Quoi de neuf à l'IRFO?

 


Quoi de neuf à l'IRFO?

 

Si vous désirez recevoir régulièrement, par courriel, des nouvelles de l'IRFO sur la recherche, veuillez faire parvenir vos nom et titre et le nom de votre organisme à information.ofri@ontario.ca.

Le logiciel BFOLDS est entré dans le domaine public Posté en juillet 2008

L’IRFO accueille un nouveau chef de service et un chercheur en bois dur Posté en mai 2008

Rétablir le noyer tendre dans la région centre-sud de l’Ontario Posté en avril 2008

La forme d’un arbre dépend-elle de la densité du peuplement? Posté en avril 2008

En quoi les directives pour imiter la perturbation naturelle ont-elles un effet sur les niveaux de lumière, et, par conséquent, sur la régénération?  Posté en avril 2008

Des arbrisseaux pour combattre le cancer – et pour venir en aide à des fermiers du Nord de l’Ontario Posté en avril 2008

Récolter la biomasse forestière pour produire de l’énergie Posté en avril 2008

Comment l'aménagement forestier peut il contribuer au ralentissement du changement climatique? Posté en mars 2008

De nouveaux panneaux avertissent les utilisateurs de la forêt de l'existence du pin blanc résistant aux maladies Posté en décembre 2007

Ce que nous savons, et ignorons, sur l'état des forêts après un incendie Posté en décembre 2007

Les présentateurs à la conférence sur les semences forestières et le changement climatique ont enthousiasmé l'assistance Posté en décembre 2007

Conférence internationale à Sault Ste. Marie : un modèle de réussite Posté en septembre 2007

Les résultats d'une nouvelle étude secouent le mythe au sujet des effets de la sylviculture boréale sur la diversité des plantes Posté en août 2007

La dernière série de publications de l'Institut de recherche forestière de l'Ontario (IRFO) en a pour tous les goûts Posté en juillet 2007

Mieux comprendre les régimes des feux afin de reproduire les perturbations naturelles Posté en avril 2007

Des chercheurs de l'IRFO publient un ouvrage sur le transfert de connaissances en matière d'écologie du paysage Posté en mars 2007

Quelles priorités absolues ont été fixées pour améliorer les prévisions de l'approvisionnement en bois en Ontario? Posté en mars 2007

L'étude finale du programme scientifique ontarien sur les dégâts causés par le verglas révèle des effets à plus long terme posté en décembre 2006

Sault Ste. Marie accueillera la conférence sur la modélisation de peuplements forestiers complexes posté en décembre 2006

Êtes-vous mordu des modèles de défilement? posté en décembre 2006

Une étude sur la distribution de l'étendue des incendies forestiers ajoute un autre morceau au casse-tête de la reproduction des perturbations naturelles Posté en novembre 2006

La bibliographie annotée des ouvrages publiés de 2001 à 2005 vient de paraître ! Posté en octobre 2006

Quel est le potentiel énergétique de la tourbe ? Posté en octobre 2006

Les chercheurs étudient comment les méthodes de gestion peuvent permettre de stocker plus de carbone dans les forêts de l'Ontario Posté en mai 2006

Des outils pour aider à estimer le degré de pourriture dans des arbres vivants Posté en mars 2006

 

Le logiciel BFOLDS est entré dans le domaine public

 

Des chercheurs de l’IRFO ont récemment lancé le simulateur de la dynamique des paysages de la forêt boréale, appelé communément BFOLDS. Ce modèle de simulation informatisé est conçu pour permettre aux utilisateurs de se renseigner sur les régimes de feux possibles dans la forêt boréale et sur les modèles de succession des forêts, ainsi que leurs interactions, sur de vastes superficies (des millions d’hectares) et de longues périodes (des siècles).

 

Afin de stimuler les caractéristiques probabilistes d’un régime de feux à long terme  et de l’évolution du couvert forestier, ce modèle combine les renseignements suivants :

 

  • des données spatiales sur la composition du paysage forestier, les conditions météorologiques propices aux feux de forêt, les contraintes géoclimatiques, le terrain et le sol
  • des renseignements scientifiques récents, ainsi que des connaissances spécialisées sur les caractéristiques des feux de forêts et les successions forestières

 

BFOLDS est conçu comme un outil de recherche pour examiner les effets éventuels des hypothèses au sujet des modèles d’inflammabilité et de la succession forestière dans des scénarios de régimes de feux simulés. La compréhension de l’évolution du paysage forestier dans l’espace et dans le temps permet d’orienter l’élaboration des politiques relatives aux forêts et les efforts d’aménagement stratégique du territoire.

 

BFOLDS n’a pas été conçu pour produire des données déterministiques, comme la carte du couvert de la forêt dans une année donnée, ni pour examiner des phénomènes à petite échelle, comme l’évolution de feux de forêt individuels ou les changements dans la composition d’un peuplement forestier.

 

Pour en savoir plus sur BFOLDS, écrivez à information.ofri@ontario.ca pour demander le rapport BFOLDS 1.0: A Spatial Simulation Model for Exploring Large Scale Fire Regimes and Succession in Boreal Forest Landscapes (Forest Research Report 152). Pour accéder au logiciel et à la documentation, visitez www.fire-regime-model.com. Si vous avez l’intention d’utiliser le simulateur BFOLDS ou si vous souhaitez obtenir des renseignements à son sujet, envoyez un courriel à flep@ontario.ca.

 

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L’IRFO accueille un nouveau chef de service et un chercheur en bois dur

 
L’équipe de gestion de l’IRFO et son personnel sont heureux d’annoncer l’embauche de deux nouvelles recrues : 

 

  • Ed Cappelli est le nouveau responsable de la gestion des opérations. Il remplace Connie Bouffard, qui a récemment pris sa retraite. Auparavant, Ed travaillait comme gérant d’immeuble à la Société immobilière de l’Ontario, où il était responsable de la gestion des installations pour des locataires spéciaux, comme la Police provinciale de l’Ontario, deux laboratoires de sciences judiciaires, un laboratoire de santé publique et l’IRFO. À l’IRFO, il devra superviser les opérations des bâtiments, le soutien administratif et le transfert de technologie. Ed peut être joint au (705) 946-7403, ou à ed.cappelli@ontario.ca.
  • Trevor Jones est le nouveau scientifique chercheur dans le domaine de l’écosystème de bois dur. Il remplace Bill Cole, qui occupe désormais le poste de coordonnateur des sciences à l’IRFO. Diplômé en 1996 de l’Université de Toronto, Trevor est un écologue/écophysiologiste qui s’intéresse à la dynamique des perturbations des forêts. À l’Université de Toronto, il a étudié les effets de la gestion de la sélection sur la physiologie et la croissance du bois dur tolérant. Avant d’entrer à l’IRFO, il travaillait au département de géographie de l’Université de Colombie-Britannique, où il étudiait la dynamique spatiale et temporelle du bois mort dans les petits ruisseaux. Il a obtenu une maîtrise en sciences biologiques de l’Université Acadia, alors qu’il étudiait les effets d’une quantité élevée de dioxyde de carbone sur le début de la croissance des semis de pins et d’épicéas. Il détient aussi un baccalauréat en sciences de l’Université laurentienne, où il s’est spécialisé dans l’écologie forestière et des plantes. Il se réjouit de rencontrer des clients et des partenaires au cours des semaines qui viennent pour évaluer les besoins et priorités en matière de recherche sur le bois dur en Ontario. Trevor peut être joint au (705) 946-7487, ou à trevor.jones@ontario.ca.  

 

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Rétablir le noyer tendre dans la région centre-sud de l’Ontario

 

En Ontario, le noyer tendre est une espèce en voie de disparition, et les populations continuent de décliner à cause de l’invasion d'un champignon étranger qui est à l'origine d'une maladie mortelle pour l’arbre, qui s’attaque à la tige et aux branches. Sylvia Greifenhagen et Glenna Halicki Hayden, deux chercheuses de l’IRFO, collaborent avec Richard Wilson, de la Section de la vitalité forestière et de la sylviculture du MRN, des chercheurs de la Purdue University, la Forest Gene Conservation Association et l’Office de protection de la nature de la vallée Rideau pour le rétablissement et le maintien de la santé de la population du Noyer cendré dans toute son aire de répartition ontarienne.

 

La première étape consistait à élaborer une méthode d’analyse génétique (connue sous le nom de technique de polymorphisme de restriction) afin de distinguer le noyer cendré pur des espèces hybrides, qui sont présentes en grand nombre. L’identification de la pureté du noyer cendré est cruciale afin d’étudier la résistance de la maladie et de déterminer quels arbres on doit protéger conformément à la Loi sur les espèces en voie de disparition

 

Leur approche a généré d’excellents résultats et sera mise au point cette année. Les protocoles en matière d’ADN tels que ceux utilisés pour identifier les espèces de noyer cendré sont en train de devenir un outil précieux pour le laboratoire de pathologie de l’IRFO.
 
Les chercheurs font également l'essai d'injections de fongicides afin de conserver les arbres de grande valeur dans le paysage pendant qu'elles repèrent, archivent et propagent des arbres résistants à la maladie pour veiller à la survie de l’espèce. Six fongicides ont été testés in vitro (dosage biologique en boîte de pétri) et les trois plus prometteurs seront testés in vivo (sur les arbres) lorsque les stocks seront suffisants.

 

En 2007, les chercheurs ont entamé des greffes de noyer cendré en serre et des essais de coupe enracinés afin d’appuyer l’archivage et la propagation future d'arbres résistants et, en 2008, ils continueront de mettre leurs méthodes au point. Des chercheurs provenant de tout l'Est du Canada ont formé un groupe dont le but est le partage d'informations et la concertation des efforts visant à rétablir les populations de noyer cendré.

 

Pour de plus amples renseignements, communiquez avec Sylvia Greifenhagen au 705 946-7411 (sylvia.greifenhagen@ontario.ca), ou avec Glenna Halicki Hayden au 705 946-7412 (glenna.halickihayden@ontario.ca).

 

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La forme d’un arbre dépend-elle de la densité du peuplement?

 

Les gestionnaires forestiers doivent prendre en compte la forme des arbres lorsqu’ils estiment la quantité de bois présente dans un peuplement forestier et l'usage que l'on peut faire de ces arbres. Deux arbres ayant le même volume mais dont la forme est différente peuvent produire deux types de produits ligneux et deux rendements économiques.

 

Les équations de défilement sont utiles pour estimer le diamètre d’un arbre de n’importe quelle hauteur, permettant ainsi une estimation plus précise du volume de l'arbre. Certaines équations de défilement actuelles ont été élaborées à partir de données recueillies dans des forêts naturelles et peuvent manquer de précision lorsqu’on les applique à des arbres de plantation, ce qui mène à des estimations inexactes de l’approvisionnement en bois.

