Quelle est la situation des loups en Ontario ?

C'est tout un défi pour les biologistes de la faune d'essayer de déterminer le nombre de loups.

Les loups sont de nature secrète, ils évitent en règle générale tout contact avec les êtres

humains, et on les trouve habituellement en faible densité (nombre de loups dans une région).

 

La densité des loups varie dans la province en fonction des proies disponibles, de l'habitat et

d'autres éléments. Les régions arctiques de l'Ontario comptent 0,2 loup par 100 km2

comparativement au centre de la province qui en compte 1 par 100 km2, avec la plus forte

densité connue de 3 loups par 100 km2 dans le parc provincial Algonquin.

 

Selon des biologistes, on estime actuellement le nombre de loups en Ontario à plus de 8 000.

Cette estimation est fondée sur l'observation de la disponibilité des principales espèces-proie

partout en Ontario et sur le nombre de loups présents dans d'autres régions de l'Amérique du

Nord avec des caractéristiques semblables à celles de l'Ontario au niveau des proies et de

l'environnement. Des relevés actuellement en cours aideront à fournir des estimations beaucoup

plus fiables de la taille de la population de loups en Ontario.

 

Les perspectives à long terme en ce qui concerne les loups en Ontario sont bonnes, d'après les

vastes zones d'habitat adéquat dans l'ensemble de la province, ainsi qu'à la disponibilité de

proies et les méthodes de conservation actuellement en vigueur.

 

 

À quoi ressemblent les populations de loups en Ontario ?

 

Parmi les éléments qui influencent le nombre de loups en Ontario, il faut signaler la chasse et

le piégeage, l'habitat, l'urbanisation, les maladies, et la compétition avec d'autres loups.

 

La chasse :
Grâce aux déclarations obligatoires mises en place pendant le second semestre de 2005, les

chasseurs aideront à fournir aux biologistes de la faune des renseignements plus précis sur les

prises de loup à long terme.

 

Le piégeage :
Le nombre de loups pris par des trappeurs varie chaque année (figure 3). Au cours de la saison

de piégeage de 2005-2006, les trappeurs ont déclaré avoir pris 396 loups.

 

le nombre de loups pris par des trappeurs par an depuis 1990-1991
Figure 3 : le nombre de loups pris par des trappeurs par an depuis 1990-1991.
 

Disponibilité de l'habitat :
Les populations de loups augmentent et diminuent en fonction des changements se produisant au

niveau de leur habitat. La perte d'habitats au profit du peuplement humain et de l'agriculture

pourrait être à l'origine du déclin localisé de ces populations, alors que l'agriculture et la

nouvelle végétation forestière après des incendies et l'exploitation des forêts peuvent

permettre aux populations de proies d'augmenter, en fournissant ainsi davantage de nourriture

pour les loups.

 

Les maladies :
Les maladies que l'on retrouve de façon naturelle dans la nature comme la maladie de Carré et

le parvovirus du chien, ainsi que les parasites comme les gales sarcoptiques (à l'origine de la

gale), pourraient être à l'origine du déclin localisé des populations de loups.

 

Compétition avec d'autres loups :
Les combats entre loups peuvent être à l'origine de blessures graves, voire mortelles, et elles

se produisent habituellement dans le but de :

  • protéger un territoire ou une meute de son intrusion par d'autres loups
  • conserver ou parvenir à la domination au sein d'une meute en particulier (et, donc, d'acquérir le statut de reproducteur)
  • obtenir ou protéger l'accès à une carcasse d'animal, en particulier quand la quantité de proies disponibles sur le territoire n'est pas très élevée.