Préoccupante
Description
Le béluga est relativement petit pour un mammifère marin. Normalement, il fait environ quatre mètres de longueur et pèse environ une tonne. Les bélugas adultes ont la peau blanche (celle des jeunes est gris pâle). Le béluga a une crête dorsale (plutôt qu’un aileron) et une tête bien ronde, en forme de bulbe.
Les bélugas sont des animaux sociaux qui s’expriment beaucoup vocalement. Ils produisent toute une gamme de vocalises complexes pour communiquer entre eux. La plupart de ces vocalises peuvent être entendues par les humains, particulièrement lorsque les bélugas se rassemblent dans des eaux peu profondes, en été.
Mesures que nous prenons:
Aire de répartition
On retrouve des bélugas dans toute la zone circumpolaire : ils fréquentent les eaux de l’Alaska, du Canada, du Groenland, de la Norvège et de la Russie. Au Canada, on a identifié sept populations distinctes, dont une dans l’ouest de la baie d’Hudson. L’été, cette population se retrouve surtout au large des côtes de l’Ontario et du Manitoba.
Habitat
Le béluga est une espèce migratrice. En été, les bélugas se rassemblent dans les estuaires et les baies aux eaux peu profondes, où ils muent et mettent bas. À l’automne, les bélugas migrent vers la pleine mer, qui reste libre de glace en hiver. Les populations de l’Ontario migrent généralement au large de l’île de Baffin, où ils se mêlent à d’autres populations.
Menaces
Le dernier recensement de la population de l’ouest de la baie d’Hudson date de la fin des années 1980. Un recensement aérien estimait alors cette population à 25 000 individus. Il n’existe pas de données récentes sur l’évolution de cette population, mais on craint que de la chasse sur les populations de l’Ontario ne se soit intensifiée depuis le dernier dénombrement.
L’intensification du transport maritime dans le secteur de la baie d’Hudson constitue également une menace pour cette population. On craint aussi que le développement hydroélectrique dans les basses terres de la baie d’Hudson, qui modifient le relief de la côte, ait des répercussions sur la configuration des estuaires et des baies, et donc sur la fréquentation de ces habitats d’été par la population de bélugas.
Protection
Le béluga est une espèce préoccupante aux termes de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario. Au Canada, le béluga est géré sous le régime de la Loi sur les pêches fédérale. La chasse au béluga est autorisée sous certaines conditions pour les communautés autochtones et inuites du Canada.
Ce que vous pouvez faire pour aider le béluga
- Le ministère des Richesses naturelles effectue le suivi des espèces à risque comme le béluga. Vous pouvez utiliser un formulaire en ligne pratique pour signaler vos observations au Centre d'information sur le patrimoine naturel. Les photographies accompagnées d'information sur les endroits précis où elles ont été prises ou de coordonnées cartographiques sont toujours utiles. nhic.mnr.gov.on.ca/nhic_f.html(en anglais seulement).
- Signalez toute activité illégale se rapportant aux plantes et à la faune en composant le 1 877 TIPS-MNR (847-7667).
Le saviez-vous?
En russe « béluga » (ou belukha) signifie « blanc ».
Le saviez-vous?
Le front bombé du béluga pourrait jouer un rôle dans l’écholocation. L’animal émet des « clics » qui lui permettent de localiser ses proies ou de se diriger lorsqu’il se déplace sous la glace. On croit que le front bombé des bélugas leur sert à concentrer les clics.
Le saviez-vous?
Les bélugas passent de longs moments en plongée pour se nourrir. Ils peuvent plonger à répétition à des profondeurs de 400 à 800 mètres. Le record (connu!) de profondeur appartient à un mâle, qui aurait atteint une profondeur de plus de 1000 mètres.
Le saviez-vous?
En captivité, le béluga consomme de 10 à 15 kilogrammes de nourriture par jour.
Le saviez-vous?
Le béluga est un animal à sang chaud dont la température corporelle est proche de celle des humains. Une couche de gras de 2,5 à 9,5 centimètres d’épaisseur, située juste sous la peau, lui permet de maintenir sa température corporelle dans les eaux glacées.
Communiquez avec votre bureau local du ministère
Souvent, la meilleure source de renseignements sur les espèces en péril est votre bureau du MRN. Communiquez avec lui pour poser des questions ou faire part de vos inquiétudes.