Personne-ressource : Bill Parker
Lors de l’exploitation des forêts en Ontario, les entreprises doivent émuler les tendances des perturbations naturelles. En d’autres termes, ce qu’elles laissent derrière elles pour les arbres sur pied et les arbres tombés à la suite des coupes doit imiter aussi précisément que possible ce que laisserait un feu derrière lui. Émuler une perturbation naturelle aide l’écosystème à fonctionner aussi naturellement que possible, y compris par la production de la génération suivante d’arbres par une régénération naturelle (lorsque les arbres poussent et croissent d’eux-mêmes, plutôt que d’être plantés). Mais les lignes directrices provinciales pour l’émulation de perturbations naturelles provoquent-elles réellement les meilleures conditions de croissance pour la génération suivante d’arbres?
Comme la lumière du soleil est un facteur clé du succès de la régénération naturelle, les chercheurs évaluent actuellement si les lignes directrices provinciales offrent une structure de peuplement qui permet à la quantité correcte de lumière du soleil d’atteindre le sol forestier. Ils ont analysé des photographies du couvert de forêts recueillies sur des sites brulés au nord-ouest de l’Ontario afin d’évaluer les niveaux de lumière du sous-bois et de les relier aux données sur la structure du peuplement afin de développer des équations visant à estimer le potentiel de régénération naturelle. Ils vont effectuer le même travail sur des zones récemment exploitées afin de déterminer quels motifs de structure de peuplement permettent la quantité de lumière correcte pour la régénération d’espèces boréales importantes d’arbres.
Les résultats de ce travail aideront à affiner les directives concernant les arbres à laisser sur place après l’exploitation et à accroître les possibilités de réussite de la régénération naturelle dans la forêt boréale.