Il y a présentement 11 régions sauvages qui existent encore en dehors d’un parc provincial ou d’une réserve de conservation réglementé. Ces zones couvrent une superficie totale de 839 hectares.
Le programme de régions sauvages a été créé dans les années 1950 pour préserver les zones d’importance naturelle ou historique. La Loi sur la protection des régions sauvages a été adoptée en 1959 (révisée en 1990). En juillet 1961, 35 régions sauvages avaient été identifiées par le Department of Lands and Forests (maintenant appelé le ministère des Richesses naturelles) et la Federation of Ontario Naturalists (maintenant appelée Ontario Nature).
Quatre autres régions sauvages avaient été ajoutées en date de 1972. La Loi sur la protection des régions sauvages a été un point marquant parce qu’il s’agissait d’une des premières lois canadiennes à reconnaître le concept de réserves naturelles. Toutefois, compte tenu de la contribution limitée de ces régions au milieu sauvage, aucune nouvelle région sauvage n’a été ajoutée depuis 1972. La protection formelle des régions sauvages en Ontario se fait dans les parcs provinciaux, réserves de conservation et parcs nationaux.
Deux régions sauvages ont été révoquées en 1984 et quatre autres en 1993. En tout, 33 régions sauvages couvrant 61 173 hectares existent encore. De ces 33 régions, 22 (couvrant 60 334 ha, ou 98,6 % de la superficie totale protégée à titre de régions sauvages en Ontario) sont situées à l’intérieur de 12 parcs provinciaux et cinq sont situées dans des réserves de conservation. Les 11 autres régions sauvages qui se trouvent sur des terres de la Couronne couvrent 839 ha.
Les régions sauvages ont été établies pour assurer ce qui suit :
Les régions sauvages ont été mises en nomination en fonction de leur valeur historique, esthétique, scientifique et récréative. Les critères de sélection comprennent ce qui suit :
Aucune ligne directrice de gestion n’a été formulée pour appuyer la Loi sur la protection des régions sauvages. Bien qu’une région sauvage n’ait pas une superficie minimale ou maximale, la Loi sur la protection des régions sauvages ne limite pas l’aménagement ou l’utilisation de ressources naturelles dans les régions sauvages de plus de 260 hectares. Lorsque cela est possible, les régions sauvages qui sont situées à l’intérieur d’un parc provincial ou d’une réserve de conservation sont zonées et protégées selon les valeurs qui ont justifié leur sélection.