 

Mahadev Sharma, chercheur à l’IRFO, travaille de pair avec le Service canadien des forêts-Centre de foresterie des Grands Lacs, le Centre écologique du Canada-Partenariat de recherche en foresterie, et la Forintek Canada Corp. afin d’améliorer les estimations du défilement des épinettes noires et des pins gris et des volumes associés d’arbres cultivés en utilisant différentes stratégies de gestion forestière, par exemple, différentes densités de plantation ou intensités d’éclaircie.

 

Dans le cadre de cette étude, les chercheurs ont élaboré des protocoles pour la sélection des arbres d'échantillonnage et pour l’extraction des rondelles à partir d’arbres coupés. Ils s’affairent également à documenter l’effet que la conception de l’échantillonnage (le nombre d’arbres échantillonnés dans un peuplement et le nombre de rondelles prélevées sur chacun des arbres) a sur la précision des équations de défilement.

 

Les résultats seront publiés dans les derniers mois de 2008. Pour obtenir de plus amples renseignements, communiquez avec Mahadev Sharma au 705 946-7407, ou à l’adresse du courrier électronique suivante : mahadev.sharma@ontario.ca.

 

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En quoi les directives pour imiter la perturbation naturelle ont-elles un effet sur les niveaux de lumière, et, par conséquent, sur la régénération?

 

Bill Parker, chercheur scientifique à l’IRFO, étudie comment les directives pour les résidus après récolte décrites dans le Forest Management Guide for Natural Disturbance Pattern Emulation (Guide de gestion forestière pour l'imitation des configurations de la perturbation naturelle) du MRN ont un effet sur la régénération par le changement des niveaux de lumière dans la forêt.

 

En 2007, il a pris des photographies hémisphériques à cinq points de chacune des 50 parcelles de terrain de 500 mètres configurées dans la forêt du Nord de l'Ontario qui a brûlé. Aidé de ses collègues, il procède maintenant à l’analyse de ces images afin d’estimer les niveaux de lumière aux étages inférieurs, estimations qu’ils compareront à des données de structure de peuplement post-incendie recueillies dans les mêmes parcelles. Son objectif est d’élaborer des équations de prévision afin d’estimer le potentiel de régénération naturelle.

 

Bill a l’intention de répéter l’étude dans des secteurs qui ont subi des coupes récentes afin d’identifier quelle densité résiduelle permettra à la lumière d’aider à la régénération d’espèces de conifères boréales. Les résultats de ce travail aideront à préciser les directives pour la densité des arbres résiduels et augmenteront les chances de réussite de la régénération suite à une coupe.

 

Pour de plus amples informations, communiquez avec Bill Parker au 705 946-7424, ou à l’adresse de courrier électronique suivante : bill.parker@ontario.ca.

 

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Des arbrisseaux pour combattre le cancer – et pour venir en aide à des fermiers du Nord de l’Ontario

 

Des chercheurs du MRN ainsi que plusieurs autres organismes ont bon espoir que des recherches continues sur l'if du Canada, un arbrisseau commun du Nord de l'Ontario, aideront à fournir un approvisionnement durable de paclitaxel, un composé chimique utilisé dans la fabrication de l'un des médicaments anticancéreux les plus précieux au monde.

 

Tom Noland, un scientifique de la biochimie des arbres de l’IRFO, fait partie de cette équipe de chercheurs. Voici ce qu’il déclare : « Nous souhaitons également que l’if du Canada soit récolté de façon commerciale par certains cultivateurs du Nord de l’Ontario, une région qui a désespérément besoin de nouvelles avenues de développement économique. En fait, il est mieux sur le plan écologique de faire la récolte du paclitaxel à partir d’ifs produits en pépinière que d’ifs forestiers, car ces derniers assurent la nourriture et le couvert  à plusieurs espèces fauniques. »

 

Il explique que le paclitaxel est utilisé pour fabriquer le Taxol®, un des médicaments chimiothérapeutiques les mieux vendus dans le monde, avec des ventes totales annuelles qui atteignent presque le milliard de dollars américains. Le Taxol® est utilisé pour combattre les cancers du sein et des ovaires ainsi que certains types de cancer du poumon.

 

« Il faut en revanche plusieurs tonnes de feuillage d’if pour produire une petite quantité de paclitaxel, ajoute Noland. Comme sa structure chimique est complexe, le paclitaxel est difficile et coûteux à synthétiser; il est donc plus économique de l’extraire à partir de sources naturelles. »

 

Pourquoi l’if du Canada?

 

Le paclitaxel a été initialement découvert dans l’if de l'Ouest, mais il fallait détruire l’arbrisseau pour en extraire le composé. Avec l’if du Canada, on peut extraire le paclitaxel du feuillage par une légère taille aux cisailles pratiquée régulièrement, ce qui n’endommage presque pas l’arbre.

 

Un autre des avantages de l’if du Canada par rapport à ses cousins est le fait qu’il produise des quantités relativement élevées de paclitaxel et de composés chimiques similaires, connus sous le nom de taxanes, qui pourraient posséder d’autres propriétés médicinales.

 

Dans le cadre des recherches sur l’if du Canada, Noland et son équipe de chercheurs ont recueilli des ifs provenant de différentes parties de l'Ontario afin de trouver les familles génétiques contenant les plus grandes quantités de paclitaxel et de pouvoir produire plusieurs nouveaux semis riches en paclitaxel.

 

Comment la recherche sur l’if du Canada se porte-t-elle?

 

« Cette recherche est sur la bonne voie », déclare Noland. « La grande majorité du travail à effectuer sera terminée d’ici un an. Par contre, c'est un lent processus. La propagation de l'If prend une année et il faut de deux à quatre ans pour obtenir assez de stock pour démarrer une plantation. Le matériel de haut niveau, c’est-à-dire des ifs qui poussent rapidement et qui possèdent les plus hautes concentrations en paclitaxel, peut prendre encore plus de temps à produire. »

 

« En plus de rechercher et de produire des arbres qui fournissent des quantités élevées de paclitaxel, nous cherchons le meilleur moyen pour récolter les feuilles d’if et les meilleures conditions de croissance, par exemple le type de sol que préfèrent les ifs et l’espacement idéal à conserver entre les arbres.»

 

À ce jour, Noland a appris que les ifs qui ont été traités à l’aide de compost, de fertilisants et d’un mélange de compost et de paillis ont poussé beaucoup mieux que ceux qui n'ont pas été traités à l’aide de fertilisants ou de paillis. Lorsque Noland et ses collaborateurs auront terminé la cueillette et l’analyse des données, il pourra recommander les conditions de croissance qui fourniront  les plus grandes quantités de paclitaxel.


Le projet a beaucoup retenu l'attention des compagnies pharmaceutiques, en particulier parce que l’on s’attend à ce que la demande mondiale pour le paclitaxel augmente. Bioxel Pharma est partenaire du projet, tout comme le Service canadien des forêts, Thessalon First Nation BioCentre, Whelan Resources, Forest and Land Control, et le Upper Lakes Environmental Research Network (ULERN). Bioxel conserve les droits d’exploiter les familles d'if les plus prometteuses.

 

Des obstacles inattendus … munis de bois et de sabots!

 

Même si la recherche va bon train, Noland et son équipe de recherche ont eu à surmonter certains obstacles. Par exemple, le broutage des chevreuils est devenu un problème. « En 2004, nous avons planté des arbres dans notre première aire de recherche; au printemps 2005, des chevreuils avaient brouté à peu près chaque jeune pousse d'if planté à l’arboretum de IRFO », révèle-t-il. « Les orignaux ainsi que les chevreuils semblent dépendre de l’if vers la fin de l’automne et le début de l’hiver. »

 

Cependant, Noland et ses collaborateurs ont développé des méthodes ingénieuses pour s’occuper de ce problème. Grâce à une clôture électrique, à un écran pare-soleil et à un chien, ils ont pu maîtriser le broutage des chevreuils à l’arboretum de l’IRFO, au Thessalon First Nation bio-centre, et à la pépinière, respectivement.

 

« Une des choses que nous avons apprises, c’est que les ifs sont résilients », dit-il. « Ils se sont bien remis du broutage des chevreuils, une caractéristique qui vaut son pesant d’or. »

 

La suite?

 

Le plan de travail de cette année inclut l’évaluation des plants individuels en août, la récolte en septembre et la mesure de la récolte en octobre et en novembre. Tom publiera ses résultats de recherche dans les premiers mois de 2009.

 

Pour de plus amples informations à propos de l’if du Canada, communiquez avec Tom Noland au 705 946-7421, ou à l’adresse de courrier électronique suivante : tom.noland@ontario.ca.

 

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Récolter la biomasse forestière pour produire de l’énergie

 

Du 18 au 21 février 2008, 140 personnes de l’Ontario au Népal se sont réunies à l’Université de Toronto pour assister à un atelier intitulé The Scientific Foundation for Sustainable Forest Biomass Harvesting Guidelines and Policies (Le fondement scientifique des lignes directrices et des politiques sur la récolte durable de la biomasse forestière).

 

L’objectif, selon Dan Puddister, coordonnateur scientifique à l’Institut de recherche forestière de l’Ontario du MRN et un des organisateurs de l’événement, était de permettre aux travailleurs scientifiques, aux organismes gouvernementaux de réglementation, à l'industrie et à des organismes non gouvernementaux de défense de l’environnement de diffuser des connaissances à propos des effets de la coupe de la biomasse sur les écosystèmes forestiers, d’identifier les priorités pour la recherche nécessaire afin d'élaborer des lignes directrices et des politiques et de mettre sur pied un réseau national sur la biomasse forestière.

 

Il constate que « de nos jours, plusieurs personnes en Ontario et partout dans le monde cherchent des solutions de rechange aux combustibles fossiles, dont la combustion a causé des changements significatifs dans les taux de dioxyde de carbone contenus dans l’atmosphère depuis le début de la révolution industrielle. La récolte et la gestion de la biomasse forestière sont des solutions de rechange viables à l’utilisation des combustibles fossiles et sont considérées comme neutres en carbone. La récolte durable de la biomasse forestière correspond aux objectifs selon lesquels il faut protéger l'intégrité et la biodiversité écologique, qui font partie des exigences clés du système de planification de la gestion forestière de l’Ontario.»


Tom Noland, un chercheur scientifique à l'IRFO, a aussi assisté à l’événement et déclare que : « presque toutes les personnes présentes à l'atelier se sont entendues pour dire que la récolte durable de la biomasse forestière a sa place au Canada. Si on ne procède pas avec précaution, la récolte de la biomasse pourrait avoir un effet négatif sur la biodiversité et sur la productivité des forêts, mais ces impacts peuvent être atténués et réduits au minimum par le biais de bonnes pratiques en matière de gestion forestière, d’une surveillance efficace et d'une gestion adaptative active. »

 

Noland souligne que la biomasse forestière peut être une source de composés chimiques précieux et d’énergie, et ces composés chimiques pourraient fournir des occasions de développement économique importantes et remplacer certains composés chimiques dérivés du pétrole.

