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le 6 juin 2007
La variante du renard arctique est une souche du virus de la rage.
En Ontario, la rage du renard arctique infecte surtout le renard roux et la mouffette rayée. Toutes les souches de rage peuvent infecter et tuer n’importe quel mammifère, y compris les êtres humains.
Cette souche de la rage pourrait avoir été présente de façon sporadique dans le Sud de l’Ontario pendant plusieurs siècles. En 1819, le gouverneur général, le duc de Richmond, est décédé de la rage dans le village de Richmond (près d’Ottawa) après avoir été mordu par un renard apprivoisé ou un chien. Bien qu’il y ait eu des cas de chiens enragés en Ontario avant les années 50, on n’avait observé aucun cas de rage chez les espèces fauniques terrestres avant 1954, année où la rage du renard arctique s’est introduite dans la province par le nord. La souche a atteint le Sud de l’Ontario en 1956. De 1959 à 1992, exception faite d’un court sursis de 1961 à 1963, on signalait dans le Sud de l’Ontario tous les ans plus d’animaux enragés que dans tout État et toute autre province en Amérique du Nord.
De 1989 à 1995, la souche du renard arctique a été complètement éradiquée de l’Est de l’Ontario par le largage aérien d’appâts contenant un virus antirabique destiné aux renards. C’était là la première tentative de lutte contre la rage en Amérique du Nord. En 1994, le programme de lutte a été étendu à l’ensemble du Sud de l’Ontario. La maladie persiste encore, surtout chez la mouffette et à de faibles concentrations, dans la région au sud de la baie Georgienne et à l’est du lac Huron. Il y a eu par la suite de nouvelles invasions de cette souche en provenance du nord. En 2002, les régions de Sudbury et de Kirkland Lake ont connu une flambée de rage dans la foulée d’un incident survenu en 2001 aux environs de Cochrane.
Le MRN est un chef de file dans la mise au point de méthodes de vaccination d’espèces fauniques telles que le renard et le raton laveur. Une de ces méthodes, le largage aérien d’appâts, a été reconnue dans le monde entier pour l’efficacité avec laquelle elle élimine la age du renard, du raton laveur et du coyote sur de grands territoires.
Les programmes de recherche et de largage d’appâts par voie aérienne du MRN ont toujours été axés sur l’immunisation des renards sauvages. Les scientifiques savent maintenant que s’ils parviennent à immuniser un pourcentage suffisamment élevé de la population de « l’espèce porteuse » qui transmet la maladie, celle-ci finira par disparaître complètement.
Les appâts utilisés à l’heure actuelle contiennent 1,8 ml de vaccin antirabique scellé dans un petit emballage-coque en plastique. Cet emballage est enfoui dans un mélange de graisse, de cire, de sucre, d’huile et d’aromatisants. Le vaccin antirabique est un virus vivant et, par conséquent, assez fragile. Il doit être absorbé dans la gueule de l’animal car il serait détruit par une absorption au niveau de l’estomac.
Des travaux de recherche ont permis de mettre au point un appât qui attire autant les renards que les ratons laveurs, mais qui est également facile à fabriquer en série, à entreposer, à manipuler et à distribuer sur de grandes superficies. Les chercheurs doivent veiller avant tout à ce que l’emballage-coque contenant le vaccin soit mâché avec l’appât. L’appât couleur kaki est de forme carrée et mesure 3,5 cm sur 3,5 cm sur 1 cm. Un numéro de téléphone figure sur l’étiquette.
Tous les ans, à l’automne, le ministère largue par voie aérienne des appâts destinés aux renards sauvages à raison de 20 appâts par km2 le long de couloirs aériens espacés de deux kilomètres. Les Twin Otter sont dotés de matériel spécialement conçu pour le largage des appâts. Ces avions sont pilotés au moyen des plus récentes technologies informatiques et des satellites pour disperser les appâts le plus uniformément possible et pour enregistrer leur position.
Le ministère a ainsi distribué, en 2006, quelque 650 000 appâts de vaccin contre la rage du renard arctique dans le Sud-Ouest de l’Ontario. Les zones de dispersion des appâts avaient été délimitées à la lumière de renseignements récents fournis par l’Agence canadienne d’inspection des aliments et indiquant l’emplacement des cas confirmés de rage du renard.
Adam McAllister
Ministère des Richesses naturelles
705 755-1551
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Dernière mise à jour : 28 avril 2008