Plusieurs oiseaux de l’Ontario sont en voie de disparition
Il est difficile de ne pas être fasciné par les oiseaux, par leur capacité de s’envoler et de planer dans les airs, souvent à une vitesse qui dépasse celle de n’importe quel animal terrestre. Plus de 500 espèces d’oiseaux vivent en Ontario, de minuscules oiseaux-mouches à des rapaces redoutables comme le faucon pèlerin, la créature la plus rapide de la planète.
Malheureusement, 31 espèces d’oiseaux risquent de disparaître de la province; le courlis esquimau et le tétras des prairies ont déjà complètement disparu de l’Ontario.
La plupart des oiseaux de l’Ontario sont migrateurs, ne passant que la saison de reproduction (du printemps à l’automne) dans la province. Ils passent l’hiver dans le sud des États-Unis, aux Caraïbes ou en Amérique centrale ou du Sud. Cela signifie qu’ils sont exposés à des menaces dans divers environnements ainsi que lors de leurs voyages entre le sud et le nord. La perte d’habitat est le facteur le plus important dans le déclin des populations d’oiseaux. Parmi les autres menaces, il y a les pesticides et les prédateurs domestiques comme les chats.
Cliquez sur les liens ci-dessous pour en apprendre davantage sur les oiseaux en péril de l’Ontario et savoir ce que vous pouvez faire pour contribuer à leur protection.
Cette espèce part des aires de reproduction situées au centre de l'Arctique canadien pour se rendre jusqu'en Amérique du Sud, voyageant sur une distance de près de 15 000 km.
Le bruant de Henslow est un migrateur de courte distance, se déplaçant seulement jusqu’au sud des États-Unis, principalement du Texas jusqu’en Georgie.
Les mâles et les femelles choisissent l’emplacement de leur nid et le bâtissent ensemble. Les deux parents partagent la tâche d’incuber les œufs et de prendre soin des oisillons. Cependant, il n’est pas rare que l’un des parents incube la première nichée (souvent le mâle) alors que l’autre quitte le nid pour prendre un autre partenaire pour commencer une nouvelle nichée.
espèce préoccupante (désignation provinciale) et espèce menacée (désignation fédérale)
Cet oiseau a une structure réflective particulière à l’intérieur de leurs yeux, qui améliore leur vue dans les conditions de faible luminosité, les aidant à trouver les insectes volants dont ils se nourrissent à l’aurore et au crépuscule.
Les oisillons de l’engoulevent bois-pourri semblent éclore peu avant la pleine lune; les parents ont donc plus de clarté pour chercher la nourriture et répondre aux besoins énergétiques de leur nichée en pleine croissance.
Espèce préoccupante à l’échelle provinciale. Les populations nationales ont été classées comme préoccupantes (population de l’ouest) ou en voie de disparition (populations des îles de la Madeleine)
Les poussins sont capables de nager et de plonger immédiatement après l’éclosion, mais passent habituellement la plus grande partie de leur temps sur le dos de leurs parents au cours des sept ou dix premiers jours. Ils se nichent entre les ailes de leurs parents et les accompagnent quand ils nagent.
La guifette noire est très sociable. Cette espèce se reproduit dans des colonies éparses et dans des fourrages. De plus, elle se perche et migre par groupes de 100 oiseaux environ, et jusqu'à des dizaines de milliers à quelques occasions.
Le hibou des marais est un oiseau nomade, ce qui veut dire qu'il parcourt de grandes distances et s'installe habituellement dans les zones où les densités de proies sont élevées.
Les hirondelles rustiques font le long voyage en Amérique centrale ou en Amérique du Sud chaque automne et retournent dans le sud du Canada - notamment en Ontario - chaque printemps.
espèce préoccupante (désignation provinciale) et espèce menacée (désignation nationale)
Ces oiseaux s’accouplent et se perchent sur les cheminées ainsi que sur d’autres structures artificielles comme les bouches d’aération, les vieux puits ouverts, les latrines, les citernes abandonnées et les phares.
Il siffle fort sur trois notes et donne l’impression qu’il chante « vite, trois bières »; on peut entendre son sifflement à une distance d’un kilomètre.
Le moucherolle vert ne passe qu’environ quatre mois de l’année au Canada. Le reste du temps, il migre ou il passe l’hiver dans les forêts tropicales de l’Amérique centrale et du nord de l’Amérique du Sud.
Puisque la paruline azurée est un oiseau qui se juche au sommet des arbres, il est souvent plus facile de l'observer à partir d'en bas. Les ornithologues pourront reconnaître les adultes mâles par la mince bande noire qui traverse le dessus de leur poitrine, dominé par le blanc.
La paruline hochequeue fait partie des premiers oiseaux migrateurs parcourant de longues distances à arriver au Canada au printemps, généralement vers la mi-avril.
Ces oiseaux peuvent travailler en collaboration en petits groupes pour « rabattre » le poisson dans des eaux peu profondes où il peut être facilement attrapé.
On repère plus facilement le petit blongios à l’oreille qu’à l’œil, grâce aux doux « cou-cou-cou » graves qu’il émet entre les roseaux des marais. Lorsqu’ils sont inquiets, ils peuvent émettre un cri rauque « kek-kek-kek ». Ils vocalisent surtout tôt le matin et en soirée, mais peuvent aussi le faire à n’importe quel moment de la journée ou de la nuit.
Outre son bec, le pic a des caractéristiques anatomiques spéciales qui lui permettent de creuser le bois pour trouver des insectes. Il dispose notamment de plumes recouvrant les narines pour éviter toute introduction de morceaux et de poussière de bois. Grâce à sa langue longue barbelée, le pic à tête rouge peut scruter les crevasses et les fissures pour trouver de la nourriture. De plus, les glandes salivaires de cet oiseau produisent une substance gluante qui recouvre la langue et aide à capturer les insectes, avec l'aide des barbelés de la langue.
Les pies-grièches sont parfois appelées « butcherbird » (oiseau-boucher) en anglais à cause de leur étrange habitude d'emballer leurs proies sur des épines, des fils barbelés ou des branches pointues.
À peine une heure après être sortis du nid et s’être séchés, les oisillons du pluvier siffleur, comme les autres oiseaux rivages, sont déjà capables de chercher leur propre nourriture.
Le cri strident du pygargue à tête blanche que l’on entend souvent dans des films ou des émissions de télévision est, en fait, celui d’une buse à queue rousse. Le pygargue à tête blanche n’émet en réalité que de faibles sons ou une sorte de gargouillements qui ne semblent pas lui correspondre.
Au cours de la saison de reproduction, il est possible d'entendre le chant particulier du mâle presque toutes les nuits (tic-tic, tic-tic-tic), une succession de clics ressemblant à deux pierres que l'on cogne ensemble. Les ornithologues utilisent des cailloux pour imiter leur chant et les attirer à proximité des roseaux pour les observer brièvement.
Autrefois, la population du tétras des prairies était d'un million d'oiseaux, répartis entre l'Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba et l'Ontario. Cependant, ces oiseaux ont disparu dans la plupart des aires de répartition canadiennes au milieu du XXe siècle.