 

Plusieurs organisations autres que le MRN étaient impliquées dans cet atelier. Pour obtenir la liste complète, consultez l’annonce de l’atelier. Autres employés du MRN qui ont contribué à l’événement :

 

  • Elaine Mallory, de l’IRFO, a compilé de l’information à propos de connaissances actuelles non publiées et a participé à une discussion en groupe lors de l’atelier.
  • Parmi les coauteurs d’une présentation intitulée An Overview of Canadian Research on Biomass Removals and Biodiversity (Vue d’ensemble de la recherche canadienne sur les récoltes et la biodiversité de la biomasse), notons entre autres Wayne Bell, de l’IRFO, Dave Morris, du Centre de recherche sur l'écosystème des forêts du Nord du MRN ainsi que Dan Puddister (Dave faisait également partie du comité consultatif technique).
  • Bill Thornton et Larry Skinkle de la Division des forêts du MRN ont présenté des exposés lors de l'atelier.

 

Le réseau de gestion durable des forêts a l’intention de publier un résumé de l’atelier, qui devrait être disponible plus tard dans l'année.

 

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Comment l'aménagement forestier peut il contribuer au ralentissement du changement climatique?

 

Un groupe de chercheurs de l'Institut de recherche forestière de l'Ontario (IRFO) du ministère des Richesses naturelles, à Sault Ste. Marie, a mis au point un modèle informatisé capable de simuler la quantité de carbone que les forêts aménagées de l'Ontario accumulent présentement, et accumuleront au cours du siècle à venir, à partir des projections établies par les plans de gestion forestière en ce qui a trait à l'aménagement des forêts, à l'exploitation forestière et aux perturbations (comme incendie ou coupe) dans les années à venir.

 

« Nous avons appris que les forêts de l'Ontario accumulent une grande quantité de carbone dans divers "bassins" comme les arbres et le sol », affirme M. Jiaxin Chen, un chercheur de l'IRFO qui contribue à la conception d'un modèle informatisé appelé FORCARB ON. « Bien plus, avec le temps, la gestion durable des forêts ontariennes augmentera la quantité de carbone accumulée à la fois par les forêts et les produits forestiers. C'est une très bonne nouvelle. Plus nous pouvons retenir de carbone ici sur terre, moins il s'en trouvera dans l'atmosphère là où il contribue à l'effet de serre et au changement climatique. »

 

Produits forestiers : emprisonner le carbone même après la mort de l'arbre

 

Comme le fait remarquer son confrère chercheur à l'IRFO, M. Steve Colombo, lorsque les arbres sont transformés en meubles ou en poutres, par exemple, ils emprisonnent ce carbone pour des années, des décennies ou parfois plus d'un siècle. « Si les arbres ne sont pas exploités, ils finissent par se décomposer et mourir, ou ils brûlent dans un incendie de forêt », explique t il. « En se décomposant ou en brûlant, les arbres relâchent du dioxyde de carbone dans l'atmosphère. »

 

 « Certaines personnes croient que la coupe des arbres contribue au changement climatique. Dans une forêt bien gérée où on remplace les arbres coupés en plantant de nouveaux arbres dont on prend bien soin pour qu'ils poussent vigoureusement, ce n'est pas le cas. Les jeunes arbres constituent littéralement un puits de carbone en croissance et la quantité de carbone qui s'y accumule augmente en fonction de leur volume. »

 

M. Colombo ajoute que pour ralentir le changement climatique, il est probablement préférable d'utiliser plus de produits forestiers, car leur production nécessite moins d'énergie que des matériaux comme le béton et l'acier. Mais même alors, il faudrait que ce soit des produits qui proviennent de forêts gérées de manière durable.

 

 « Les gens seront peut être également surpris d'apprendre que les produits du papier peuvent persister longtemps. Ils sont souvent recyclés ou jetés au dépotoir où les faibles taux d'oxygène ralentissent leur décomposition. Dans certains dépotoirs, on peut trouver des journaux qui datent de 50 ans et qu'il est encore possible de lire. Ce qu'il faut savoir, c'est que le carbone de la plupart des produits forestiers progresse très lentement dans le cycle du carbone. »

 

L'énergie provenant du bois est un autre produit forestier qui peut contribuer à réduire les émissions (p. ex., le biocarburant tiré du bois de mauvaise qualité abandonné sur le terrain de coupe). L'énergie provenant du bois semble pouvoir avantageusement remplacer les combustibles fossiles et cette énergie est neutre en carbone. Cela signifie que sa production et son utilisation préviennent au moins autant d'émissions qu'elles en provoquent.

Qu'est ce que le cycle du carbone et comment l'avons nous modifié?

 

Le chercheur Michael Ter Mikaelian, troisième membre de l'équipe de modélisation du carbone de l'IRFO, explique que le cycle du carbone est le déplacement du carbone - élément de base des êtres vivants - de la terre et de l'eau vers l'atmosphère, pour retourner ensuite à son point de départ. Le carbone suit ce cycle en permanence depuis l'apparition de la vie sur terre.

 

Tous les êtres vivants contiennent du carbone, tout comme de nombreuses entités inanimées comme le roc. Le carbone de l'atmosphère, toutefois, se retrouve surtout dans un gaz appelé dioxyde de carbone.

 

Comme M. Ter Mikaelian le souligne, avant le milieu des années 1800, la plupart des gens vivaient à la campagne et produisaient tout à la ferme ou dans de petits ateliers. « De nos jours, toutefois, les gens vivent surtout en ville et nous produisons ce dont nous avons besoin dans de grandes usines qui consomment énormément de combustibles fossiles.

 

Nous utilisons également des millions de véhicules motorisés qui brûlent des combustibles fossiles tous les jours. Plus on brûle de combustibles fossiles, plus on relâche du carbone dans l'atmosphère. Plus l'atmosphère contient du carbone, plus l'effet de serre se manifeste et plus le climat change. »

 

Bien que les forêts soient un important puits de carbone, M. Ter Mikaelian rapporte que dans de nombreuses parties du monde, on a coupé les arbres sans les remplacer, ce qui a réduit la capacité de la terre de retenir le carbone.

 

« Les chercheurs travaillent sur de nombreux fronts pour découvrir comment amener les forêts et les produits forestiers à accumuler le plus de carbone possible », ajoute t il. « Notre groupe se penche surtout sur l'utilisation des modèles informatiques pour définir la quantité de carbone accumulée par les forêts en fonction du mode de gestion, ainsi que les changements climatiques auxquels il faut s'attendre. Ces renseignements aideront les gestionnaires forestiers à prendre de meilleures décisions sur la façon d'aménager les forêts de manière à ce qu'elles accumulent plus de carbone. »

 

D'autres chercheurs ailleurs au Canada et dans le monde tentent de découvrir comment transformer la toundra en forêt (reboisement); comment réduire ou prévenir les incendies de forêt, les espèces nuisibles et les épidémies, car les arbres malades relâchent du carbone; comment les forestiers pourraient favoriser une croissance rapide des arbres, afin qu'ils puissent accumuler plus de carbone; si l'utilisation du biocarburant provenant des produits forestiers pourrait réduire l'utilisation de combustibles fossiles; et comment le bois pourrait remplacer d'autres matériaux à forte intensité d'énergie comme l'acier ou le béton. 


Pour une liste des publications scientifiques sur les recherches de l'IRFO portant sur la modélisation du carbone, adressez vous à l'IRFO par courriel.

 

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De nouveaux panneaux avertissent les utilisateurs de la forêt de l'existence du pin blanc résistant aux maladies

 

Visites sur le terrain, présentations d'ateliers, séminaires, rapports techniques, affiches, pages Web, les chercheurs de l'IRFO utilisent de nombreux moyens de joindre des publics clés et de transférer les nouvelles connaissances à ceux qui s'occupent de gestion forestière en Ontario.

 

Les chercheurs en génétique de l'IRFO, dirigés par le chercheur scientifique Pengxin Lu et le forestier Darren Derbowka, ont décidé de poser des affiches bilingues et en couleurs à certains endroits près de Kemptville, de Huntsville et de Midhurst afin de renseigner les personnes qui fréquentent les terres sur lesquelles ils ont planté des pousses de pin blanc ayant développé une résistance à la rouille vésiculeuse.

 

Ils espèrent ainsi informer les passants des développements en matière de lutte aux maladies étrangères, envahissantes et dévastatrices qui, au cours du dernier siècle, ont contribué à une diminution radicale des peuplements de pins blancs et d'autres pins en Amérique du Nord. Étant donné que la rouille vésiculeuse et le pin blanc n'ont pas évolué conjointement, cette maladie entraîne un haut taux de mortalité. En effet, dans certaines jeunes plantations, près de la totalité des arbres touchés par la maladie en meurent.

 

« Nous avons utilisé des techniques d'hybridation traditionnelles pour produire des arbres qui peuvent résister à la rouille vésiculaire, explique M. Lu. Nous avons croisé des pins blancs et des pins à cinq aiguilles apparentés provenant de l'Europe et de l'Asie, lieux d'origine de la maladie, puis effectué un rétrocroisement des hybrides obtenus avec le pin blanc de façon à produire une nouvelle génération qui, du point de vue génétique, est constituée à plus de 90 pour 100 de pin blanc, mais qui comporte des caractères lui permettant de résister à la rouille vésiculaire. »

 

Il ajoute : « Nous avons mené des essais fructueux en serre qui représentent plusieurs années de travail et en sommes actuellement aux essais sur le terrain avec des pins blancs résistants à la maladie, dans des aires de distribution naturelles de l'espèce, un peu partout en Ontario. Nous sommes confiants que ces arbres nous permettront de restaurer les forêts de la province, dans les secteurs où on les retrouvait avant leur disparition attribuable à la rouille vésiculaire. »

 

Pour obtenir davantage de renseignements sur le projet concernant la résistance à la rouille vésiculaire du pin blanc, communiquez avec Pengxin Lu or Darren Derbowka.

 

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Ce que nous savons, et ignorons, sur l'état des forêts après un incendie

 

Le guide NDPE (Forest Management Guide for Natural Disturbance Pattern Emulation) de l'Ontario indique aux aménagistes forestiers comment effectuer la récolte forestière de façon à reproduire le comportement des incendies naturels, comme l'exige la Loi sur la durabilité des forêts de la Couronne. L'un des aspects les plus importants lorsqu'il s'agit d'imiter un feu consiste à laisser une quantité et des types appropriés de structures résiduelles : des îlots de forêt, des arbres et des chicots individuels, ainsi que des arbres tombés.

