Introduction
L’état de la pisciculture et de
l’empoissonnement
Les perspectives pour la pisciculture
et l’empoissonnement
Ce rapport est disponible en PDF
Le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario exploite neuf stations piscicoles provinciales qui produisent chaque année environ huit millions de poissons destinés à l’empoissonnement des eaux publiques.

Qu’est-ce que la pisciculture et l’empoissonnement?
La pisciculture est l’élevage des poissons dans un environnement artificiel. Le programme de pisciculture du Ministère des Richesses naturelles a les responsabilités suivantes : la nutrition des poissons, la génétique, la santé des poissons, la planification
piscicole, la gestion de la qualité de l’eau, et l’ingénierie dans la conception et l’exploitation de ses stations ultramodernes de culture de poissons, aussi désignées sous le nom d’écloseries.
L’empoissonnement est essentiel à la réussite des programmes de pisciculture et de gestion des pêches. L’empoissonnement consiste à prendre les poissons provenant des réservoirs de la station de pisciculture, à les transporter vers le site d’empoissonnement, et à les introduire dans un lac ou une rivière.
Pourquoi la pisciculture et l’empoissonnement sont-ils importants?
La pisciculture et l’empoissonnement ont été des éléments clés du Programme des pêches et de la faune de la province depuis plus de 100 ans. Les zones humides de l’Ontario, ainsi que ses lacs et rivières abritent des populations diverses de poissons qui procurent des bénéfices importants aux Ontariens. Cette biodiversité enrichit nos vies et fournit un environnement sain pour nous et pour les générations futures. La pêche récréative, la chasse, et l’observation de la faune contribuent plus de 6,2 milliards de dollars annuellement à notre économie. Des 12,3 millions d’habitants de l’Ontario, 6,7 millions participent à la pêche, la chasse, l’observation de la faune, et d’autres activités récréatives reliées à la pêche et la faune chaque année. Plus de un million de détenteurs de permis pêchent dans les eaux poissonneuses de l’Ontario chaque année, générant ainsi des retombées économiques de 2,4 milliards de dollars. Ensemble, ces activités soutiennent plus de 77 800 emplois.
Plusieurs populations de poissons ont été réduites ou perdues à cause de la surpêche, la dégradation des habitats, la pollution, l’introduction d’espèces envahissantes et autres facteurs. Dans le passé, on pensait que l’empoissonnement était la meilleure et unique solution pour rétablir les populations de poissons. Aujourd’hui, l’empoissonnement est utilisé en combinaison avec les contrôles de récolte, la protection et la restauration des habitats, l’éducation publique, la recherche et l’évaluation, les mesures de mise en application de la loi, et le contrôle des espèces envahissantes.
Le programme de pisciculture et d’empoissonnement de l’Ontario a deux objectifs essentiels :
Rétablissement
Le repeuplement en poissons aide à rétablir la reproduction naturelle des populations de poissons dans les zones où elles ont été supprimées ou s’étaient éteintes. Le rétablissement, la réintroduction et le maintien des populations de poissons indigènes appuie les programmes de conservation des espèces à risques et de la biodiversité de l’Ontario, et rétablit les avantages écologiques, sociaux et économiques.
Parmi les exemples de tels programmes, on compte le rétablissement du saumon de l’Atlantique dans le lac Ontario. Cette espèce a disparu du lac Ontario vers la fin des années 1800 en raison des effets combinés de la surpêche, de la construction de barrages et de la perte
d’habitat. Depuis 2006, le ministère des Richesses naturelles, avec l’aide de plus de 50 partenaires dévoués, a implanté plus de deux millions de saumons de l’Atlantique dans le lac Ontario. Les habitats ont été réhabilités sur de longues portions de cours d’eau. Des équipes de terrain continuent de surveiller les saumons de l’Atlantique pour suivre leurs progrès.
Pêche sportive
La pisciculture et l’empoissonnement peuvent également être utilisés pour créer des possibilités de pêche en écloserie (pêcheries consistant à introduire, faire croître, puis prendre les poissons ou à les introduire, puis les prendre) qui sont populaires auprès des pêcheurs. En plus d’offrir des possibilités de loisirs, le rétablissement consistant à introduire, faire croître, puis prendre les poissons peut aussi apporter d’importants avantages pour la conservation de la biodiversité en détournant la pression de pêche hors des lacs ayant des stocks de poisson à reproduction naturelle mais sensibles à la surpêche.
Le ministère des Richesses naturelles empoissonne environ 1200 plans d’eau par an à l’échelle provinciale. La plupart des années, environ la moitié des poissons d’élevage du ministère sont rétablis dans les eaux des Grands Lacs. Des listes annuelles de plans d’eau
empoissonnés sont disponibles dans les bureaux de district du ministère.
Le ministère des Richesses naturelles appuie aussi les projets d’empoissonnement menés par des groupes communautaires locaux. Dans le cadre du Programme de participation communautaire à la gestion des pêches et de la faune de l’Ontario, un financement est fourni aux écloseries communautaires gérées par des bénévoles faisant de la pisciculture pour empoissonnement dans les eaux publiques.