Des modèles informatiques approuvés par le ministère des Richesses naturelles sont utilisés pour prédire les effets des mesures de gestion des décennies à l’avance.
Ces projections tiennent compte des objectifs précisés dans les plans de gestion forestière selon le processus décrit dans le Manuel de planification de la gestion forestière. Étant donné les pratiques actuelles de gestion, il faut s’attendre aux suivants dans les écorégions du lac Abitibi et du lac Temagami.
Dans les parcs provinciaux et les réserves de conservation :
• Aucun changement dans la superficie totale de forêts dominées par le pin blanc et le pin rouge, mais une augmentation de la superficie de vieux peuplements de pin blanc et de pin rouge.
Dans les unités de gestion forestière :
• Augmentation de la superficie totale de forêts dominées par le pin blanc et le pin rouge.
Selon des prévisions, les forêts de pin blanc et de pin rouge devraient occuper jusqu’à 17 pour
100 de la superficie qu’elles occupaient avant l’arrivée des premiers colons européens dans
l’écorégion du lac Abitibi et jusqu’à 53 pour 100 de leur superficie d’antan dans l’écorégion du
lac Temagami.
• Une augmentation à court terme de la superficie de vieux peuplements, suivie d’une
réduction de celle-ci, dans environ 10 ans dans l’écorégion du lac Abitibi et dans 50 ans dans
l’écorégion du lac Temagami. La diminution prévue de vieux peuplements s’explique en grande
partie par les efforts autrefois déployés pour régénérer le pin blanc. L’exploitation forestière
contribue également à la diminution prévue de superficie. Les perturbations d’origine naturelle
ou humaine sont nécessaires dans les peuplements plus vieux pour encourager la
régénération du pin blanc.
• Selon les prévisions, les réserves de grumes de sciage de pin blanc de qualité devraient
baisser dans l’avenir, en raison en partie du fait que les peuplements comptant du pin blanc
sont de plus en plus exploitées à des fins de fabrication de produits non ligneux. La baisse
prévue de l’approvisionnement au cours des 20 prochaines années est également due aux
retards de la coupe finale des forêts affectées à la coupe progressive; celles-ci prennent plus
de temps que prévu à se régénérer.
Les efforts déployés pour améliorer la gestion durable du pin blanc se poursuivent dans le cadre du processus de gestion adaptive. Bien que des défis persistent, l’amélioration des pratiques de gestion forestière aide à maintenir ou à restaurer le pin blanc dans les écorégions de la province. La poursuite de ces efforts permettra de s’assurer que les Ontariennes et Ontariens tirent avantage des valeurs écologiques, sociales et économiques du pin blanc au cours des prochaines années.
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