 

Mais que savons-nous des processus naturels de la structure qui subsiste après un incendie? Les directives du guide NDPE reflètent-elles les connaissances les plus précises et les plus à jour qui soient?

 

Pour répondre à ces questions, des chercheurs de l'IRFO ont mené une étude qu'ils ont publiée sous le titre : A Review of Published Knowledge on Post-Fire Residuals Relevant to Ontario's Policy Directions for Emulating Natural Disturbance [Étude des connaissances publiées à ce jour sur les éléments résiduels après un incendie afin de préciser les orientations de l'Ontario en matière de reproduction des perturbations naturelles] (publication de l'Institut de recherche forestière no 168).

 

« La disposition 39c de l'Ordonnance déclaratoire* demande au MRN d'évaluer l'efficacité des orientations du guide NDPE », explique le chercheur scientifique et chef de projet à l'IRFO, Ajith Perera. « Il était très important de commencer par établir l'état des connaissances scientifiques sur les éléments résiduels dans les forêts boréales de l'Amérique du Nord, et notre rapport décrit les résultats de notre analyse documentaire et de la synthèse de nos connaissances. »

 

Leurs conclusions? « Bien que nous ayons trouvé de nombreuses études concernant les éléments résiduels après un incendie, nous avons appris qu'il n'existe pas autant de renseignements fiables que nous le pensions », indique Lisa Buse, coordonnatrice du transfert de la technologie à l'IRFO, qui a collaboré à ce projet avec M. Perera et un ancien forestier de l'IRFO, Rob Routledge. « C'était difficile de synthétiser les connaissances actuelles en raison de l'incohérence dans l'utilisation des définitions, de la terminologie, des méthodes d'étude et des paramètres. »

 

M. Perera ajoute : « La plupart des études ont mis l'accent sur l'abondance des résidus et nous avons découvert que les orientations données relativement à cet aspect dans le guide NDPE correspondent à ce qui est indiqué dans la documentation. Toutefois, bon nombre d'entre elles n'abordent pas la diversité des communautés végétales après un feu ni la façon dont elles se forment, ce qui est davantage important si l'on veut établir une orientation de la politique. »

 

Pour en savoir davantage, envoyez un courriel à information.ofri@ontario.ca ou composez le numéro de la ligne de demande de publications de l'IRFO, au 705 946-2981, poste 271, et demandez la publication no 168.

 

This project is one in a series designed to address Condition 39C. For more about all studies underway, request Multiple-Scale Research Studies on Boreal Forest Fire Regimes to Inform Ontario's Policies for Emulating Natural Forest Disturbances: A Prospectus (FRIP No. 164).

 

* Ordonnance déclaratoire MRN-71 relative à l'approbation de l'évaluation environnementale de portée générale du MRN sur la gestion forestière des terres de la Couronne de l'Ontario.

 

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Les présentateurs à la conférence sur les semences forestières et le changement climatique ont enthousiasmé l'assistance.


Les 14 et 15 novembre derniers, plus de 70 membres du gouvernement, du secteur privé et du milieu universitaire se sont rassemblés à Sault Ste. Marie pour une conférence sur la gestion des semences forestières dans des conditions climatiques incertaines. Cette conférence a permis à un bon nombre de participants d'en apprendre davantage sur ce qui attend les forêts de l'Ontario dans les années à venir, déclare M. Steve Colombo, chercheur à l'IRFO et membre du comité d'organisation.


Le sujet était certes d'actualité : les professionnels du secteur forestier savent que des changements importants vont se produire et qu'ils auront des décisions difficiles à prendre concernant la régénération des forêts dans des conditions très incertaines. Toutefois, selon Mme Barb Boysen, coordonnatrice de Forest Gene Conservation Association et membre du comité d'organisation, ce sont le calibre des présentateurs et leur franchise concernant l'incertitude et la complexité qui ont donné de l'éclat à cette conférence.


C'est M. Al Foley, directeur de l'Installation de conditionnement des semences forestières de l'Ontario, qui en a résumé le message dominant : « Il est périlleux d'entreprendre des démarches parce que nous ne savons pas quels seront exactement les changements du climat. Toutefois, ne rien faire est tout aussi périlleux. Commençons par de petites interventions, faisons des choix éclairés et surveillons les résultats. »


Un des présentateurs nous a donné cet avertissement : « En science, il est rare que nous ayons la possibilité d'agir avant qu'il ne soit trop tard. Alors, profitons-en! »


Autres messages :

  • L'habitat ou le climat qui convient à nos essences va changer, mais celles-ci ne vont pas nécessairement suivre au même rythme... si elles suivent.
  • Nous avons besoin de discuter ensemble des moyens de favoriser la migration des essences.
  • Autres stratégies possibles de gestion des semences forestières dans un contexte de changement climatique : favoriser la migration du lot de semences, augmenter la diversité adaptative, planter des essences étrangères et opter pour des rotations plus courtes. Toutes ont des avantages et des inconvénients.
  • Nous devrions travailler plus étroitement avec les états des Grands Lacs, car leurs essences migrent dans notre direction.
  • Présentement, peu de politiques concernent la gestion forestière dans des conditions de changement climatique, mais cette situation commencera bientôt à changer. Avertissement : Les frais d'exploitation pourraient monter en flèche.
  • Nous devons planifier en prévision du changement. N'importe quel plan comportera des erreurs, mais le fait de ne pas planifier générera encore plus d'erreurs.


Mme Kathie Brosemer, coordonnatrice de Génétique forestière Ontario (GFO) et membre du comité d'organisation, rapporte que les excellentes séances de discussion de la conférence ont généré une mine d'idées utiles pour les personnes qui doivent élaborer des politiques de gestion des semences forestières en Ontario et en assurer la gestion dans un avenir marqué par l'incertitude.


Mme Abby Obenchain, de l'IRFO, faisait également partie du comité d'organisation de la conférence. On pourra consulter les procès-verbaux au printemps 2008.

 

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Conférence internationale à Sault Ste. Marie : un modèle de réussite

 

Favoriser et conserver la complexité du peuplement forestier, voilà une tendance qui se répand dans le monde. Quoique les peuplements simples (une seule espèce, âge uniforme) soient plus faciles à gérer et à modéliser, les peuplements complexes sont de plus en plus communs dans le paysage et leur présence pose des défis particuliers pour les gestionnaires et les modélistes de forêts.

 

Pour discuter de certains de ces défis, une centaine de scientifiques et de chercheurs venus d'aussi loin que l'Australie et l'Europe se sont réunis à Sault Ste. Marie du 29 juillet au 2 août pour une conférence de l'International Union of Forest Research Organizations (IUFRO) coanimée par le Service canadien des forêts et l'Institut de recherche forestière du ministère des Richesses naturelles de l'Ontario. La conférence, dont Peter Newton du Service canadien des forêts était le principal organisateur et qui était intitulée Complex Stand Structures and Associated Dynamics: Measurement Indices and Modelling Approaches, a permis aux participants de dresser le bilan des connaissances actuelles, de faire part de leurs réussites, de comparer diverses mesures et de confronter des approches de modélisation.

 

« Cette conférence sur un sujet d'actualité a permis à des passionnés de ressources naturelles de se réunir et d'échanger des connaissances », affirme Michael Ter-Mikaelian, chercheur et organisateur de conférence de l'IRFO. Il ajoute : « Les forêts sont en perpétuelle évolution et nous devons trouver des moyens de prédire les changements afin de connaître la quantité de bois produit par une forêt. Élaborer des modèles capables de simuler les dynamiques des structures des peuplements forestiers complexes nous permettra de mieux comprendre la croissance des arbres et des peuplements à court et à long terme.

 

« La conférence s'est très bien déroulée », déclare Mahadev Sharma, également chercheur et organisateur de conférence de l'IRFO. « Elle a permis à des experts des quatre coins du monde, poursuit-il, de présenter leurs connaissances, de discuter et d'apprendre davantage sur la gestion de la forêt en Ontario. »

 

Pour obtenir un exemplaire du rapport, veuillez communiquer avec l'IRFO par téléphone au 705 946-2981, poste 271, ou par courriel à information.ofri@ontario.ca.ca et préciser le format préféré, électronique ou papier.

 

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Les résultats d'une nouvelle étude secouent le mythe au sujet des effets de la sylviculture boréale sur la diversité des plantes

 

Dans un article publié récemment dans la revue Biodiversity Conservation, les auteurs conteste la notion que les méthodes sylvicoles en forêt boréale, telles que la coupe à blanc, la préparation des terrains, la plantation d'espèces et la pulvérisation d'herbicides, conduisent à des munocultures, nous informe Wayne Bell, de l'IRFO.

 

Vous désirez en savoir plus ? Composez le numéro de la ligne de demande de publications de l'IRFO, au 705 946-2981, poste 271, ou envoyez un courriel à information.ofri@ontario.ca et demandez l'ouvrage intitulé Do Tree-Level Monocultures Develop Following Canadian Boreal Silviculture? Tree-Level Diversity Tested Using a New Method. Jason Dampier et Nancy Luckai de l'Université Lakehead, Bill Towill, de la Section des sciences et de l'information du Nord-Ouest (MRN), et Wayne Bell ont collaboré à l'étude. Toutes les données sur lesquelles repose l'étude proviennent de travaux réalisés dans le cadre du Programme de nouvelle gestion de la végétation, un programme du MRN.

 

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La dernière série de publications de l'Institut de recherche forestière de l'Ontario (IRFO) en a pour tous les goûts

 

L'IRFO offre en ce moment un grand nombre de résultats de recherches et de publications; on trouvera ci-dessous des renseignements sur quatre de ces produits. Pour commander une publication de l'IRFO, envoyer la demande par courriel à l'adresse information.ofri@ontario.ca, ou appeler le service des demandes de publications de l'IRFO, au numéro 705 946 2981, poste 271.

