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| Figure 8. Photo aérienne du parc provincial Polar Bear. Photo de L.R. Walton. |
Protection de l’habitat
Le gouvernement de l’Ontario a établi le parc provincial Polar Bear le long de la côte sud de la baie d’Hudson en 1970 (Figures 2 et 8). Ce grand parc sauvage (près de 2,4 millions hectares) contribue de façon importante à la protection de l’habitat de l’ours polaire en Ontario. Une forte proportion d’ours en Ontario utilise ce parc durant la saison sans glace et près d’un tiers de l’ensemble des tanières de l’Ontario y sont creusées.
En plus du parc provincial Polar Bear, le gouvernement de l’Ontario est déterminé à travailler avec les collectivités des Premières nations et du Nord, des industries de ressources naturelles et des scientifiques pour cartographier et protéger de façon permanente un réseau de terres de conservation reliées dans l’ensemble du Grand Nord de l’Ontario. Le vaste cadre de référence du plan sera achevé en 2009 et des mesures de protection de plus de 225 000 kilomètres carrés de la région boréale du Nord seront mises en œuvre au cours des 10 à 15 prochaines années.
Gestion de la chasse
Les gouvernements de l’Ontario, du Nunavut et du Québec, ainsi que leurs collectivités autochtones respectives sont responsables de la gestion durable de la sous population d’ours polaires du sud de la baie d’Hudson. Le gouvernement du Nunavut a signé une entente de cogestion avec l’organisation de trappe et de chasse de Sanikiluaq pour surveiller et gérer la chasse des ours de cette sous-population. Au Québec, les collectivités autochtones chassent des ours polaires pour assurer leur subsistance conformément à l’entente de la baie James. Elles participent à la surveillance et à la gestion collaboratives de la chasse d’ours polaire, pour garantir les niveaux de chasse conformes aux modalités de l’entente.
En Ontario, seuls les chasseurs des Premières nations des côtes de la baie d’Hudson et de la baie James qui ont signé le Traité 9 ont le droit de chasser les ours polaires. L’Ontario conclu en 1976 un accord amiable avec les collectivités autochtones de Fort Severn, de Winisk (aujourd’hui Peawanuck), d’Attawapiskat, de Fort Albany et de Kashechewan sur le quota de chasse aux ours polaires. Les recherches et activités de surveillance menées depuis la conclusion de l’entente amiable indiquent que les ours de la sous population sont également la proie de chasseurs du Nunavut et du Québec. Si le nombre non officiel (30 ours par année en Ontario) devait un jour être atteint, il serait alors trop élevé, étant donné que des ours polaires sont également chassés au Nunavut et au Québec, pour assurer la viabilité à long terme de la sous population. Cependant, les niveaux de chasse minimale en Ontario sont bien inférieurs aux quotas non officiels prévus. Depuis les années 1990, huit ours par année ont été chassés en moyenne, soit moins de la moitié du nombre d’ours chassés annuellement dans les années 1970 et 1980. De plus, l’Ontario, le Nunavut et le Québec continuent de mettre en commun les données scientifiques les plus récentes pour gérer de façon durable la sous-population d’ours polaires qu’ils partagent.
Désignation du statut
L’ours polaire est classé « espèce préoccupante » sur la liste provinciale des espèces en péril par le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario, ainsi que sur la liste nationale par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Cette désignation du statut signifie que les ours polaires sont perçus comme étant particulièrement vulnérables aux activités humaines (p. ex. les changements climatiques) ou aux événements naturels qui peuvent constituer pour eux une menace ou les exposent à un péril.
L’état des populations d’ours polaires au Canada a été réévalué en mai 2008. Le rapport d’état à jour du COSEPAC tient compte davantage du savoir communautaire et traditionnel autochtone sur les ours polaires. À l’étranger, mentionnons qu’en mai 2008, le United States Fish and Wildlife Service (Service de la faune et des pêches des États Unis) a désigné l’ours polaires comme une espèce « menacée » en vertu de la United States Endangered Species Act (Loi américaine sur les espèces en voie de disparition) et l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature a désigné l’ours polaire comme une espèce « vulnérable » dans sa liste rouge des espèces menacées.
Recherches
Le ministère des Richesses naturelles et des partenaires externes ont fait preuve de dynamisme et d’innovation pour pouvoir poursuivre les recherches visant à:
• mieux connaître la répartition et les déplacements des ours polaires de la sous population
du sud de la baie d’Hudson grâce à des techniques de radiotélémesure et génétiques;
• estimer et à surveiller le nombre d’ours polaires grâce à des techniques de capture;
• évaluer la santé des ours en mesurant le corps d’ours capturés et en soumettant leurs
tissus organiques à des tests de dépistage de contaminants;
• localiser et décrire l’habitat principal des ours polaires, y compris les aires de reproduction
et de mise bas, en menant des activités de surveillance par avion ou hélicoptère et en ayant
recours à des techniques de radiotélémesure;
- déterminer l’importance des zones protégées (Parc provincial Polar Bear) pour la conservation des ours polaires en menant des activités de surveillance par avion ou hélicoptère et en
ayant recours à des techniques de radiotélémesure.
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