Introduction
Comment le bilan du carbone
forestier peut-il être évalué?
Les perspectives quant au bilan du
carbone forestier
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Les forêts gérées de l’Ontario peuvent absorber le dioxyde de carbone de l’atmosphère, un gaz à effet de serre, et, ainsi, ralentir le réchauffement climatique.
Qu’est-ce que le bilan du carbone forestier?
Élément chimique, le carbone est un élément de base essentiel à la vie sur Terre. Il constitue la base de toutes les formes de vie, des microbes à l’homme en passant par les plantes et les animaux. Le cycle du carbone explique comment, tandis que les plantes et les animaux vivent, meurent et de décomposent, le carbone s’intègre au sol, à l’eau et à l’air.
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| Figure 1 : Le cycle du carbone forestier. |
Le carbone est naturellement présent dans l’atmosphère sous forme de dioxyde de carbone et d’autres composés. Le dioxyde de carbone est un des nombreux gaz à effet de serre qui emprisonnent la chaleur dans l’atmosphère et rendent possible la vie sur Terre. Les activités humaines, comme le brûlage de combustibles fossiles, augmentent le taux de dioxyde de carbone dans l’atmosphère et contribuent au réchauffement climatique.
Grâce à la photosynthèse, les forêts capturent le dioxyde de carbone et le transforment en bois et en d’autres parties des végétaux. Les forêts ont donc le potentiel de soutirer le dioxyde de carbone de l’atmosphère et de ralentir le réchauffement climatique.
Si une quantité encore plus grande de carbone pouvait être stockée dans les forêts et les produits du bois (p. ex., le bois de charpente, les meubles et le papier), l’atmosphère contiendrait moins de dioxyde de carbone. Pour comprendre comment gérer au mieux le carbone dans les forêts ontariennes, les professionnels de la foresterie doivent connaître le volume de carbone contenu dans les forêts et les produits du bois et comprendre comment ce volume fluctue dans le temps.
Des chercheurs du monde entier s’affairent à évaluer le volume de carbone stocké dans les arbres, le sol et les produits du bois. Les méthodes qu’ils utilisent varient, mais ils savent qu’une comptabilité exacte est nécessaire. C’est pourquoi l’Ontario est déterminé à calculer le potentiel de stockage de carbone de ses forêts gérées.
Contexte
Le cycle du carbone forestier est défini comme étant le processus complet — y compris la photosynthèse, la décomposition et la respiration des plantes — permettant au carbone de passer de l’atmosphère au sol, à l’eau et aux organismes vivants. Le cycle du carbone forestier peut être élargi pour y inclure l’exploitation forestière et la transformation du bois de même que l’utilisation et l’élimination des produits du bois (figure 1).
La photosynthèse est le processus par lequel les plantes utilisent la lumière du soleil et le dioxyde de carbone pour croître. Le dioxyde de carbone contenu dans l’atmosphère est absorbé et combiné avec l’eau pour créer le bois, la tige ou le tronc, les racines et les feuilles. La nuit, les cellules des feuilles consomment les nutriments pour fournir de l’énergie à la plante, et la respiration de la plante relâche du dioxyde de carbone dans l’atmosphère.
Les feuilles et les branches mortes, les arbres morts et les systèmes racinaires pourris sont décomposés par les insectes, les champignons et autres organismes présents dans le sol. Une partie du carbone contenu dans ces matériaux pourris s’attache aux particules du sol et y reste, une autre partie est relâchée dans l’atmosphère sous forme de dioxyde de carbone et le reste se dissout dans l’eau et est transporté dans les lacs, les ruisseaux et les rivières. Les forêts émettent aussi du dioxyde de carbone lors d’une perturbation naturelle, comme un feu de forêt.
En bref, les forêts retirent du dioxyde de carbone de l’atmosphère au moyen de la photosynthèse et en relâchent par la respiration, la décomposition et les feux de forêt. Les forêts sont considérées comme étant des « puits de carbone » si leurs arbres et leurs plantes absorbent et stockent, pendant une période donnée, plus de dioxyde de carbone de l’air qu’elles n’en émettent par les feux, la décomposition et la respiration. Inversement, les forêts sont considérées comme étant des « sources de carbone » si elles émettent plus de dioxyde de carbone qu’elles n’en absorbent.
Les évaluations les plus précises à notre disposition portent sur le carbone forestier en surface (troncs, tiges et feuilles). Les évaluations portant sur le volume de carbone contenu dans les systèmes racinaires et le sol sont moins précises puisque plus complexes et plus coûteuses à réaliser.