 

  • Carbon Storage in Ontario's Forests, 2000-2100 (Stockage du carbone dans les forêts de l'Ontario, 2000-2100) (Climate Change Research Information, note no 6). Cette publication décrit comment Michael Ter-Mikaelian, Steve Colombo et Jiaxin Chen, de l'IRFO, ont modifié le modèle national de carbone forestier des États-Unis, FORCARB2, pour prévoir les bilans du carbone forestier de l'Ontario à l'aide des données du modèle de gestion forestière stratégique (MGFS) du MRN. « FORCARB-ON est conçu pour aligner les prévisions relatives au carbone forestier de l'Ontario sur la planification de la gestion forestière, explique M. Ter-Mikaelian. Il prédit la teneur en carbone des arbres sur pied, de la végétation de sous-étage, de la couverture morte, du bois sur pied et abattu, et du sol. En outre, il comporte un module qui simule les effets des incendies de forêt sur le carbone forestier. » Les prévisions concernant le rôle futur des produits ligneux dans le stockage du carbone en Ontario sont particulièrement intéressantes.
  • Les changements qui ont des répercussions sur la façon dont l'eau, le carbone et les nutriments circulent dans le paysage forestier du Nord de l'Ontario peuvent modifier profondément les écosystèmes. Cependant, les liens hydrochimiques qui existent entre différents éléments d'écosystème sont mal compris. Jim McLaughlin, chef du Programme de recherche sur les sols forestiers et l'eau de l'IRFO, a élaboré un plan visant à améliorer ces connaissances. Ce plan intitulé Forest Soil and Water Research Program: Five-Year Research Strategy 2006-2011 Programme de recherche sur les sols forestiers et l'eau : plan quinquennal [de 2006 à 2011]) (OFRI Forest Research Information Paper, no 166) expose brièvement les objectifs à court, à moyen et à long terme qui se rapportent à trois grands domaines de recherche sur les sols et l'eau : la gestion de la zone riveraine, la sylviculture et les sols, ainsi que le changement climatique. « Nous espérons ainsi mieux comprendre comment les forêts, les marécages et les écosystèmes aquatiques sont hydrologiquement reliés et comment ces liens contribuent au stockage du carbone et à la qualité de l'eau, explique M. McLaughlin. Cette nouvelle information aidera les gestionnaires de ressources à prendre des décisions mieux éclairées en matière de gestion et de politiques. »
  • Un nouvel article paru dans le Forestry Chronicle évalue le degré de concordance qui existe entre les données sur la composition des espèces qui ont été rassemblées grâce à des photos aériennes de l'inventaire des ressources forestières et les données qui ont été recueillies au sol dans la forêt Nipissing, près de North Bay. Les quatre membres du personnel du MRN qui participent à l'étude, soit Fred Pinto, de la Section des sciences et de l'information du Sud – North Bay, Dan Rouillard, de l'Unité de l'analyse et de la modélisation forestières – Sault Ste. Marie, Michael Ter-Mikaelian, de l'IRFO, et Jean-Marie Sobze, ancien stagiaire en recherche à l'IRFO, affirment qu'étant donné l'importance de ce type de données dans la planification de la gestion forestière, il est crucial de réduire les erreurs au minimum. Ils indiquent également que les participants à une initiative récente du ministère pour déterminer comment améliorer les estimations de l'approvisionnement en bois ont reconnu comme une priorité essentielle l'amélioration des données sur l'inventaire forestier (se reporter à l'ouvrage intitulé Wood Supply in Ontario: The Road to Better Prediction [Des moyens pour mieux prédire les volumes de bois exploitables en Ontario], OFRI Forest Research Information Paper, no 165). Pour connaître le degré de concordance des données provenant des deux sources en ce qui concerne la composition des essences et pour savoir quels facteurs ont déterminé ces résultats, voir l'article intitulé Validating Tree Species Composition in Forest Resource Inventory for Nipissing Forest, Ontario, Canada(Confirmation de la composition des essences dans l'inventaire des ressources forestières de la forêt Nipissing en Ontario, au Canada), dont on peut se procurer la réimpression auprès de l'IRFO.

 

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Mieux comprendre les régimes des feux afin de reproduire les perturbations naturelles

 

 

Aimeriez-vous en connaître davantage sur les recherches visant à réduire les incertitudes scientifiques des orientations du guide NDPE (Forest Management Guide for Natural Disturbance Pattern Emulation)? Vous trouverez des renseignements utiles dans un nouveau rapport, rédigé par Ajith Perera et Lisa Buse, de l'IRFO.

 

La publication de l'Institut de recherche forestière no 164, intitulée Multiple-Scale Research Studies on Boreal Forest Fire Regimes to Inform Ontario's Policies for Emulating Natural Forest Disturbances: A Prospectus [Projets de recherche à échelles multiples portant sur les régimes des feux pour mieux documenter les politiques de l'Ontario en matière de reproduction des perturbations naturelles dans la forêt boréale : un prospectus], « explique les fondements et les méthodes d'une série d'études scientifiques qui sont menées afin d'enrichir les connaissances actuelles en matière de régimes de feux dans la forêt boréale, explique M. Perera, chercheur scientifique principal pour l'étude. Les résultats de ces études amélioreront la capacité des gestionnaires de ressources à reproduire efficacement les perturbations naturelles. »

 

Selon les chercheurs Perera et Buse, toutes les études décrites dans le rapport sont en cours et visent à répondre aux questions suivantes :

 

  • Comment l'étendue et la fréquence des incendies dans la forêt boréale varient elles dans l'espace et le temps?
  • Y a-t-il une variation dans la probabilité de classes de dimension des îlots perturbés par le feu? Et est-ce que cette variation pourrait s'expliquer par les différences géographiques et climatiques?
  • À quoi ressemble la structure résiduelle après un incendie sur le plan de l'étendue et de la répartition? (Le terme résiduel fait référence aux peuplements ou aux arbres qui ont survécu à un incendie.)
  • La structure résiduelle reste-t-elle en place longtemps après un incendie?
  • La structure résiduelle est-elle plus fréquente près ou sur des terrains ayant certaines caractéristiques? Et en quoi la structure et la composition de la forêt avant l'incendie influencent-t-elles la structure résiduelle?

 

Perera ajoute : « Pour répondre à ces questions et à d'autres portant sur la même problématique, nous avons examiné, puis regroupé des publications, utilisé la modélisation de simulation afin de déterminer les caractéristiques du régime d'inflammabilité à grande échelle dans la forêt boréale de l'Ontario, utilisé le mappage et la surveillance afin de découvrir l'étendue et les structures spatiales des îlots de forêts résiduels, et transmis les résultats obtenus aux gestionnaires de ressources comme élément continu. »

 

Ce travail viendra appuyer la disposition 39C de l'Ordonnance de déclaration à propos de l'approbation de l'Évaluation environnementale de portée générale du MRN pour la gestion forestière sur les terres de la Couronne en Ontario, laquelle demande au MRN d'évaluer si les orientations du guide NDPE en matière de récolte forestière correspondent à des régimes de feux naturels.

 

Deux rapports traitant de ce sujet sont déjà disponibles. Ce sont les suivants :

 

  • Forest Fire Size Distribution in North American Boreal Forests: A State of Knowledge [Distribution de l'étendue des incendies forestiers dans les forêts boréales de l'Amérique du Nord : état des connaissances] (publication de l'Institut de recherche forestière no 163, disponible en anglais seulement) de Wenbin Cui et Ajith Perera, de l'IRFO. Ce rapport indique que l'état des connaissances sur la distribution de l'étendue des incendies forestiers (EIF) comporte plusieurs lacunes et que ceux qui tentent d'utiliser l'EIF dans la recherche ou dans l'élaboration de politiques de gestion forestière doivent prendre conscience de ses limites. Des recherches supplémentaires sont indispensables afin de combler les écarts des savoirs, car la compréhension et la gestion des régimes de feux de la forêt boréale sont de plus en plus nécessaires.
  • Identifying Uncertainty in Practitioner Knowledge of Boreal Forest Succession in Ontario Through a Workshop Approach [Relever, grâce à des ateliers, les lacunes dans les connaissances relatives à la succession des forêts boréales en Ontario] (publication de l'Institut de recherche forestière no 165, disponible en anglais seulement), de Michael Drescher, Ajith Perera et Lisa Buse, de l'IRFO, ainsi que Kevin Ride, de l'Unité de la planification de la région du Nord Ouest, et Stan Vasiliauskas, de Sciences et information du Nord Est. Ce rapport révèle comment les chercheurs ont réussi à obtenir les connaissances des experts sur la succession forestière lors de deux ateliers qui se sont tenus dans les régions du Nord Ouest et du Nord Ouest du MRN. Ils ont découvert que cette méthode était efficace. Les résultats indiquent que l'incertitude des connaissances des experts était généralement élevée, mais variée, et qu'elle était plus marquée dans le cas des types de forêts complexes et des sites les plus riches, de même qu'à la suite de perturbations moins radicales. Les chercheurs devront maintenant intégrer les connaissances des experts en matière de succession forestière aux éléments retrouvés dans les ouvrages scientifiques afin d'élaborer et de mettre des hypothèses de recherche à l'épreuve.

 

These reports, as well as the study prospectus, are available by calling the OFRI publication request line at (705)946-2981, ext. 271, or e-mailing information.ofri@ontario.ca.

 

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Des chercheurs de l'IRFO publient un ouvrage sur le transfert de connaissances en matière d'écologie du paysage

 

Les gestionnaires de ressources s'intéressent de plus en plus au domaine scientifique de l'écologie du paysage, car ils sont davantage sensibilisés à l'importance de bien comprendre les échelles spatiales de même que les modèles et les processus écologiques couvrant de longues périodes.

 

Toutefois, pour de nombreuses raisons, telles que la complexité et la nature relativement récente de ce domaine, l'application des connaissances à l'échelle du paysage peut s'avérer tout un défi pour les professionnels des ressources. Pour que les progrès en matière de connaissances de l'écologie du paysage soient efficacement appliqués dans les politiques, les plans et les guides de gestion forestière, Ajith Perera et Lisa Buse, de l'IRFO, en collaboration avec Tom Crow, des Services américains des forêts, ont publié un livre, intitulé Forest Landscape Ecology: Transferring Knowledge to Practice Practice [Écologie du paysage forestier : des connaissances à la pratique] (2006, Springer).

 

Selon M. Perera : « Notre but était de présenter le concept du transfert de connaissances aux chercheurs en écologie du paysage et de démontrer la façon de transférer efficacement ces connaissances aux utilisateurs.

 

Pour rédiger ce livre, nous avons misé sur les connaissances et les observations de divers groupes de professionnels, notamment des chercheurs et des experts en transfert de connaissances et en vulgarisation forestière, qui travaillent pour différents organismes. L'ouvrage présente non seulement une étude des principes de base en matière de transfert de connaissances, mais il traite particulièrement des aspects uniques associés au transfert de connaissances en écologie du paysage. Le document cite également plusieurs exemples de transferts fructueux afin de prouver aux lecteurs que les réussites sont possibles dans ce domaine. »

 

Ce livre s'adresse avant tout aux chercheurs ou aux étudiants en écologie du paysage, mais il intéressera également ceux qui doivent effectuer des transferts de connaissances dans d'autres domaines, de même que les décideurs et les gestionnaires de terres qui manifestent un intérêt pour la planification à l'échelle du paysage. M. Perera et Mme Buse espèrent que, grâce à ce livre, ainsi qu'à d'autres percées, comme dans le domaine de la technologie informatique, les connaissances en matière d'écologie du paysage seront de plus en plus accessibles à ceux qui en ont besoin pour améliorer la gestion forestière à des échelles multiples.

