Menacée
Description
Le chevalier noir est un poisson de la famille des meuniers. Il peut atteindre 50 centimètres de longueur et peser jusqu’à 1 kilogramme. Sa bouche, comme celle de la plupart des autres meuniers, est située dans la partie inférieure de son museau, long et arrondi. Son dos, gris, cuivré ou brun olive, a des reflets bleu argenté. Ses flancs sont bleu argenté et son ventre est argenté ou blanc laiteux. Ses nageoires sont habituellement d’un gris ardoise, mais peuvent présenter une nuance orange pâle (surtout celles du bas du corps).
Mesures que nous prenons :
06/30/2008 Menacée La liste des espèces « en péril » |
06/30/13 Qu'est-ce que c'est? |
Aire de répartition
Au Canada, on trouve le chevalier noir dans le sud-ouest de l’Ontario, dans quelques sites des bassins versants des rivières Bayfield, Maitland, Ausable, Grand et Thames, et celui du ruisseau Spencer.
Habitat
En Ontario, le chevalier noir vit dans les fosses et les radiers des cours d’eau de taille moyenne, de préférence dans ceux dont la profondeur est inférieure à deux mètres. Habituellement, ces cours d’eau se caractérisent par une quasi-absence de végétation aquatique, un débit de moyen à rapide et un substrat sableux ou graveleux. Au printemps, il migre vers ses habitats de frai, caractérisés par des eaux à débit rapide au substrat graveleux, où il dépose ses œufs. Il passe l’hiver dans des fosses plus profondes. Les adultes se nourrissent de crustacés et d’insectes aquatiques et les jeunes, de plancton.
Menaces
En Ontario, le principal facteur limitatif des populations de chevalier noir est la disponibilité d’habitats adéquats, incluant les habitats de frai. Ce poisson a besoin d’eau propre et claire; il tolère mal les eaux turbides ou polluées. Les populations des bassins versants des rivières Grand et Thames sont menacées par l’urbanisation. Les barrages et autres entraves au déplacement des poissons constituent également une menace.
Protection
Le chevalier noir est protégé en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario.
Pour obtenir plus de renseignements sur les mesures législatives qui permettent de protéger les espèces en péril de l’Ontario, consultez le site ontario.ca/especesenperil.
Ce que vous pouvez faire pour aider le chevalier noir
- Le ministère des Richesses naturelles surveille les espèces en péril comme le chevalier noir. Vous pouvez utiliser un formulaire en ligne pour rapporter vos observations au Centre d’information sur le patrimoine naturel. Des photographies et des coordonnées cartographiques sont toujours utiles. nhic.mnr.gov.on.ca/nhic_f.html
- Signalez toute activité illégale se rapportant aux plantes et à la faune en composant le 1 877 TIPS-MNR (847-7667).
- Les espèces envahissantes constituent une grave menace pour un grand nombre d’espèces en péril de l’Ontario. Pour savoir ce que vous pouvez faire pour contribuer à réduire la menace que représentent les espèces envahissantes, visitez les sites ontario.ca/especesenvahissantes, www.invadingspecies.com, www.ontarioinvasiveplants.ca (en anglais seulement) et www.especesenvahissantes.gc.ca.
- Faites du bénévolat auprès d’un club local de la nature ou d’un parc provincial afin de participer à des études ou à des activités d’intendance environnementale axées sur les espèces en péril.
- Les propriétaires fonciers ont un rôle très important à jouer pour le rétablissement des espèces en péril. Si vous trouviez un chevalier noir dans un cours d’eau situé sur votre propriété ou à proximité, vous pourriez être admissible à des programmes d’intendance qui appuient la protection et le rétablissement d’espèces en péril et de leur habitat. Pour plus de renseignements, consultez le site ontario.ca/especesenperil.
Le saviez-vous?
Au moment du frai, la coloration du corps du mâle passe du bleu argenté au noir verdâtre.
Le saviez-vous?
Le chevalier noir ressemble beaucoup au chevalier doré. Pour identifier avec certitude un chevalier noir, les experts examinent de près les lèvres, la nageoire caudale et le nombre d’écailles.
Communiquez avec votre bureau local du ministère
Souvent, la meilleure source de renseignements sur les espèces en péril est votre bureau du MRN. Communiquez avec lui pour poser des questions ou faire part de vos inquiétudes.

