En voie de disparition
Description
L’isoète d’Engelmann est une plante aquatique qui pousse dans les rivières et les lacs peu profonds. Ses longues feuilles fines et creuses varient du vert au jaune-vert et peuvent atteindre 20 cm de longueur. Si l’isoète d’Engelmann (comme toutes les espèces d’isoète) n’est pas une véritable fougère, il fait cependant partie du groupe de plantes connues sous le nom de « fougères associées
Mesures que nous prenons :
En voie de disparition 06/30/2008 La liste des espèces « en péril » |
Aire de répartition
Au Canada, on trouve l’isoète d’Engelmann uniquement à deux endroits, tous deux en Ontario. Cette découverte remonte aux années 70. L’isoète d’Engelmann est une espèce peu commune même dans son aire de répartition principale, soit l’est des Etats-Unis. Cette aire s’étend depuis l’État de New York jusqu’au nord de la Floride, et vers l’ouest jusqu’au Tennessee. Du point de vue génétique, les populations que l’on trouve en Ontario sont semblables à celles du nord des États-Unis.
Habitat
Les menaces qui pèsent actuellement sur les populations d’isoètes d’Engelmann sont notamment la pollution de l’eau et la dégradation de leur habitat.
Menaces
La principale menace à laquelle la verge d’or voyante est exposée est la destruction de l’habitat attribuable aussi bien à l’aménagement qu’à l’expansion agricole. Les autres menaces comprennent les dommages causés aux individus par la circulation des piétons et des véhicules tout-terrains, ainsi que la compétition par les plantes envahissantes comme le roseau commun (Phragmites australis spp. australis) et le mélilot blanc (Melilotus alba). Un facteur limitatif pour cette espèce est le déclin de l’habitat de prairie de graminées et de savane dans le sud de l’Ontario.
Protection
L’isoète d’Engelmann est protégé en vertu de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario. Les deux populations ontariennes se trouvent dans des Zones d’intérêt naturel et scientifique (ZINS) désignées par la province. En outre, la Loi sur les espèces en péril fédérale protège l’isoète d’Engelmann.
Ce que vous pouvez faire pour contribuer à la protection de l’isoète d’Engelmann
- Si vous trouvez un isoète d’Engelmann, signalez-le au Centre d’information sur le patrimoine naturel, lequel assure le suivi d’un grand nombre d’espèces sauvages de l’Ontario et tient à jour une base de données. http://nhic.mnr.gov.on.ca/MNR/nhic/species/species_ report.cfm
- Toutes les espèces aquatiques ont besoin d’eau saine et d’un habitat de bonne qualité. Les activités riveraines comme la construction de quais et d’autres structures, et l’enlèvement de la végétation, peuvent nuire à l’isoète d’Engelmann ainsi qu’à d’autres plantes et espèces sauvages aquatiques. Si vous envisagez d’effectuer des travaux à proximité d’un plan d’eau, veuillez communiquer avec le bureau du ministère des Richesses naturelles (MRN) de votre région pour obtenir des renseignements et des conseils quant aux méthodes de travail recommandées.http://www.mnr.gov.on.ca/fr/ContactUs/2ColumnSubPage/ST EL02_179002.html
- Signalez toute activité illégale se rapportant aux plantes et à la faune en composant le 1 877 TIPS-MNR (847-7667).
- Les propriétaires de terres privées ont un rôle très important à jouer dans le rétablissement des espèces en péril. Si vous trouvez l’airelle à longues étamines sur votre propriété, vous pourriez être admissible à des programmes d’intendance qui contribuent à la protection et au rétablissement des espèces en péril et de leurs habitats.
- Les substances nutritives provenant des eaux de ruissellement peuvent porter atteinte aux plans d’eau qui abritent l’isoète d’Engelmann et d’autres espèces aquatiques. Il existe des programmes visant à aider les exploitants agricoles et d’autres propriétaires fonciers à choisir les meilleures pratiques possible en matière de gestion d’habitat. Par exemple, le nouveau Programme d’encouragement aux exploitations agricoles relatif aux espèces en péril de l’Ontario est un projet pilote visant à aider les exploitations agricoles admissibles inscrites dans le cadre du Plan agro-environnemental Canada-Ontario.
Le saviez-vous?
Il existe plusieurs types d’isoètes et il peut être difficile de les distinguer. Pour les identifier de manière adéquate, les chercheurs examinent au microscope une partie de la plante se trouvant à la base des feuilles, appelée la « macrospore ». Les caractéristiques de la macrospore permettent aux botanistes de déterminer le type d’isoète
Communiquez avec votre bureau local du ministère
Souvent, la meilleure source de renseignements sur les espèces en péril est votre bureau du MRN. Communiquez avec lui pour poser des questions ou faire part de vos inquiétudes.