 

Pour obtenir davantage de renseignements sur ce livre, communiquez avec Ajith Perera ou Lisa Buse. Ce livre est disponible auprès de l'éditeur ou dans les grandes librairies. C'est le troisième ouvrage de M. Perera, qui est également l'auteur des études suivantes :

 

  • Emulating Natural Forest Landscape Disturbances: Concepts and Applications [Reproduction de perturbations d'origine naturelle dans les paysages forestiers : concepts et applications] (2004, Presses de l'Université Columbia); corédacteurs : Lisa Buse et Michael Weber (spécialiste en écologie du feu et ancien membre du Service canadien des forêts [SCF]).
  • Ecology of a Managed Terrestrial Landscape: Patterns and Processes of Forest Landscapes in Ontario [Écologie d'un paysage terrestre géré : modèles et processus des paysages forestiers en Ontario] (2001, Presses de l'Université de la C. B.); corédacteurs : David Euler (ancien doyen de la Faculté de foresterie de l'Université Lakehead) et Ian Thompson (chercheur scientifique au SCF).

 

Ces livres sont également disponibles auprès de l'éditeur ou dans les grandes librairies.

 

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Quelles priorités absolues ont été fixées pour améliorer les prévisions de l'approvisionnement en bois en Ontario?

 

Un nouveau rapport de l'IRFO résume les priorités en matière d'amélioration des estimations de l'approvisionnement en bois, lesquelles sont fondées sur les résultats d'un sondage effectué en 2005 auprès de professionnels des sciences forestières et les conclusions d'un atelier qui a réuni des spécialistes dans le domaine.

 

Le chercheur scientifique de l'IRFO, Michael Ter Mikaelian, coauteur du rapport, explique : « Dans ce rapport, on fait état des méthodes qu'emploient les autres provinces et territoires pour s'attaquer au problème des prévisions de l'approvisionnement en bois, on résume brièvement le processus utilisé en Ontario pour estimer l'approvisionnement en bois et on expose les priorités visant à concentrer les efforts afin d'améliorer les prévisions de l'approvisionnement en bois, selon les résultats du sondage et de l'atelier. »

 

Quels domaines nécessitent le plus d'améliorations? Selon le coauteur du rapport, Jean Marie Sobze, qui a œuvré sur ce projet à titre de stagiaire en foresterie, les cinq priorités absolues sont les suivantes : l'amélioration des liens entre l'inventaire des ressources forestières et les données relatives à la croissance et au rendement, l'acquisition de renseignements plus réalistes afin de prédire et de valider les changements successifs à divers stades du développement d'un peuplement, le tracé de nouvelles courbes de croissance et de rendement pour les peuplements plantés et régénérés naturellement, la mise à jour plus fréquente de l'inventaire des ressources forestières de la province et, enfin, l'accumulation de données plus précises concernant les facteurs qui influent sur la productivité des sites dans le but d'y intégrer des modèles de croissance et de rendement.

 

Comment mettre ces améliorations en œuvre de la meilleure façon possible? Le coauteur du rapport et chercheur scientifique de l'IRFO, Steve Colombo, indique : « Ce rapport ne constitue que le début. Nous avons dégagé les incertitudes en matière de prévisions générales de l'approvisionnement en bois. L"étape suivante vise à définir clairement chacun des besoins, à identifier les projets nouveaux et en cours répondant à ces besoins, et à établir des priorités fondées sur le temps qui est nécessaire et sur ce qu'il en coûte pour répondre aux besoins, et pour prendre conscience de l'importance de chacun d'eux, afin d'améliorer les estimations de l'approvisionnement en bois. »

 

Pour obtenir un exemplaire de ce rapport, intitulé Wood Supply in Ontario: The Road to Better Prediction [L"approvisionnement en bois en Ontario : des pistes pour mieux le prévoir] (publication de l'Institut de recherche forestière no 165, disponible en anglais seulement), utilisez la ligne des demandes de publications de l'IRFO au 705 946 2981, poste 271, ou par courriel à information.ofri@ontario.ca.

 

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L'étude finale du programme scientifique ontarien sur les dégâts causés par le verglas révèle des effets à plus long terme

 

Tout de suite après la tempête de verglas qui a frappé l'Est de l'Ontario et une grande partie du nord-est de l'Amérique du Nord en 1998, plusieurs organismes gouvernementaux, dont le MRN, ont préparé une série d'études sur le rétablissement des forêts suite à des perturbations aussi spectaculaires et généralisées.

 

Les résultats de la dernière étude de cette série sont mis en relief dans les nouvelles notes de recherche sur les forêts publiées par l'IRFO (OFRI Forest Research Note), qui traitent « des effets à plus long terme de l'application d'engrais dans les érablières ayant perdu entre 7 et 72 p. 100 des cimes en raison d'une accumulation de verglas allant jusqu'à 10 centimètres d'épaisseur », explique Tom Noland, chercheur scientifique en biochimie des arbres à l'IRFO et directeur de l'étude. « Nous avions des données sur les effets constatés trois ans plus tard, mais nous pensions aussi qu'il importait d'établir une vue d'ensemble à plus long terme, observe M. Noland. Heureusement, nous avons reçu pour cela des crédits du Programme sur les impacts et l'adaptation liés aux changements climatiques. »

 

Quelles sont les conclusions finales qui ressortent de l'étude des dégâts causés par le verglas dans les érablières? « Un endommagement des cimes modéré à grave peut réduire la production de sirop de 20 à 30 p. 100, ces effets pouvant se prolonger pendant un maximum de six ans ou sept saisons d'entaillage, précise M. Noland. Cette réduction se produira, que l'endommagement des cimes soit causé par une tempête de verglas, une tempête de vent ou tout autre événement dommageable aux cimes. La fertilisation ne semble pas avoir eu d'effet notable.

 

« À partir de ces recherches, le message le plus important à retenir est sans doute qu'il y aura des dégâts modérés à graves dans certaines érablières, mais pas toutes, et pas tous les ans. Pour en déterminer les effets, il faut tenir compte de l'âge et de l'état des arbres lorsque les dégâts se sont produits, et de l'éventualité d'autres stress à survenir dans les années suivantes, tels que de la sécheresse, des carences nutritives ou des maladies.

 

« Autrement dit, les arbres sont résistants, conclut M. Noland. Les arbres plus jeunes et mieux adaptables ont tendance à se rétablir plus vite et souffrent moins que les arbres plus âgés qui poussent dans des endroits semblables. »

 

Pour obtenir un exemplaire de Ice Storm and Fertilization Effects on Root Starch, Sap Productivity and Sweetness, Diameter Growth, and Tap Hole Closure in Sugar Maple Stands of Eastern Ontario [Effets de la tempête de verglas et de la fertilisation sur les réserves d'amidon des racines, la production de sève et sa teneur en sucre, l'accroissement du diamètre et la fermeture des entailles dans les peuplements d'érables à sucre de l'Est de l'Ontario] (OFRI Forest Research Note No. 68), composez le 705 946 2981, poste 271, ou envoyez un courriel à information.ofri@ontario.ca.

 

Le bulletin Aperçu (vol. 6, no 2) de l'IRFO offre un résumé antérieur plus détaillé de la recherche concernant les effets de la tempête de verglas survenue en 1998. De plus, la récente bibliographie 2001-2005 de l'IRFO dresse la liste de nombreux articles scientifiques portant sur la recherche relative aux dégâts causés par le verglas, articles dont on peut se procurer des copies simples auprès de l'IRFO. Le Journal of Forestry publiera aussi un résumé de la recherche et des données scientifiques relatives aux dégâts causés par le verglas en Ontario au début de l'hiver.

 

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Sault Ste. Marie accueillera la conférence sur la modélisation de peuplements forestiers complexes

 

Plusieurs organismes du secteur des ressources naturelles travaillent de concert pour organiser une conférence sur le mesurage et la modélisation des structures et de la dynamique des peuplements complexes. Cette conférence se déroulera du 29 juillet au 2 août 2007, à Sault Ste. Marie. Peter Newton, du Centre de foresterie des Grands Lacs du Service canadien des forêts, et Valerie LeMay, de l'Université de la Colombie-Britannique, sont à la tête du comité organisateur.

 

Selon Mahadev Sharma, chercheur scientifique en croissance et en productivité des forêts à l'IRFO et membre du comité scientifique de la conférence, l'événement tombe à point nommé. « Partout dans le monde, les gens et les gouvernements accordent une importance croissante à la complexité et à la diversification biologique des forêts, et le secteur de l'aménagement forestier adopte maintenant ce concept. Cependant, si les forêts offrent effectivement une gamme de caractéristiques écologiques, récréatives, fauniques et autres, plus elles sont diversifiées et plus il est difficile d'établir des mesures, des représentations et des prédictions à l'aide de modèles informatiques. C'est donc là que se trouve la force motrice de la conférence. »

 

D'après Michael Ter Mikaelian, chercheur scientifique en modélisation forestière à l'IRFO et membre lui aussi du comité scientifique de la conférence, des experts du monde entier auront l'occasion de communiquer et d'examiner l'état actuel des connaissances sur la modélisation et le mesurage de forêts complexes. « De nombreux chercheurs travaillent à améliorer notre capacité de représenter une diversité d'âges, d'essences et de structures spatiales des arbres. La conférence permettra aux participants d'en apprendre davantage sur les tout derniers progrès et de voir comment ceux-ci pourraient s'appliquer aux problèmes d'aménagement qu'ils abordent dans leur province ou leur pays. »

 

La conférence comprendra aussi une séance sur des enjeux économiques et opérationnels, tels que la valeur et la qualité du produit, en rapport avec la gestion des structures de peuplement complexes.

 

Les organisateurs de la conférence ont récemment lancé un appel aux présentateurs souhaitant soumettre des résumés de présentations orales et par affiches (date limite : le 15 janvier 2007). Pour obtenir de plus amples détails sur l'inscription à la conférence ou pour soumettre un résumé, consultez le site http://www.iufrosault.org.

 

Les commanditaires de la conférence sont notamment le SCF, l'Université de la C.-B., le MRN, l'IUFRO (Union internationale des instituts de recherches forestières) et le Centre écologique du Canada-Partenariat pour la recherche forestière.

 

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Êtes-vous mordu des modèles de défilement?

 

Alors vous vous intéresserez sûrement à deux nouvelles publications concernant les travaux dirigés par Voyteck Zakrzewski, de l'IRFO, sur les modèles de défilement.

