Menaces pour les poissons et les moules dans les eaux de l’Ontario
Avec ses quelques 250 000 lacs et ses innombrables ruisseaux et rivières, l’Ontario offre parmi les meilleures possibilités de pêche au monde. Nous avons des douzaines d’espèces abondantes – mais dans nos eaux, 27 espèces de poissons risquent de disparaître de la province. Le gravelier et le spatulaire ont déjà complètement disparu des eaux ontariennes.
Nos poissons en péril comptent parmi les plus grosses espèces de la province, comme l’esturgeon jaune, et parmi les plus petites, comme les ménés. Ces poissons sont menacés par la dégradation de la qualité de l’eau en raison des polluants agricoles et industriels et aussi par les dommages causés à leur habitat, comme les barrages qui les empêchent de se déplacer pour frayer.
Treize types de moules risquent aussi de disparaître des cours d’eau de la province. Les moules, qui n’ont pas la capacité de se déplacer pendant la majeure partie de leur vie, sont très vulnérables aux menaces comme la mauvaise qualité de l’eau, les barrages, la modification des rives et des terres humides et le lessivage des terres cultivées.
Une espèce envahissante, la moule zébrée, a provoqué le déclin dramatique des populations de moule dans tout le bassin des Grands Lacs. Les moules zébrées s’agrippent aux coquilles des moules indigènes, souvent en nombre tellement élevé qu’elles les empêchent de s’alimenter ou de respirer. Les moules zébrées ont aussi eu un effet négatif sur les espèces de poisson dont les moules dépendent comme hôte pendant leur stade larvaire.
Les poissons et les moules font partie de la biodiversité de l’Ontario et représentent une source d’alimentation importante pour beaucoup d’animaux – y compris les êtres humains. Les moules filtrent et nettoient aussi l’eau des lacs et des rivières.
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L’anguille d’Amérique peut absorber de l’oxygène à travers sa peau et ses ouïes, ce qui lui permet de nager un bref instant à travers les herbes humides et la boue.
Le crapet sac-à-lait se nourrit de petits poissons, d’écrevisses et d’insectes aquatiques et, proportionnellement, il est probable qu’il mange plus de poissons que la plupart des autres espèces de crapets.
Pendant la saison de reproduction, le dard de sable mâle qui est généralement d’apparence terne développe une coloration jaunâtre et peut afficher des couleurs bleu et vert métallique sur ses joues.
espèce préoccupante (population du sud de la baie d’Hudson et de la baie James) espèce menacée (populations des Grands Lacs et du haut Saint-Laurent et du nord-ouest de l’Ontario)
Le plus vieux spécimen d’esturgeon jaune a 155 ans et vient du lac Huron.
C'est en 1972 que le fondule rayé a été observé en Ontario pour la première fois, mais on estime qu'il y a toujours vécu et y a toujours été très rare.
On peut distinguer le kiyi des deux autres espèces de cisco d’eau profonde : le cisco de fumage et le cisco à mâchoires égales dont on connaît la présence dans les Grands Lacs, et qu’on peut identifier par sa combinaison unique de longues paires de nageoires et d’yeux tellement grands qu’ils représentent presque 25 % de la longueur de la tête.
Contrairement à d'autres espèces du même genre, la lamproie du Nord n'est pas un parasite et ne s'accroche pas à des poissons-hôtes de plus grande taille. Ses larves sont des organismes filtreurs : elles consomment des plantes et des animaux microscopiques, ainsi que de la matière en décomposition. Les adultes ont un intestin non fonctionnel et ne se nourrissent pas.
Le gravelier est un poisson bentophage, c'est-à-dire qu'il se nourrit par le fond; il se sert de ses barbillons sensoriels – les « moustaches » aux bords de sa bouche – pour sonder le dessous des roches et les crevasses afin de trouver les petits insectes et les larves qui lui servent de proie.
La diminution de la pollution dans le lac Érié et aux alentours entraîne une amélioration considérable de la qualité de l’eau, ce qui contribue à améliorer les conditions d’habitat du méné à grandes écailles.
Le méné d'herbe peut facilement être confondu avec le museau noir, le menton noir et le méné camus, avec lesquels il partage souvent les habitats à l'eau claire fournis en végétation.
Le méné miroir est facile à confondre avec le méné émeraude et la tête rose, ce qui a sans doute contribué au fait que sa présence au Canada n’a été confirmée qu’en 1973, alors qu’il y a peut-être toujours vécu.
Lorsqu'il était plus commun, le cisco à mâchoires égales était vraisemblablement une source importante de nourriture pour certains poissons prédateurs, comme le touladi et la lotte.
Le cisco à museau court était pêché commercialement dans les Grands Lacs. À la fin du 19e siècle, c'était la principale prise des pêcheurs de Toronto. Vers les années 1930, il était déjà une prise rare et vers les années 1980, il avait presque complètement disparu.
