement commun dans les Appalaches et la plaine côtière de l’Atlantique. Son aire de répartition s’étend de la Virginie et du Missouri à l’État de New York, à la Pennsylvanie et à l’Ohio, au nord.
Habitat
Généralement, on trouve cette espèce sur les pentes escarpées des forêts de chênes.
Menaces
On sait peu de choses sur la répartition historique et l’abondance du scirpe timide en Ontario. Sa récente découverte dans la province remonte à 1955. L’érosion du sol peut constituer une menace. Le piétinement, le broutage par les cerfs et l’envahissement par des plantes invasives non indigènes représentent également des menaces.
Protection
Le scirpe timide est une espèce en voie de disparition en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario, qui protège cette espèce et son habitat.
Pour obtenir plus de renseignements sur les mesures législatives qui permettent de protéger les espèces en péril de l’Ontario, consultez le site ontario.ca/especesenperil.
Ce que vous pouvez faire pour contribuer à la protection du scirpe timide
- Les plantes invasives non indigènes représentent une menace pour le scirpe timide indigène. Si vous habitez près d’un site naturel, évitez de planter des plantes invasives comme la dièreville chèvrefeuille, l’épine vinette, le célastre orbiculaire ponctué, le chalef en ombelles, le lierre, l’égopode podagraire, l’euphorbe marginée et l’hémérocalle. Consultez votre jardinerie ou votre pépinière pour savoir quelles plantes indigènes sont le mieux adaptées à votre terrain et à vos étangs.
- Signalez toute activité illégale se rapportant aux plantes et à la faune en composant le 1 877 TIPS-MNR (847-7667).
- Les propriétaires de terres privées ont un rôle très important à jouer dans le rétablissement des espèces en péril. Vous pourriez être admissible à des programmes d’intendance qui contribuent à la protection et au rétablissement des espèces en péril et de leurs habitats. Pour obtenir de plus amples informations, visitez ontario.ca/especesenperil.
- Vous pouvez aider à assurer le suivi de cette espèce et d’autres espèces en péril dans la province en signalant votre observation au Centre d’information sur le patrimoine naturel (CIPN). Le CIPN assure le suivi d’un grand nombre d’espèces sauvages de l’Ontario et tient à jour une base de données. http://nhic.mnr.gov.on.ca/MNR/nhic/species/species_report.cfm
Le saviez-vous?
Toutes les populations canadiennes du scirpe timide ont été observées près d’ouvertures dans le couvert forestier, ce qui semble indiquer que cette plante ne peut survivre quand le sol est fortement ombragé.
Communiquez avec votre bureau local du ministère
Souvent, la meilleure source de renseignements sur les espèces en péril est votre bureau du MRN. Communiquez avec lui pour poser des questions ou faire part de vos inquiétudes.

