Sols glaciaires et disparition des arbres : un désastre potentiel

Bill Parker, chercheur scientifique à l'Institut de recherche forestière de l'Ontario (IRFO) du ministère des Richesses naturelles (MRN), à Sault Ste. Marie, a consacré une dizaine d'années à l'étude des zones de sables éoliens, dont il raconte l'histoire ainsi :

 

« Les nombreux Européens qui se sont établis dans le sud de l'Ontario au début du XIXe siècle se sont affairés à abattre les forêts pour récolter du bois d'œuvre et établir des cultures, explique-t-il. En plus d'utiliser le bois pour bâtir leurs propres constructions, ils l’expédiaient en Angleterre. Les immenses pins blancs de l'Ontario, par exemple, servaient à construire les mâts et autres parties des navires. Les colons ont également brûlé une bonne partie des forêts pour défricher rapidement et facilement des terres en vue de les cultiver. »

 

Vers 1880, entre 75 et 80 pour cent des forêts du sud de l’Ontario avaient été défrichées en faveur de l’exploitation agricole et de l’urbanisation. Toutefois, dans les secteurs ou les glaciers avaient déposé beaucoup de sable et de gravier, la disparition des arbres a entraîné une catastrophe écologique.

 

« Une fois les arbres brûlés ou coupés et la terre labourée, la fine couche arable s’est rapidement érodée et envolée, poursuit M. Parker. Tout ce qui restait, c’était le sable et le gravier infertiles. On a abandonné les fermes. Les terres fragiles qui portaient autrefois de belles forêts diversifiées avaient été transformées en terres incultes dénudées, d’une superficie pouvant atteindre 300 hectares. »

 

De nombreux agriculteurs ont dû abandonner leurs terres et leurs rêves
De nombreux agriculteurs ont dû abandonner leurs terres et leurs rêves.


 

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