 

La première publication s'intitule Regional Stem Profile Model for Cross-Border Comparisons of Harvested Red Pine (Pinus resinosa Ait.) in Ontario and Michigan [Modèle de profil de tige régional utilisé pour comparer le pin rouge (Pinus resinosa) récolté en Ontario avec celui récolté au Michigan] (publiée dans le journal Forest Science). Lors du différend sur le bois d'œuvre résineux, le Canada et les États Unis employaient des méthodes différentes pour calculer les volumes de bois, ce qui compliquait la comparaison des marchés du bois dans les deux pays. Dans la publication susmentionnée, M. Zakrzewski et son collègue de la Michigan State University expliquent comment ils ont mis au point un modèle de défilement pour le pin rouge, lequel est à la fois valable en Ontario et dans le Michigan. Ce modèle, qui permet d'établir des comparaisons transfrontalières entre les volumes de bois et, par conséquent, de fixer les prix du bois d'œuvre, n'est d'ailleurs que l'un des nombreux modèles auxquels M. Zakrzewski travaille dans le cadre du projet de modélisation du défilement des peuplements des Grands Lacs.

 

La seconde publication, intitulée Stem Data Management System for the Great Lakes Stem Profile Modelling Project Version 2.0 [Système de gestion des données sur les tiges utilisé pour le projet de modélisation du défilement des peuplements des Grands Lacs, version 2.0.] (OFRI Forest Research Note No. 67), décrit un logiciel conçu pour appuyer le projet de modélisation en permettant aux chercheurs d'intégrer, dans une seule base de données uniformisée et conviviale, des données sur le profil des tiges provenant de sources diverses et de formats différents. Le système, dont les éléments consistent en une base de données et en modules logiciels pour le traitement des données, fonctionne sous SAS 9.1.

 

Pour obtenir des exemplaires de ces publications, composez le 705 946 2981, poste 271, ou envoyez un courriel à information.ofri@ontario.ca. La publication Aperçu (vol. 7, no 2) propose aussi un article plus détaillé sur l'utilisation des modèles de défilement dans les comparaisons transfrontalières des volumes de bois.

 

Nota : Le modèle de défilement est une représentation mathématique de la forme des tiges d'une essence donnée. Il permet de calculer avec précision le volume de bois d'œuvre et contribue à assurer aux scieries une gamme optimale de produits de bois d'œuvre à partir de cette forme de tige.

 

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Une étude sur la distribution de l'étendue des incendies forestiers ajoute un autre morceau au casse-tête de la reproduction des perturbations naturelles

 

Un nouveau rapport de l'Institut de recherche forestière de l'Ontario (IRFO) présente un résumé utile de l'état des connaissances sur la distribution de l'étendue des incendies forestiers (EIF) dans les forêts boréales de l'Amérique du Nord.

 

Ajith Perera, chercheur à l'IRFO et coauteur du rapport, explique que l'EIF constitue un « résumé analytique des régimes d'incendie » qui enregistre le nombre, la fréquence ainsi que les dimensions spatiales et temporelles des incendies dans un paysage forestier donné. « Ce concept a été utilisé à de nombreuses fins dans le passé, mais il revêt une importance particulière en Ontario, où nous tentons de reproduire les perturbations naturelles en forêt, indique M. Perera. L'EIF fournit des renseignements précieux sur les régimes d'incendie, et aide ainsi les décideurs et les planificateurs à concevoir des politiques et des stratégies de gestion adéquates. »

 

En plus de résumer l'état des connaissances sur l'EIF, y compris sur les diverses approches employées pour déterminer mathématiquement les probabilités d'incendie, le rapport clarifie des termes importants relatifs à la recherche en EIF, dont bon nombre ont été utilisés sans esprit d'uniformité. Par exemple, qu'est-ce qu'un incendie forestier naturel? Et quels facteurs environnementaux et humains ont un effet sur la DTF?

 

Le rapport présente aussi un examen critique des méthodes et des approches utilisées dans le cadre d'études antérieures sur l'EIF, lesquelles peuvent influencer considérablement la certitude des résultats. Auparavant, par exemple, les petits incendies étaient plus difficiles à détecter, et ils étaient souvent négligés par les études. La hausse récente dans le signalement des petits incendies pourrait donc ne pas être due à une augmentation réelle du nombre d'incendies, mais au fait que les chercheurs ont accès à de meilleurs outils de détection. Les chercheurs utilisent aussi diverses méthodes pour déterminer l'étendue et la forme des incendies, ce qui accroît encore l'incertitude des résultats antérieurs.

 

Une autre section du rapport souligne les lacunes dans les connaissances sur l'EIF que les chercheurs devraient corriger afin que les politiques et les plans de l'Ontario relatifs à la reproduction des perturbations naturelles soient scientifiquement valables. Selon M. Perera, « ces renseignements nous aideront à fixer des priorités pour les études à venir et à renforcer les bases scientifiques de la reproduction des perturbations naturelles en Ontario ». M. Perera ajoute que les travaux décrits dans le rapport font partie d'une série d'études conçues pour répondre à la disposition 39c de l'ordonnance de déclaration de l'évaluation environnementale générale des forêts de 2003.


Pour plus de renseignements sur les études scientifiques liées à la disposition 39C, communiquez avec Ajith Perera (tél. : 705 946-7426; courriel : ajith.perera@ontario.ca, ou avec Lisa Buse (tél. : 705 946-7405; courriel : lisa.buse@ontario.ca).

 

Pour obtenir un exemplaire papier du rapport, intitulé Forest Fire Size Distribution in North American Boreal Forests: A State of Knowledge (Forest Research Information Paper no 163), appelez la ligne de demande de publications de l'IRFO au 705 946-2981, poste 271, ou écrivez à information.ofri@ontario.ca.

 

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La bibliographie annotée des ouvrages publiés de 2001 à 2005 vient de paraître !

 

Par Lori Rudzki, étudiante, programme Expérience Été, IRFO

 

Voulez-vous mieux comprendre la recherche qui se fait au sein de l'IRFO ? Ne cherchez pas plus loin que la nouvelle bibliographie annotée de l'IRFO, qui répertorie tous les documents qui ont été rédigés, corédigés ou commandés par le personnel de l'IRFO durant la période de 2001 à 2005.

 

Couvrant un large éventail de sujets, la bibliographie vous familiarisera avec le progrès et l'évolution des travaux de recherche réalisés par le personnel de l'IRFO. Vous y trouverez aussi des renseignements pour obtenir les publications qui vous intéressent.

 

Intitulée Ontario Forest Research Institute Publications 2001-2005: An Annotated Bibliography, la bibliographie comprend des index des auteurs et des sujets pour faciliter et accélérer la recherche d'un ouvrage. Répertoriant plus de 200 ouvrages publiés durant la période de 2001 à 2005, elle couvre un large éventail de sujets, dont ceux-ci : régimes de perturbation naturelle et dynamique des paysages; bilans du carbone et effets du changement climatique sur les forêts; effets sur les forêts de la tempête de verglas de 1998; préparation de terrains et maîtrise de la végétation concurrente; amélioration des arbres; production du matériel de reproduction; croissance et rendement des peuplements forestiers; éclaircissement des peuplements; gestion des maladies; méthodes de récolte dans les forêts de résineux, les forêts mixtes et les forêts de feuillus de la région boréale et de la région des Grands Lacs et du Saint-Laurent.

 

La bibliographie est l'œuvre de Lisa Buse, coordonnatrice des transferts de techniques au sein de l'IRFO, qui croit que la bibliographie sera un bon outil pour l'IRFO, de même que pour d'autres membres du personnel du MRN et d'autres professionnels dans le domaine des ressources. Voici ce qu'elle dit : « Cette bibliographie annotée ne fait pas qu'aider le personnel et les clients à voir ce que l'IRFO a accompli au cours des cinq dernières années. Elle est aussi un outil de référence pour la recherche future, et elle fournit aux clients une liste organisée des publications qu'ils pourraient demander plus tard. »

 

Pour obtenir un exemplaire de la bibliographie intitulée Ontario Forest Research Institute Publications 2001-2005: An Annotated Bibliography (Forest Research Information Paper no 162), prière d'envoyer un courriel à information.ofri@ontario.ca ou de communiquer avec l'IRFO au (705) 946-2981, poste 271.

 

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Quel est le potentiel énergétique de la tourbe ?

 

Par Lori Rudzki, étudiante, programme Expérience Été, IRFO

 

Existe-t-il des combustibles qui seraient plus efficaces que ceux qui sont utilisés actuellement ? Selon un récent examen que l'IRFO a fait des ouvrages publiés sur ce sujet, il appert que maints chercheurs scientifiques s'efforcent de trouver une réponse en étudiant les avantages et inconvénients de la tourbe comme combustible.

 

Le document intitulé Peat as a Fuel Source in Ontario: A Preliminary Literature Review donne un aperçu des travaux de recherche sur la tourbe et fait le point sur le potentiel énergétique de cette ressource. Voici ce que dit Jim McLaughlin, un chercheur scientifique de l'IRFO qui a participé à l'examen : « Cet examen ne se limite pas à une exploration des avantages et inconvénients de la tourbe comme combustible, il aborde aussi les importantes lacunes dans les connaissances sur l'extraction de la tourbe. »

 

L'auteure principale, Jenny Gleeson (MRN, Section de l'énergie renouvelable), explique que « l'examen pourrait faciliter l'élaboration de principes directeurs relativement à l'extraction de la tourbe et éclairer les décisions futures du MRN à cet égard ».

 

Réalisé par Jenny Gleeson et Jim McLaughlin avec la collaboration d'Alex Zeller, au Centre de recherche sur l'écosystème des forêts du Nord (MRN), l'examen aborde la tourbe et son pouvoir énergétique sous les angles suivants : les variétés de tourbe qui existent, ainsi que les fonctions, les valeurs économiques et les méthodes d'extraction de la tourbe. L'examen traite également des effets cumulatifs liés à l'extraction de la tourbe comme combustible, l'accent étant mis non seulement sur les possibilités socioéconomiques d'une telle extraction, mais aussi sur ses effets sur l'environnement et d'autres défis liés à l'exploitation du pouvoir énergétique de la tourbe. Notons que l'examen traite aussi des techniques de remise en état des tourbières exploitées et d'atténuation des effets liés à l'extraction de cette ressource.

 

« L'examen jette les fondations des discussions futures sur l'extraction et l'attribution de la tourbe, les politiques d'utilisation des sols qui y sont associées, les répercussions sur le changement climatique, les effets sur l'écologie des milieux humides et, enfin, les solutions de rechange possibles », a déclaré Jim McLaughlin.

 

On peut obtenir un exemplaire du document en envoyant un courriel à information.ofri@ontario.ca ou en communiquant avec l'IRFO au (705) 946-2981, poste 271.

