Facteurs agissant actuellement sur le pin blanc

Les défis reliés à l’accroissement de l’abondance du pin blanc dans les écorégions du lac Abitibi et du lac Temagami :

 

Vésicules sur le fût d’un pin blanc infecté par la rouille vésiculeuse
Figure 7 : Vésicules sur le fût d’un pin blanc infecté par la rouille vésiculeuse. (Photo : S. Greifenhagen).
•Réduction des sources de semence : La disparition avec le temps du pin blanc dans le paysage a réduit l’abondance de la semence. La réduction du nombre de pins blancs entraîne la réduction des semences de pin blanc, servant à la régénération naturelle et à la production de semis de pin blanc dans les pépinières qui seront par la suite plantés sur les sites de récolte.

•Maladies et insectes : La rouille vésiculeuse constitue toujours un important obstacle à la restauration du pin blanc dans le paysage. La rouille vésiculeuse peut infecter un pin blanc à tout âge, mais endommage davantage les jeunes semis qui poussent à découvert. La rouille peut causer des lésions (Figure 7) au pin blanc et, éventuellement, tuer les jeunes pins blancs. Les fins d’été douces et humides dans le nord de l’Ontario favorisent l’apparition de la rouille vésiculeuse sur la plupart des sites.

Larves de charançon du pin blanc
Figure 8 : Larves de charançon du pin blanc. (Photo: S. McPherson).
•Le charançon du pin blanc est un insecte indigène qui tue les pousses terminales des jeunes pins blancs et s’en nourrit, surtout ceux qui croissent en plein soleil (Figure 8). Une grande tige courbe se forme lorsqu’une branche latérale vivante devient la tige principale. Les dommages causés par le charançon provoquent rarement la mort du pin, mais peuvent entraîner la production d’arbres plus petits, de moindre qualité.

•Les suppressions de feux et la végétation concurrente : Si elle n’est pas maîtrisée adéquatement, la végétation concurrente peut fortement nuire à la survie et à la croissance des jeunes pins blancs. Sans feu, les premiers traitements sylvicoles efficaces de maîtrise de la végétation concurrente sont essentiels à la régénération du pin blanc après sa récolte, en particulier sur les sites plus fertiles.

•L’économie de l’exploitation du pin blanc : L’administration en temps opportun de traitements sylvicoles peut aider à surmonter les difficultés susmentionnées. Toutefois, ces traitements peuvent être chers. La sélection de sites appropriés et l’établissement de plans efficaces sont essentiels à la régénération économique de l’espèce. De plus, les aménagistes forestiers peuvent hésiter à investir dans la sylviculture du pin blanc lorsque la probabilité que les traitements sylvicoles réussissent ou la demande locale pour son bois est faible. Toutefois, d’ici l’âge de 70 ans, les peuplements de pin blanc établis sur des sites favorables dépasseront la production de toute autre espèce d’arbre commerciale de l’Ontario, en termes de volume de bois et de valeur économique. Les investissements dans la sylviculture du pin blanc a par conséquent des avantages économiques à long terme.

 

La sylviculture est l’écologie forestière appliquée. Elle est l’art et la science de la régénération et de l’entretien des peuplements forestiers. Le coût de la sylviculture est comparé aux retombées économiques éventuelles des nombreux produits forestiers fabriqués.

 

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