
Pendant sa croissance, un arbre stocke le carbone dans ses feuilles, ses branches et son tronc de même que dans le sol environnant. Les arbres utilisent le carbone pour produire les sucres nécessaires à leur croissance et rejettent l’oxygène dans l’air. Sans dioxyde de carbone, les arbres ne pourraient pas former la biomasse ligneuse qui compose leur tronc et leurs branches.
Pendant leur croissance, les arbres ajoutent tous les ans un nouvel anneau de bois à leur circonférence. Le poids de ce bois est composé pour moitié de carbone. Les forêts qui absorbent et stockent le carbone pendant une longue période sont considérées comme étant des puits de carbone.
Les forêts gérées constituent des puits de carbone efficaces pourvu qu’elles soient régénérées. Tous les ans, 500 000 000 de semis sont plantés dans les forêts canadiennes. C’est surtout le reboisement qui fait en sorte qu’il n’y a pas eu de déforestation nette en Ontario au cours des 20 dernières années, malgré une longue histoire de coupe du bois.

L’absorption du carbone ralentit à mesure que l’arbre vieillit, et l’arbre relâche le carbone quand il meurt. Si les arbres sont récoltés avant qu’ils ne brûlent ou ne meurent, le carbone est stocké indéfiniment dans les produits du bois. Le reboisement relance le cycle.
Les arbres poussent plus vigoureusement et absorbent et stockent plus rapidement le carbone lorsqu’ils sont jeunes ou d’âge moyen. La croissance ralentit à mesure que l’arbre vieillit. Dans les forêts non gérées, les arbres meurent et cessent de capter le carbone, quoiqu’ils continuent à le stocker jusqu’à ce qu’ils brûlent dans un feu de forêt ou commencent à pourrir, ce qui, selon le type de forêt et le ratio entre les jeunes et les vieux arbres, pourrait se traduire avec le temps par une émission nette de carbone.
À la récolte, une petite partie de l’arbre est laissée dans la forêt, où elle se décompose, et le reste est enlevé et transformé en produits de la forêt. Une certaine quantité de carbone est émise lorsque le sol de la forêt est perturbé pendant la récolte, et les racines, les branches et les feuilles laissées sur place émettent du carbone pendant leur décomposition. Cependant, la majeure partie du carbone est emprisonnée dans le bois.
En chiffres, 0,225 tonne de carbone est stockée dans chaque mètre cube de bois rond, ce qui signifie, pour mettre ces chiffres en perspective, que la charpente en bois d’une maison ordinaire emprisonne l’équivalent d’environ cinq années d’émissions de gaz à effet de serre d’une voiture.
Lorsque la zone récoltée se régénère, les nouveaux arbres commencent à leur tour à absorber et à stocker le carbone, relançant ainsi le cycle. Cette combinaison récolte-nouvelle croissance, ainsi que le stockage du carbone par les produits du bois pendant une longue période, signifie que les émissions de gaz à effet de serre produites par la récolte du bois sont minimes.
Combattre les changements climatiques par des pratiques innovantes
La gestion durable de nos forêts, qui augmente leur capacité à stocker le carbone, peut diminuer, retarder ou même prévenir de nombreux effets des changements climatiques.
L’Ontario s’affaire à augmenter le carbone stocké dans les forêts de la Couronne en :
- Exigeant la création rapide de nouvelles forêts, par le reboisement, après la récolte
- Accélérant le taux de croissance en plantant les arbres dans des sites appropriés à chaque espèce et en utilisant les semences provenant d’arbres de la meilleure qualité
- Protégeant dans la mesure du possible les forêts contre le feu et les insectes
- Réduisant au minimum la déforestation et en plantant des arbres dans des zones découvertes, particulièrement dans le sud de la province.