 

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Les chercheurs étudient comment les méthodes de gestion peuvent permettre de stocker plus de carbone dans les forêts de l'Ontario

 

Les hivers s'adoucissent, les étés se réchauffent, les glaciers fondent et les conditions météorologiques exceptionnelles sont de plus en plus courantes.

 

Ce sont tous des signes précurseurs qui nous indiquent que les changements climatiques commencent à avoir une incidence importante l'environnement. Que pouvons-nous faire pour remédier à la situation?

 

Le phénomène des changements climatiques peut sembler trop considérable pour que nous puissions nous y attaquer. Par contre, en tant que professionnels des ressources, nous pouvons contribuer à limiter les changements climatiques.

 

Enfin, c'est ce qu'affirment Steve Colombo et Bill Parker, chercheurs de l'Institut de recherche forestière de l'Ontario (IRFO), qui ont récemment rédigé un rapport intitulé The Effects of Forest Management on Carbon Storage in Ontario's Forests (en anglais), publié par la Direction de la recherche-développement appliquée du ministère des Richesses naturelles (MRN). Ce rapport a été écrit en collaboration avec Nancy Luckai, Qinglai Dang et Tiebo Cai de l'Université Lakehead de Thunder Bay en Ontario.

 

« Lorsqu'ils regardent une forêt, la plupart des gens voient des arbres. Moi, lorsque je regarde une forêt, je vois beaucoup de carbone » dit Colombo. « Au Canada, l'émission de gaz à effet de serre a augmenté depuis que le pays a accepté de les réduire afin de contribuer à restreindre les changements climatiques. Par conséquent, il sera plus difficile que prévu d'atteindre les objectifs du Protocole de Kyoto. »

 

Il ajoute : « Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre comme le dioxyde de carbone, il faut limiter celles provenant des combustibles fossiles. Cependant, notre rapport démontre que la plupart des activités d'aménagement forestier que nous pourrions faire pour augmenter notre approvisionnement en bois contribuent à contrebalancer les émissions dont les sources sont les activités humaines en emprisonnant ou en emmagasinant plus de carbone. »

 

Dans le rapport, on affirme également que le Protocole de Kyoto permet au gouvernement du Canada de décider s'il souhaite ou non utiliser l'aménagement forestier dans le but d'atteindre ses objectifs. Colombo dit : « Des suggestions ont été faites, à ce sujet, par des organismes provinciaux, dont notre Ministère ».

 

Dans le cadre de leur étude, Colombo et Parker ont étudié 10 activités d'aménagement forestier importantes : la plantation et l'ensemencement, la préparation du sol, la gestion de la végétation, la coupe, la fertilisation, l'amélioration génétique, la gestion des feux de forêt, la gestion des insectes et des maladies, la gestion des routes et des chantiers de façonnage et les récoltes forestières. Les estimations des quantités de carbone forestier se fondent sur la croissance des épinettes noires de la classe de site 2 en Ontario, selon le modèle du bilan du Carbone pour le secteur forestier canadien (CBM-CFS2). Les valeurs en carbone du peuplement utilisées dans certaines de leurs prédictions (incluant le carbone du sol, de la couverture morte et de la biomasse des arbres) ont été gracieusement fournies par Werner Kurz, Service canadien des forêts-Centre de foresterie du Pacifique, Victoria, Colombie-Britannique.

 

« Pour la coupe, la gestion des feux de forêt et la gestion des insectes et des maladies, nous avons utilisé l'information trouvée dans des ouvrages scientifiques pour évaluer leur impact sur le stockage du carbone forestier », explique Parker. « Pour ce qui est des autres pratiques, nous avons pu utiliser les données concernant le rendement du peuplement et le CBM-CFS, ainsi que l'information concernant les pratiques sylvicoles pour simuler les effets de ces activités sur le stockage du carbone forestier. Nous avons évalué l'effet des pratiques d'aménagement forestier sur le degré de carbone de peuplement jusqu'à l'échelle provinciale en nous fondant sur l'étendue de chaque zone touchée par chaque pratique depuis 1990. »

 

« Toutes les activités que nous avons étudiées, sauf une, pourraient être utilisées pour augmenter le stockage du carbone forestier durant une révolution, soit en augmentant le taux de séquestration du carbone, soit en protégeant ou en conservant le carbone déjà stocké. La plantation, l'élimination des feux de forêt et la gestion des insectes et des maladies sont des exemples d'activités d'aménagement forestier susceptibles d'augmenter le stockage du carbone. Par exemple, à court terme, comme entre 2008 et 2012, soit la première période de référence du Protocole de Kyoto, l'extinction des feux de forêts pourrait contribuer à une diminution importante des émissions de gaz à effet de serre dus à ce type d'incendie.

 

« La coupe constitue l'exception. Elle peut permettre d'améliorer le rendement pendant une révolution, mais ne semble pas augmenter la bioproduction totale ou l'emprisonnement de carbone. Cependant, en réduisant la révolution et en améliorant la qualité des grumes de sciage, même la coupe pourrait accroître le stockage du carbone si le bois est utilisé pour faire des produits en bois durables. Plus les produits en bois durent longtemps, plus ils stockent le carbone longtemps. Également, de grosses grumes de sciage pourraient être utilisées davantage pour remplacer les matériaux qui entraînent l'émission de beaucoup de gaz à effet de serre lors de leur production, comme par exemple l'acier, l'aluminium et le béton. »

 

Parker souligne que même le papier, perçu comme ayant un temps de désintégration rapide, est presque toujours recyclé ou placé dans une décharge. « Presque tout le papier placé dans une décharge aujourd'hui y sera probablement encore dans cent ans. » La décomposition se fait plus lentement dans une décharge parce que les conditions y sont principalement anaérobiques (manque d'oxygène).

 

« À long terme, les activités d'aménagement forestier peuvent augmenter à la fois le stockage du carbone et l'approvisionnement en bois », conclut-il. « L'utilisation convenable de ces activités va non seulement contribuer à atténuer le problème des changements climatiques, mais aussi accroître le potentiel des forêts de l'Ontario à soutenir des activités importantes du point de vue économique, biologique et social.

 

« Ce rapport devrait intéresser ceux qui luttent pour l'élaboration de politiques liées aux changements climatiques, au Protocole de Kyoto ou à d'autres démarches alternatives ayant pour but de limiter les changements climatiques », affirment les deux scientifiques. Parker ajoute : « Il devrait également être utile à ceux qui s'intéressent aux gains en accroissement forestier ou en production de bois qui pourraient être obtenus grâce à un aménagement forestier à intensité accru ».

 

Les deux chercheurs affirment qu'il va falloir travailler davantage pour mieux comprendre le cycle du carbone dans les forêts et comment les activités humaines affectent le stockage et l'émission du carbone. « Notre travail constitue un pas important en avant pour les efforts de l'Ontario en matière de restriction des changements climatiques, mais nos estimations sont plutôt approximatives et sont fondées sur des hypothèses simplifiées concernant la productivité des forêts », affirme Colombo.

 

Il travaille présentement avec deux autres chercheurs de l'IRFO, Jiaxin Chen et Michael Ter-Mikaelian, pour prédire comment le carbone forestier peut changer en fonction du processus provincial de planification de la gestion forestière.

 

Pour plus d'information à ce sujet, veuillez communiquer avec Steve Colombo au (807) 343-4020 ou au steve.colombo@ontario.ca, ou encore Bill Parker au (705) 946-7424 ou au bill.parker@ontario.ca. Pour obtenir une copie du rapport The Effects of Forest Management on Carbon Storage in Ontario's Forests (en anglais; rapport de recherche sur les changements climatiques no CCRR-03), téléphonez au (705) 946-2981, poste 271, ou écrivez au information.ofri@ontario.ca

 

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Des outils pour aider à estimer le degré de pourriture dans des arbres vivants

 

Pour évaluer le volume de bois exploitable aujourd'hui et demain, il est important de connaître le degré de pourriture dans des arbres vivants (ce qu'on appelle communément quantité de bois de rebut ou coefficient de réfaction). Les tableaux de réfaction de l'Ontario ont été élaborés avant les années 1960. Ils sont donc lacunaires, particulièrement en ce qui concerne les plantations, les peuplements surannés et les forêts mixtes. Lorsque le personnel du Programme de la croissance et du rendement des forêts (MRN) essayait de trouver un moyen d'un bon rapport coût-efficacité pour combler les lacunes, Sylvia Greifenhagen, spécialiste en pathologie forestière au sein de l'IRFO, est intervenue.

 

« La pourriture du bois est causée par des champignons qui dégradent et métabolisent les parois cellulaires, ce qui affaiblit la force structurale du bois, dit Sylvia Greifenhagen. Parce que la pourriture se développe à l'intérieur de l'arbre, ne touchant souvent que le cœur, il est parfois impossible, en examinant l'extérieur d'un arbre, de voir s'il est pourri ou, s'il l'est, de déterminer son degré de pourriture. Cette étude nous a permis d'estimer le degré de pourriture interne au moyen de nouveaux outils électroniques, que nous avons mis à l'essai grâce au soutien financier de la Fondation canadienne pour l'innovation et à la collaboration des sociétés St. Mary's Paper et Domtar. Les outils sont des perceuses dont la mèche est munie d'une sonde. Les essais ont porté sur l'érable à sucre et le tremble. »

 

Quels résultats les outils ont-ils donnés ? « Un était plus rapide, mais l'autre fonctionnait mieux pour les feuillus, dit Sylvia Greifenhagen. Mieux vaut donc connaître l'usage que l'on veut faire de l'outil avant de faire son choix parmi ceux qui existent, souligne-t-elle. Les deux outils étaient assez précis en comparaison de la méthode qui consiste à examiner visuellement la pourriture à l'extrémité des billes. Leur principal avantage est qu'on peut les utiliser sur des arbres vivants, au lieu d'avoir à abattre et à sectionner les arbres. Les forestiers urbains les emploient souvent pour découvrir des arbres dangereux.

 

« Comme toute autre technologie, les outils de détection de la pourriture du bois évoluent rapidement, et il y en a déjà de meilleurs que ceux que nous avons mis à l'essai, observe Sylvia. Grâce à ces nouveaux outils, nous sommes un peu plus près d'améliorer les estimations de la carie du bois pour les différentes sortes de forêts et de peuplements qui existent en Ontario. »

 

Pour en savoir plus sur l'étude de comparaison des outils de détection de la pourriture du bois, on peut communiquer avec Sylvia Greifenhagen, au (705) 946-7411. Pour obtenir un exemplaire de l'étude intitulée Estimating Decay in Living Trees: An Assessment of Two Decay Detection Instruments (document de recherche forestière no 153), on peut composer le (705) 946-2981, poste 271, ou envoyer un courriel à information.ofri@ontario.ca.

 

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