Description
Le méné d’herbe est un petit vairon au corps svelte qui peut atteindre six centimètres de long. Sa petite bouche se prolonge vers l’arrière jusqu’au bord antérieur de l’œil.
Les ménés d’herbe adultes sont généralement argentés, souvent avec des reflets bleu-vert. Leur surface dorsale est de couleur paille, alors que leur surface ventrale est blanc argenté. Les ménés d’herbe ont aussi une bande noire qui leur traverse le flanc, mais cette bande peut parfois être assez peu marquée et difficile à voir.
Le méné d’herbe fraie au printemps et au début de l’été. Pendant le frai, les nageoires des deux sexes deviennent jaune pâle; chez les mâles, les flancs prennent une teinte jaune ou or, et l’avant des nageoires pectorales devient plus foncé.
Les ménés d’herbe vivent deux ans et ne fraient habituellement qu’une fois.
Mesures que nous prenons:
Aire de répartition
Le méné d’herbe vit dans l’est de l’Amérique du Nord, où son aire de répartition s’étend de l’est de l’Ontario jusqu’au Maine du côté est, et jusqu’à la Caroline du Sud du côté sud. En Ontario, il a été observé sur 17 sites dans l’est du bassin versant du lac Ontario et dans le fleuve Saint-Laurent.
Habitat
Le méné d’herbe préfère les ruisseaux, les rivières et les lacs à l’eau claire et non polluée où la végétation aquatique abonde. La végétation qu’on y trouve offre au poisson un habitat propice au frai, de même que des endroits où il peut se nourrir et se cacher des prédateurs. Le méné d’herbe privilégie les habitats d’eau chaude dont le lit est constitué de sable, de limon ou de débris organiques, ce qui est nécessaire à l’établissement d’une végétation aquatique.
Menaces
Les ménés d’herbe sont sensibles à la diminution de la clarté et de la qualité de l’eau, causée par le charriage de produits chimiques et de sédiments par les eaux de ruissellement des terres agricoles.
La moule zébrée, une espèce envahissante, aide peut-être les populations locales en améliorant la clarté de l’eau. Le myriophylle en épi, une autre espèce envahissante, infeste quant à lui certains lieux de frai des vairons et contribue peut-être au dépérissement des populations.
Protection
Le méné d’herbe est désigné en tant qu’espèce préoccupante aux termes de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario. Bien que les espèces préoccupantes ne fassent pas l’objet de protection juridique aux termes de cette loi, l’espèce en question bénéficie bel et bien d’une protection générale en vertu des dispositions de la Loi sur les pêches du gouvernement fédéral qui concernent l’habitat des poissons.
Ce que vous pouvez faire pour venir en aide au méné d’herbe
- Le ministère des Richesses naturelles fait le suivi d’espèces en péril comme le méné d’herbe. Lorsque vous observez des spécimens de cette espèce, la façon la plus pratique de le signaler au Centre d’information sur le patrimoine naturel consiste à utiliser le formulaire en ligne qui se trouve au nhic.mnr.gov.on.ca (en anglais seulement). Il est aussi très utile d’ajouter des photos accompagnées de coordonnées cartographiques ou de données sur les emplacements précis.
- Signalez toute activité illégale concernant les plantes et les animaux sauvages au 1-877-TIPS-MNR (847-7667).
- Les propriétaires de terrains privés ont un rôle important à jouer en ce qui concerne le rétablissement des espèces en péril. Or, il se peut que vous soyez admissible à des programmes d’intendance servant à la protection et au rétablissement des espèces en péril et de leurs habitats.
- Faites du bénévolat auprès d’un club de naturalistes ou d’un parc provincial de votre région pour prendre part à des relevés ou à des travaux d’intendance concernant les espèces en péril.
- Les espèces envahissantes constituent une menace importante pour beaucoup d’espèces en péril de l’Ontario. Voyez ce que vous pouvez faire pour aider à réduire la menace des espèces envahissantes à l’adresse ontario.ca/especesenvahissantes, au www.especesenvahissantes.gc.ca, au www.invadingspecies.com (en anglais seulement) et au www.ontarioinvasiveplants.ca (en anglais seulement).
- Les propriétaires de terrains peuvent contribuer à améliorer l’habitat des poissons et à garder l’eau salubre et propre en maintenant une végétation naturelle en bordure des lacs et des rivières, et en empêchant les étendues d’eau de l’Ontario de recevoir des eaux polluées et de se remplir de sédiments issus de l’érosion. Pour plus de renseignements sur les programmes et l’aide financière à l’intention des propriétaires de terrains admissibles, veuillez visiter le site Web de l’Association pour l’amélioration des sols et des récoltes de l’Ontario.
Le saviez-vous?
Le méné d’herbe peut facilement être confondu avec le museau noir, le menton noir et le méné camus, avec lesquels il partage souvent les habitats à l’eau claire fournis en végétation.
Le saviez-vous?
Comme les autres vairons en général, les ménés d’herbe sont souvent la proie d’espèces de poissons plus gros, notamment les brochets, les achigans et les perches.