Le spatulaire est dépourvu de dents et se nourrit du zooplancton présent dans l'eau : il nage la bouche ouverte et filtre l'eau par les arcs branchiaux dans sa bouche. Ces arcs branchiaux sont munis de filaments, appelés branchiospines, qui captent le zooplancton contenu dans l'eau.
Le lépisosté tacheté peut respirer l’air! Il se sert d’un organe appelé vessie gazeuse comme poumon lorsqu’il sort à la surface pour une bouffée d’air frais. Ceci permet à cette espèce de vivre dans des eaux avec très peu d’oxygène dans l’eau. Comme la plupart des poissons, le lépisosté tacheté se sert aussi d’ouïes pour respirer sous l’eau.
Il se peut dysnomie ventre jaune soit l’espèce de moule la plus menacée en Ontario; on croit qu’elle ne se trouve qu’à moins de 15 endroits dans le monde.
Le poisson-hôte principal de l’épioblasme tricorne est le fouille-roche zébré. Ce poisson se roule souvent sur de petites roches et du gravier à la recherche de nourriture. L’épioblasme tricorne attend patiemment qu’un fouille-roche zébré vienne et touche sa coquille. La moule capture ensuite le poisson dans sa coquille et tient le poisson étourdi suffisamment longtemps pour émettre un nuage de larves qui s’attachent aux ouïes du poisson, où elles vivent en parasites se nourrissant des éléments nutritifs du poisson. Elle remet ensuite en liberté le poisson étonné.
La lampsile fasciolée est capable de pêcher. Pour attirer un poisson-hôte sur lequel ses larves parasites pourront s’attacher, la femelle produit un leurre qui ressemble à un méné grouillant. Lorsque le poisson attaque le leurre par erreur, la moule éjecte ses larves, qui ont une meilleure chance de s’attacher au poisson à cette faible distance.
Pour attirer un poisson sur lequel ses larves s'attacheront, la femelle de la ligumie pointue utilise un leurre ressemblant aux pattes en mouvement d'une crevette en train de nager.
La mulette feuille d’érable dépend de la barbue de rivière pour vivre. En s’attachant à ses ouïes, les larves de la moule se nourrissent d’éléments nutritifs des poissons jusqu’à ce qu’elles se transforment en moules juvéniles et s’en détachent.
Les larves de la plupart des moules d’eau douce doivent s’attacher à un poisson-hôte afin de survivre. Une fois attachée, la minuscule larve parasite consomme des éléments nutritifs du poisson jusqu’à ce qu’elle se transforme en moule juvénile. La mulette du necture est exceptionnelle, car ses larves se servent du necture tacheté, une salamandre aquatique, comme hôte, au lieu d’un poisson.
Au début du XXe siècle, les coquilles d’obovarie olivâtre étaient prisées dans l’industrie des boutons en nacre, et l’espèce était cultivée aux États Unis aux fins de cette industrie.
Les œufs de la pleurobème écarlate éclosent dans une poche spéciale située dans les ouïes de la mère appelée marsupium, où les larves sont entretenues avant d’être éjectées dans l’eau.
Les larves de la ptychobranche réniforme sont regroupées en paquets qui, lorsqu’elles se détachent, ressemblent assez à des alevins ou des larves d’insectes, avec des stemmates. Lorsqu’un poisson mord dans un de ces paquets, les larves s’éjectent et s’attachent aux ouïes des poissons où elles vivent en parasites et se nourrissent d’éléments nutritifs des poissons jusqu’à ce qu’elles se transforment en moules juvéniles et s’en détachent.
La troncille pied-de-faon peut être distinguée des autres moules d’eau douce du Canada par les marques en forme de chevron sur sa coquille et par sa très petite taille.
La villeuse haricot est très rare dans toute son aire de répartition. On en connaît la présence que dans moins de 25 réseaux hydrographiques au Canada et aux États-Unis.
La larve d’une moule doit s’attacher à un poisson-hôte, où elle demeure jusqu’à ce qu’elle ait consommé suffisamment d’éléments nutritifs pour se transformer en moule juvénile. La villeuse irisée pêche pour un poisson-hôte en produisant un leurre qui ressemble exactement à une écrevisse, y compris un œil simple et des pattes grouillantes. Lorsqu’un poisson attaque le leurre par erreur, la moule éjecte ses larves, qui ont de meilleures chances de s’attacher au poisson à une distance aussi proche.
En 2011, le saumon de l’Atlantique du lac Ontario, qui avait disparu de nos eaux il y a plus d’un siècle en raison de perte d’habitat et de surpêche, a été déclaré « disparu » par le comité qui désigne les espèces en péril de l’Ontario. Un groupe de partenaires en conservation, dont le ministère des Richesses naturelles, travaille à rétablir le saumon de l’Atlantique dans le lac Ontario en se servant de souches de la Nouvelle-Écosse, du Maine et du Québec. En savoir plus